Nyon seigneurs

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1. Au milieu du XVIème siècle , la seigneurie de Nyon, en la paroisse de Saint Martin d'Ourouër, appartenait à Louis Olivier, receveur général des aides et tailles du Nivernais, fils de Joachim, seigneur du Chollet, et de Jeanne Perreau. Il est alors dit seigneur des Meures, Nyon, Les Fossés, Saint Lay, Arreaux, Surpalis, Chitry les Mines. Il épousa Marie de Lucenay puis Marie de Lamoignon. Il agrandit sa seigneurie de Nyon par l'acquisition du domaine Dourneau, aujourd'hui domaine de Nyon, et ses dépendances, moyennant 540 livres, 30 boisseaux de blé et quatre aunes de drap et par celle des biens des héritiers de Pierre Moussy , ancien curé d'Ourouër, le 15 septembre 1573, moyennant 600 livres.

2. Après la mort de ses parents, Antoine Olivier, seigneur de Surpalis reçoit le fief de Nyon. En 1590, les fabriciens de l'église Saint Pierre de Nevers lui cédèrent divers héritages que cette église possédait à Nyon.

3. François de Blanchefort devint seigneur de Nyon par son mariage avec Étiennette Olivier, fille du précédent. Le 20 juin 1620, il céda Nyon à Alexandre de Pergues.

4. Le 14 avril 1622, Alexandre de Pergues fit hommage pour Nyon. Le 3 juin 1634, il acquit divers héritages tenus à bordelage et sis à Nyon. le 15 février 1642, Alexandre de Pergues et son épouse Louise de Juisard, demeurant alors à Gigny, vendirent à Jean Sallonnyer et à dame Marie Gascoing son épouse la terre, justice et seigneurie de Nyon consistant en toute justice, haute, moyenne et basse, cens, rentes, bordelages, maison seigneuriale etc... plus les droits d'usage des bois de Mauboux, Paras, Nauboy et le Bois Dieu. Très impotent au moment de la vente de Nyon, Alexandre de Pergues mourut, l'année suivante, au château de Meauce, chez son gendre Edme de Roffignac.

5. Jean Sallonnyer, seigneur de Nyon et de Soultrait, était avocat au bailliage de Nevers et y demeurait dans la maison de ses ancêtres, rue de la Parcheminerie. Il avait épousé Marie Gascoing. Il fit hommage le 30 avril 1642 à Guillaume Gascoing, seigneur d' Apiry, pour certaines terres dépendant de la justice d'Apiry et le 27 juin 1643 au duc de Nevers pour la seigneurie de Nyon. Le 15 décembre 1675, un long procès s'engagea entre les époux Sallonnyer d'une part et la famille Brisson d'autre part au sujet de divers engagements non tenus par le dit Sallonnyer et son épouse. Ce procès dura quatre ans et se termina par la saisie de la seigneurie de Nyon qui fut mise en vente et adjugée, le 2 décembre 1679, moyennant 5600 livres, à Claude Goussot, procureur au bailliage de Nevers. Celui ci déclare aussitôt qu'il a agi pour et au nom de Pierre Sallonyer, avocat à la Cour, fils de Jean. Jean Sallonnyer décéda vers 1694.

6. Pierre Sallonnyer, né le 23 décembre 1649, épousa le 20 avril 1678 Jeanne Marie du Feuilloux. Il fut échevin de Nevers en 1692-1693. En 1698, il soutint un long procès contre l'abbé Caziot, curé d'Ourouër, qui voulait astreindre à la dîme de vin les habitants de Nyon. Ceux-ci refusaient de payer une dîme que l'on ne leur avait jamais réclamée et qu'ils ne devaient d'autant moins à cette époque que leurs vignes étaient plantées depuis plus de deux cents ans. Pierre Sallonnyer prit la défense des habitants qui obtinrent gain de cause pour leurs vignes, mais lui-même dut payer, pour son clos, une dîme de 7 livres 10 sols que ses successeurs firent remplacer par sept quarts de vin de première goutte. Il testa le 13 juin 1710, mourut le 13 septembre 1714 et fut inhumé en l'église Saint Jean de Nevers.

Armoiries de la famille Sallonyer

7. Son fils Jean Marie Sallonnyer, seigneur de Nyon et avocat, donna le 28 novembre 1712 à Eustache Pierrot, marteleur au Gué d'Heuillon, la vigne Genot, sise à Nyon et contenant 30 hommes de vigne. Quatre ans après, un long procès s'engagea entre lui et le sieur Deschamps, curé de Balleray, au sujet d'un droit de passage réclamé par le curé pour se rendre dans diverses pièces de terre enclavées dans la seigneurie de Nyon. Le curé perdit. En 1728, le curé d'Ourouër s'étant permis de déplacer son banc au chœur de l'église, il porta plainte contre lui et l'évêque obligea le curé à remettre le banc à sa place proche le banc des chantres. Le 29 juillet 1732, Jean Marie Sallonnyer fit foi-hommage à Philippe Jules François Mancini Mazarini, duc de Nivernais, pour sa terre, fief, justice et seigneurie de Nyon. Il mourut le 8 février 1756 et fut inhumé en l'église Saint Jean de Nevers.

8. Pierre Sallonnyer, fils de Jean Marie et Étiennette Arvillon, né le 9 juin 1712, seigneur de Nyon, Saint Baudière et autres, fit ses études au collège de Nevers puis devint avocat au Parlement. Le 9 février 1745, il épousa à Nevers Antoinette Jeanne Claude Millin. Le 5 mars 1746, il fit hommage au duc de Nevers et, la même année devint seigneur de Balleray à la mort de son beau-père Claude Joseph Millin de Marigny. En 1750, il fut obligé d'abandonner aux habitants de Nyon un droit de passage pour se rendre à Ourouër, le chemin étant impraticable l'hiver. L'année suivante, à la suite des plaintes qu'il avait portées contre les habitants de Nolay qui lui volaient son bois dans les usages de Mauboux, il prit comme garde Jean Dounon, de Nyon. Le curé de Balleray ayant été surpris, en 1757, chassant sur les terres de Nyon avec un chien couchant, Pierre Sallonnyer lui fit faire un procès. Le curé fut condamné à 200 livres de dommages-intérêts et aux frais. Le seigneur de Nyon fit hommage au duc de Nevers en 1780. Trois ans après, un nouveau procès surgit entre ce seigneur et Guillaume Paillard, curé d'Ourouër au sujet des dîmes de vin du clos de vignes de Nyon. Une transaction mit fin à ce procès, le curé accepta pour la dîme cinq quarts de vin de goutte et non de pressurage. Pierre Sallonnyer mourut à Nyon le 13 fructidor an IV.

9. Son fils Louis Sallonnyer de Nyon devint planteur à Saint Domingue. [not 1] En 1789, il revint en France pour régler, avec ses frères et sœurs, la succession de son père. Par accord fait entre eux, il reçut les biens de Nyon et Balleray et la maison de Nevers. Il mourut à Saint Domingue en 1797.

  • Source : Xx Carré, instituteur à Ourouër. [1]
  • Relevé par Françoise Braun, avril 2021
  • Publication : Praynal (discussion) 26 avril 2021 à 13:48 (CEST)

Notes et références

Notes

  1. Où il épousa Marie Antoinette de la Parre, sœur de la femme de son frère Pierre Louis Sallonnyer de Coulanges, lui même établi à saint Domingue, à la Roche à Bateaux.

References

  1. Mémoire de la Société Académique du Nivernais, tome VII, 1898