Cercy la Tour

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Présentation

Cercy la Tour est une grosse commune rurale située au carrefour de nombreuses routes et de nombreuses voies d'eau.

Carte Géoportail

Le vieux bourg de Cercy-la-Tour occupe un éperon rocheux à la confluence de trois rivières : l’Alène, l’Aron et la Canne, ces deux rivières rejoignant le canal du Nivernais pour former un magnifique bassin au cœur de la ville.[1]

La municipalité compte beaucoup sur ces paysages et sur le passage de la véloroute aménagée au bord du canal de Decize à Auxerre pour développer l'attrait de commune et le tourisme. La commune comptait 1 755 habitants au 1er janvier 2021.

Histoire

Les plus anciennes traces de civilisations connues à Cercy remontent à la préhistoire. [not 1] L’époque gallo-romaine a laissé également quelques vestiges (voies, gué, pièces de monnaie). Cercy était à cette période l’Oppidum de Cerciacum c’est-à-dire une place forte, que l’on retrouve ensuite au Moyen-Age avec une enceinte longue de 820 mètres dans laquelle s’ouvraient 4 portes :

  • La Porte d’Aron qui se situait en haut de la rue d’Aron, là où aujourd’hui on trouve des escaliers.
  • La Porte de Coulonges qui se dressait à l’opposé, en bas de la rue Pasteur.
  • La Porte de Bourgogne qui avait été construite au carrefour formé par la rue Louis Albert Morlon et la rue des Vignes.
  • La Porte de Paris qui existait au carrefour de la rue de Bourgogne avec la rue Saint Vallier.

La tour de Cercy

Datant du 13e siècle et faite de calcaire cette imposante tour est le donjon de la place forte de Cercy. D’un aspect très imposant, elle mesurait environ 120 mètres à sa circonférence, et, était haute de plus de 20 mètres. On y pénétrait par une porte donnant accès au sommet de la muraille du bourg, et située presque à l’emplacement du passage actuel permettant d’aller sur la plate-forme de cette tour. On pouvait également y accéder par un souterrain partant de la porte d’Aron et aboutissant dans une salle de garde, au cœur de la grosse tour. L’entrée de ce passage est encore visible aujourd’hui dans les escaliers de la rue d’Aron.

Mal entretenue, elle constitue un danger permanent à l’époque de la Révolution. La crainte des éboulements incite ses occupants à quitter les lieux. Elle sert alors de carrière aux habitants de la région jusqu’en 1795, avant de disparaître.

Cette tour fut détruite par le temps, puis par les hommes. Son emplacement entre par héritage dans le patrimoine du marquis de Pomereu, qui en entreprend, en 1883, la reconstruction. Des voisins empiètent sur la terre pour bâtir plus aisément leurs maisons, il est impossible de remonter les murs sur l’emplacement exact des anciennes fondations. L’ensemble donne cependant une idée des dimensions de la tour. Il ne fut pas possible de remonter les murs exactement sur les fondations anciennes car les voisins avaient ’’grignoté’’ le tertre pour bâtir plus aisément leur maison mais l’ensemble donne une idée de la dimension assez exceptionnelle de cette grosse tour.

Grâce à M. le chanoine Maldent, curé de Cercy-la-Tour de 1925 à 1966, la tour est devenue propriété du Diocèse de Nevers. En 1958, le chanoine y fit ériger une statue monumentale de la Vierge Marie : Notre-Dame du Nivernais « destinée à être officiellement le monument commémoratif diocésain du centenaire des Apparitions de Lourdes ». Cette statue, haute de 5 mètres et d’un poids de 9 tonnes, est l’œuvre de M. Poutriquet, sculpteur de Paris, aidé par M. Tuduri, sculpteur décorateur, et M. Fouché, sculpteur tailleur de pierre ; elle est faite de béton armé qui s’est malheureusement détérioré avec le temps… Elle a donc été remplacée en 2008 par une statue de pierre sculptée par Joël Dasvin, de Chaulgnes. Cette statue a été bénie solennellement le 15 août 2008, en la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, par Monseigneur Francis Deniau, évêque de Nevers.

Sources

Notes et références

Notes

  1. Période du Paléolithique, (-250 000 ans, silex taillé trouvé à Champlevois) puis du Néolithique (-6 000 à -4 000 ans, silex taillé découvert dans le bourg).

References