Balleray

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Présentation

Balleray est un village situé à 17 km au nord-est de Nevers. Les agglomérations les plus proches sont Ourouër (3 km), Saint Martin d'Heuille (6 km) et Guérigny (7 km). En 2018, il compte 218 habitants appelés les Balleréennes et Balleréens.

Le point le plus haut de la commune culmine à 375 mètres d'altitude. Le point le plus bas est à 208 mètres. Sur une superficie de 1610 ha, la forêt domaniale en couvre 144 et, sauf du côté d'Ourouër, la commune est entièrement entourée de bois : au Nord, les bois de Rouen; au Nord-Ouest et à l'Ouest, les bois de La Régie; au Sud-Ouest, le massif des Baulons et au Sud-Est, le bois de Nyon.

Balleray est arrosé par l'Heuille, le ruisseau d'Arriaux et le ruisseau des Fontaines distant de 3 km au nord-ouest d'Ourouër. Outre le bourg, le village compte actuellement 8 hameaux et lieux-dits : Arriault, Baugy, Champaudon, Lupy, Le Petit Arriault, Sauvage, La Forêt Ronde, Les Fontaines.

Depuis le 1er janvier 2017, la commune de Balleray est une commune déléguée de la nouvelle commune de Vaux d'Amognes suite à sa fusion avec la commune d'Ourouër.

L'église Saint-Blaise, datant du XIIe siècle, est le seul monument historique classé du village de Balleray (à l'exception de son clocher plus récent, car reconstruit suite à son effondrement). Ce classement date de l'arrêté du 18 août 1931. Devant l'entrée, on peut voir une croix de Saint-Hubert et une pierre des morts gravée d'une grande croix.

Cinq lavoirs et deux moulins ont été recensés dans le bourg et ses hameaux. Un puits se situe chemin du Haut du Bourg.

Au hameau de Lupy, se trouve un château dont la tour attenante à une grange ancienne a été rénovée en 2019.

Histoire

Plan ancien non daté

Le nom de la commune dériverait du nom d’homme gaulois Balaros associé au suffixe gallo-romain -acum. [1]

La première mention connue du nom de la commune date de 1287 : Capella Ballere de l’évêché de Nevers. [2]. Alfred Massé évoque ensuite "cura ballereto" et "Bailleray" en 1566. [3].

Dès la plus haute Antiquité, quelques familles s'étaient déjà établies en ce lieu désigné sous le nom de La Chapelle ; plus tard, son nom évolua pour ne pas la confondre avec la multiplication des chapelles sur le territoire.

Balleray était une terre appartenant aux chanoines de Nevers. L'évêque Roclenus avait fait don de ce fief au chapitre de la cathédrale en 988 et les curés de ce lieu étaient à la nomination de ce chapitre .

L'ensemble des hameaux appartenaient aux chanoines de l'église de Saint-Cyr à Nevers, sauf Arriault et Lupy, qui dépendaient du fief de Champaudon et donc de la châtellenie de Montenoison et Sauvage qui était la propriété de la comtesse de Béthune au XVIIIe, mais auparavant, en 1395, pour moitié à Marguerite de Boisjardin (veuve de Jean de Varennes).

Le premier registre paroissial de la commune remonte à 1680.

Au XIVème siècle, est mentionné un moulin à farine au hameau de Champaudon ; on devait y amener son grain les dimanche entre l'Ascension et la Pentecôte.

Au hameau de Sauvage, utilisant la force et l'eau du ruisseau d'Arriot, s'était édifié un fourneau produisant de la fonte. Il fut exploité à partir de 1616 par Jean Bouziat et employa jusqu'à 10 ouvriers.

En 1893, le conseil municipal est dissous par décret en conseil des ministres car composé de deux fractions opposées et numériquement égales, rendant les affaires ingérables. [4]

Article de journal

En 1905, dans le hameau d’Arriot, une croix en fer forgé et en pierre, dite croix de Saint-Hubert, est renversée par des inconnus.[5]

Début juillet 1944, deux des principaux maquis FTPF, ceux de la Forêt de Donzy et de Balleray (maquis Arriault), furent attaqués par les soldats allemands de la Wehrmacht. La commune de Balleray était une des zones de parachutage de l’aide anglo-américaine aux résistants. Le 5 juillet 1944, en représailles, après une journée d’accrochage avec la Résistance, les Allemands incendient plusieurs maisons du village : 1 femme brûlée vive et 5 civils exécutés. Bilan : 6 civils tués , 2 blessés pour la résistance et 8 tués pour l’armée allemande.

L'école

En 1832, Balleray ne possède pas d'école. Les 30 à 40 enfants du village doivent se rendre soit à St-Martin d'Heuille, soit à Ourouër pour bénéficier de l'enseignement public.

Photo site de la commune de Vaux d'Amognes

En 1838 - 39, la commune ouvre une école mixte élémentaire faisant également office de mairie, dans un bâtiment loué.

L'établissement est fréquenté par 25 garçons et 11 filles, dirigés par un instituteur rétribué 200 francs par an auxquels s'ajoutent 240 francs par an sous forme de "rétribution scolaire" payée par les parents. C'est seulement en 1852 qu'il est décidé de construire une école sur la chaume des Fontaines, mais son ouverture ne sera effective qu'en 1874, et elle sera agrandie en 1882, avec notamment la création d'un double préau.

Carte postale de la mairie et de l'école au début du 20ème siècle dans la banque de cartes postales GenNièvre.[6]

Démographie

Evolution de la population selon l'INSEE

Selon le recensement de 1906, le nombre d'habitants de Balleray, qui compte 98 maisons, s'élève à 236 individus.

La commune compte un instituteur, un garde champêtre, un garde forestier, deux gardes particuliers et deux cantonniers. Il y a quatre commerçants : 3 aubergistes et 1 épicière. Les artisans sont plus nombreux : 5 meuniers, 4 maréchaux-ferrants, 3 maçons (dont un entrepreneur en maçonnerie), 2 charrons, 1 scieur de long, 1 vigneron, 1 couturière et 1 matelassier. La profession la plus représentée est celle de journalier agricole (17 individus), à égalité avec les domestiques (17, dont 16 domestiques de ferme), suivie par les fermiers (13), les propriétaires-exploitants (11) et les ouvriers agricoles (10). La commune compte également 2 ouvriers employés aux forges de Guérigny. Au total, on relève à Balleray 21 professions différentes. On n’y trouve ni curé ni notaire ni médecin ni sage-femme. Il n’y a aucun étranger dans la commune.

Sources

Notes et références

Notes


References

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud, 1989
  2. Georges de Soultrait, Dictionnaire topographique du département de la Nièvre, 1865
  3. Alfred Massé, Canton de Pougues - monographies nivernaises, Ropiteau Editeur, 1912
  4. Le petit Journal 27/01/1893 Gallica https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k612683r/f2.image.r=
  5. La Croix 19 mars 1905 Gallica - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2560970/f2.item.r=
  6. https://cp.gennievre.net/picture.php?/5013/category/22