Nyon

De Wiki58

Le village de Nyon est situé à deux km et demi au nord d'Ourouër. Il est placé au pied de la colline de Nyon, autrefois couverte de bois et de vignes et était alimenté par une fontaine et plusieurs puits.

Vue générale du lieu-dit

Le village est cité en 1287, époque à laquelle Petit de Nyon et Jean de Nyon devaient chacun onze sols cinq deniers de cens à l'évêché de Nevers. Un Jean de Nyon vivait encore en 1458. Parmi les plus anciennes familles, il faut citer celle des Moussy qui fut affranchie en 1467, celle des Lagrue, des Joly et des Dufour. Quand M. de Pergues devint seigneur de Nyon, vers 1620, il amena de la Thiérarche, son pays, plusieurs domestiques qui se fixèrent à Nyon et y firent souche.

D'après un acte du 11 septembre 1467, les habitants de Nyon étaient encore alors serfs et de serve condition. C'est à cette époque qu'ils obtinrent de Charles Ier, comte de Nevers, la permission de prendre du bois et de conduire leurs bêtes dans les bois de Mauboux, sous la charge annuelle de deux deniers de cens. Ils avaient les mêmes droits d'usage dans les bois d'Ourouër.

En 1598, Louis d' Ancienville, seigneur des Bordes, ayant acquis la moitié de ces droits dans les bois de Mauboux, ne leur permit plus l'usage dans sa portion. Il leur était également défendu de mener plus de treize porcs à la glandée dans les bois de Mauboux. En 1588, Valentin Corcellat, Jean Michel et Jean Milon eurent leurs bêtes saisies pour n'avoir pas respecté cette interdiction.

Au recensement de 1906, on dénombrait 38 maisons, dont 9 inhabitées, soit 29 familles pour 94 habitants.

Le château du XVIIème siècle, niché au creux d'un vallon, a subi quelques modifications au XVIIIème siècle mais est bien conservé. Un beau jardin et un parc aux arbres séculaires l'entourent.

Au carrefour de la D104 et de la D176, se trouve un lavoir.

Sources

  • Xx Carré, instituteur à Ourouër. [1]
  • Transcription: Françoise Braun, avril 2021
  • Publication Praynal (discussion) 26 avril 2021 à 10:02 (CEST)

Notes et références

Notes


References

  1. Mémoire de la Société Académique du Nivernais, tome VII, 1898