Ourouër

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Présentation

Ourouër est un village situé à 14 km au nord-est de Nevers, la plus grande ville des environs. Ses habitants sont appelés les Ourouërois et les Ourouëroises.

Entouré par les communes de Saint Sulpice, Nolay et Montigny aux Amognes, Ourouër est situé à 265 mètres d'altitude et est arrosé par le ruisseau d'Ourouër et celui des Meures. Le village s'étend presqu'entièrement autour de la voie de grande communication reliant Guérigny à Cercy la Tour au début du 20ème siècle.

La commune s'étend sur 21,8 km² et compte 333 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2014, soit une densité de 15,3 habitants par km².

Exclusivement rural, Ourouër a souffert des débuts de l'industrialisation au XIXe siècle, tout en profitant de l'activité des villes voisines telles que Guérigny et sa forge royale par exemple..

Les principales activités économiques actuelles sont : les céréales, les bovins, la fabrication de fromage, l'élevage de chevaux et l'artisanat d'art.

Depuis le 1er janvier 2017, la commune d'Ourouër est une commune déléguée de la nouvelle commune de Vaux d'Amognes suite à sa fusion avec la commune de Balleray.

Population

Évolution de la population selon l'INSEE
Évolution de la population par l'INSEE

En 1906, outre le Bourg (139 habitants pour 41 familles et 7 maisons inhabitées) le recensement mentionne 10 hameaux :

Plan ancien d'Ourouër (avant 1912) selon Massé
  1. Nyon  : 97 habitants, 29 familles et 9 maisons inhabitées
  2. Cognan : 53 habitants, 21 familles et 5 maisons inhabitées
  3. Apiry : 40 habitants, 12 familles et 3 maisons inhabitées
  4. Les Passy : 39 habitants, 16 familles et 1 maison inhabitée
  5. Les Fossés : 30 habitants, 11 familles et 3 maisons inhabitées
  6. Les Carjots  :15 habitants, 5 familles et 2 maisons inhabitées
  7. La Valoge  : 7 habitants, 2 familles
  8. Chassy  : 15 habitants, 2 familles
  9. Les Meures  : 12 habitants, 1 famille
  10. La Place  : 6 habitants, 1 famille.

Les hameaux des Maillis et des Rapins n'existent plus actuellement. Les Rapins était pourtant jusqu'au début du XIXème siècle un village assez important (sorte de communauté familiale) dont on retrouve trace des habitants dans plusieurs actes qui se rapportent à la famille Rapin.

Histoire

Le nom du village vient du latin Oratorium (lieu de culte privé). Ce site est habité depuis l'époque gallo-romaine, il est édifié sur une colline peu élevée dominant la vallée.

C'est l'édification du Prieuré, rattaché à la Charité sur Loire, qui est à l'origine de la paroisse de Saint Martin d'Ourouër. En 1263, dans le registre de l'Évêché de Nevers, le site est mentionné sous le nom d' Orathorium qui devint ensuite Oratorium en 1287, Saint Martin d'Orour en 1438, Oratorium in Admogniis en 1478, Oroer en 1498, La Motte d'Orouer au XVIème, Ouroue en 1650, Hourouer en 1661, Ouroy en 1724. [1]

Sous l'Ancien Régime, existent à Ourouër plusieurs fiefs :

  • un fief vassal de Frasnay les Chanoines sous le nom de seigneurie de la Motte d'Ourouër (familles de Garroble et de Veaulce) ; les seigneurs d'Ourouër ont eux-mêmes de nombreux vassaux dont les seigneurs de Villemenant [not 1].
  • le fief de Nyon,
  • le fief d'Apiry,
  • le fief de Chassy,
  • le fief de Cognan,
  • le fief desMeures.

En 1430, Imbert de la Platière était qualifié de seigneur d'Ourouër et la terre d'Ourouër reste dans la famille jusqu'au XVIème siècle. Elle change ensuite de propriétaire à plusieurs reprises jusqu'à la Révolution, et le château féodal qui devait exister a complètement disparu, sans aucun vestige qui permette de le localiser avec certitude aujourd'hui.

Ourouër et ses habitants d'alors, seront les victimes de la querelle entre Armagnacs et Bourguignons durant la guerre de Cent Ans. Des fouilles au hameau des Fossés et dans la vigne des Meures ont fait apparaître des squelettes et des armes qui témoignent de combats importants livrés sur la paroisse au commencement du XVème siècle.

A peine un siècle plus tard, un nouveau tribut guerrier est payé par Ourouër au cours des guerres de religion . Ainsi, en 1568, les hameaux de Chassy etCognan seront incendiés par les lansquenets protestants. Ce n'est qu'après la proclamation de l'Édit de Nantes, sous Henri IV que la vie recommence à se dérouler de façon à peu près normale et avec un minimum de sécurité.

L'enseignement

Pendant la Révolution et malgré plusieurs demandes, Ourouër n'a pas d'école et la dizaine d'enfants de la commune sont obligés de fréquenter les établissements des villages avoisinants. Ce ne sera qu'un peu avant 1834 que cette injustice sera réparée, si bien que 22 garçons et 17 filles sont instruits à l'école communale ; mais, en été, 4 enfants de chaque sexe sont toujours assidus, les autres étant occupés aux champs. En 1844, l'instituteur est installé dans une maison particulière, louée par la municipalité et il faut attendre 1852 pour qu'une nouvelle école mixte soit construite au lieu-dit l'Ouche Jambot en même temps qu'une mairie, le long du chemin menant d'Ourouër à Balleray et que le maître y loge, à partir du 1er mai.

Par contre, il est étonnant de constater que le conseil municipal décide de remplacer en 1855 l'instituteur laïc en place par 2 religieuses de la congrégation de la Providence (rétribuées 600 francs par an) pour enseigner. En 1865, le jardin de l'école est même clos pour leur être réservé. En 1884, cette école devient école de filles, alors qu'est édifiée une école de garçons, qui elle sera tenue par un instituteur laïc. Ce n'est qu'au début du XXème siècle que l'école de filles retrouvera un enseignement laïc.

Activités agricoles

  • En 1803, (selon l'annuaire de Gillet) la répartition des terres de la commune se présente ainsi :
1800 arpents [not 2] de bois particuliers,
158 arpents de bois nationaux,
1792 arpents de terres cultivables,
124 arpents de près,
27 arpents de vignes.
  • En 1909, les cultures principales se répartissent en :
4,25 ha de légumes secs,
230 ha de blé,
180 ha de seigle,
95 ha d'avoine,
50 ha de betteraves,
20 ha d'orge,
17,5 ha de pommes de terre.

Sources

  • Paul de Haut, Augustin Vagne et Etienne Vassière, La voix des Amognes,[2]
  • Transcription: Françoise Braun, avril 2021
  • Publication Praynal (discussion) 26 avril 2021 à 17:29 (CEST)

Notes et références

Notes

  1. près de Guérigny
  2. un arpent = une perche carrée de 22 pieds = 0,5107 ares.

References

  1. Georges de Soultrait, dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865
  2. http://beninois.free.fr/index.php?cat=ourouer