Meures

De Wiki58

Le village des Meures, hameau d'Ourouër, est situé à un kilomètre et demi au sud-est du bourg. Il est arrosé par le ruisseau de Cognan qui, après avoir été grossi par celui des Fossés, devient le ruisseau de Meulot. Ce dernier se jette dans la Nièvre au Pont Saint Ours.

Les Meures, jadis les Murtz, les Murs ou les Meurs, était jadis un fief mouvant des seigneurs de Montigny aux Amognes et des comtes de Nevers. L'ancien château n'existe plus et était remplacé, au début du 20ème siècle par une ferme que l'on dit à cette époque être l'une des plus belles des Amognes.

Dans la cour, des traces très visibles de fondations ayant un mètre d'épaisseur aboutissent à une tour ronde placée à gauche du bâtiment. Cette tour est percée d'ouvertures étroites et d'une meurtrière; la porte, à laquelle on accède par quelques marches, est à plein cintre. Le ruisseau de Cognan, qui passe derrière le bâtiment, servait peut être autrefois à alimenter les fossés du château.

Recensement de 1906

Tout près, le village des Fossés se rencontre avec la vigne des Meures où l'on a découvert des squelettes et des armes. Il est établi qu'au début du 15ème siècle les Anglais ravagèrent les Amognes et qu'en 1568 les lansquenets [not 1] protestants brûlèrent les villages voisins de Chassy et Cognan. Il est donc probable que ce lieu n'ait pas échappé aux mêmes ravages.

Le dernier seigneur des Meures fut Louis Marie Rapine de Sainte Marie . On raconte qu'en 1824, il vendit les Meures à M. Marcel Ponceau [not 2] pour payer les frais de son élection de député de la Nièvre.

En 1906, on recense une seule famille [not 3] ainsi que leurs huit domestiques.

Vue de la route (2021)

Depuis 1972, les nouveaux seigneurs des Meures sont les chevaux pur-sang arabe de l'élevage familial des Meures. [not 4] Ces chevaux sont destinés à l'endurance et ont été valorisés par les Haras Nationaux notamment Finift des Meures né en 1990 et mort en 2016, 3 fois top-ten sur 130 km et 200 km et Rimsky des Meures né en 2000. [1]

  • Sources : Xx Carré, instituteur à Ourouër, Mémoires de la Société Académique du Nivernais, tome VIII, 1899 [2]
  • Photo: Catherine Raymond
  • Relevé par Françoise Braun
  • Publication Praynal (discussion) 16 avril 2021 à 10:49 (CEST)

Notes et références

Notes

  1. Les lansquenets étaient des mercenaires, le plus souvent originaires des Etats de langue allemande, opérant du 15e à la fin du 16e siècle. Ils ont servi dans la plupart des armées européennes de l'époque et ont acquis une grande réputation dans la première moitié du 16e siècle pour leur efficacité mais aussi leur brutalité. (Wikipedia)
  2. Maire d' Ourouër de 1823 à 1848. Source Généanet
  3. Le fermier Thomas Bouteau, son épouse Jeanne Levieux et leurs deux enfants Jean Joseph et Irma Aimée
  4. installé maintenant à Poiseux

References