Saint Aubin des Forges géographie physique

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Situation

La commune de Saint-Aubin-les-Forges est située dans une arrière vallée de la Loire, un peu à l’ouest du premier degré de longitude est, et au nord du quatrième degré de latitude septentrionale. Elle est bornée au nord par les communes de Murlin et de Beaumont la Ferrière, à l’ouest par Raveau et Chaulgnes, au sud par Parigny les Vaux et Guérigny et à l’est par Poiseux. Ses limites sont toutes de convention sauf au sud, où le ruisseau de Baverolles la sépare de Parigny les Vaux et où un bras de la Nièvre marque la limite de Guérigny.

Elle fait partie du département de la Nièvre, de l’arrondissement de Cosne sur Loire, dont elle forme l’extrême pointe méridionale et du canton de La Charité sur Loire, Saint-Aubin, son chef-lieu est à 20 km de Nevers, à 40 km de Cosne sur Loire, à 10 km de La Charité sur Loire, il est à 240 km de Paris, à 64 km de Bourges, point central de la France et à 310 km en ligne droite du point le plus rapproché de la frontière d’Allemagne.

Superficie

La superficie de la commune de Saint-Aubin est de 2.625 ha, soit 80.000 boisselées (ancienne mesure locale). Comparé sous ce rapport aux 14 communes du canton , elle occupe le 4ème rang. Sa forme est celle d’un trapèze isocèle irrégulier dont la grande base longerait le territoire de Poiseux et la petite celui de Raveau. Sa plus grande longueur des Roses à la Rioterie est de 7 km ½ ; sa plus grande largeur, des Brûlées aux Comtes de 6 km. Son périmètre approximatif est de 25 km, bien moindre par conséquent, que celui de la ville de Paris.

Description physique

Situé dans la vallée de la Nièvre et dans la partie la moins accidentée du département, la commune de Saint-Aubin ne présente aucune élévation considérable ; le plus élevé de ses coteaux, celui qui domine le hameau de Frasnay n’atteint que 70 m au-dessus du niveau le plus inférieur de la Nièvre (rivière). Ses hauteurs qui servent de limites aux bassins de la Nièvre (rivière) et de ses affluents, sont des coteaux à larges bases, sortes de plateaux, généralement boisés, en pente très douce, se reliant tous à deux massifs principaux entre lesquels coule la Nièvre.

Au point de vue géologique, le sol de la commune appartient aux divers groupes du terrain jurassique ; l’argile et le calcaire s’y trouvent mélangés en proportion convenable et le sol sauf de rares exceptions est partout argilo-calcaire. Ce dernier élément domine et forme dans le sous-sol des amas considérables de pierre à bâtir. Les ammonites, les térébratules, sont les seules coquilles fossiles qu’on y rencontre et encore sont-elles assez rares. Les couches inférieures sont formées d’une colithe à gros grains impropres aux constructions. Là où le calcaire fait défaut, on y rencontre des amas de sable rouge très compacte et quelque traces d’argile réfractaire.

Le creux des vallons formé d’alluvions porte de riches prairies qui seraient meilleures encore si la nature argileuse du sol et le manque de pente permettaient un facile écoulement des eaux.

Le territoire de la commune est bien arrosé : du nord au sud coule la Nièvre, rivière importante qui donne son nom au département et qui dans son parcours à travers la commune se grossit du ruisseau de Choulot, de celui de la Douée et de celui de Baverolles.

Des sources nombreuses alimentent ces ruisseaux et sont heureusement disséminés pour les besoins de la population. Celles-ci gagnent au voisinage des grandes forêts une eau très pure et un débit très régulier.

Richesses minérales

En dehors des pierres à bâtir, le sol n’offre plus aujourd’hui une seule carrière exploitée ; mais il a fourni autrefois du minerai de fer qui est bien loin d’être épuisé, de l’argile réfractaire et du sablon.

Productions végétales

L’essence dominante des forêts est le charme ; puis viennent le chêne, le hêtre, le tremble et les divers fruitiers sauvages ; dans les champs de mauvaises herbes les plus communes sont : le coquelicot, le chardon, l’arrête-bœuf, la moutarde et dans tous les terrains nouvellement défrichés, une variété de framboisiers rebelle à tous les moyens de destruction.

Hydrographie

Sortie des environs de Champlemy, la rivière qui donne son nom au département, entre sur le territoire de Saint-Aubin après avoir baigné ceux de Champlemy, Châteauneuf Val de Bargis, Dompierre sur Nièvre, La Celle sur Nièvre, Beaumont la Ferrière. Sa largeur moyenne est de 7 ou 8 m. Sa longueur sur le territoire de Saint-Aubin est de 7,9 km et sa longueur générale de 40 km environ.

Là où son cours n’a pas été rectifié, elle est capricieuse et forme de nombreux méandres ; son débit est assez uniforme ; elle n’est pas sujette à des crues fréquentes et rapides ; son cours, dont la pente est de 0,003 par mètre, est plutôt rapide que lent, mais pas assez pour empêcher le limon que l’eau entraîne, de tomber rapidement à fond et de troubler la transparence et la limpidité de l’eau.

Le fond recouvert d’une couche épaisse de ce limon riche en humus, produit une abondante végétation de joncs et de nénuphars ; la rivière serait pour cette cause assez favorable à la multiplication du poisson si une pêche active et sans relâche n’y apportait obstacle. Actuellement, le poisson, autrefois abondant, s’y fait rare et l’écrevisse a complètement disparu.

La Nièvre arrose dans son parcours à travers la commune : le Gué de la Chaise, La Roche, Vingeux, le Bocart, Chamilly et Forgebas ; elle continue ensuite son cours sur les communes de Guérigny, Urzy, Coulanges les Nevers où elle se jette dans la Loire. Elle reçoit sur la commune de Saint-Aubin le ruisseau de Choulot, celui de la Douée et celui de Baverolles.

Le ruisseau de Choulot

Prend sa source dans les bois de Sauvage sur la commune de Beaumont la Ferrière, arrose Choulot où il fait mouvoir le moulin, passe aux Roses, à la Forêt et se jette dans la Nièvre au-dessus de la Roche.

La source du ruisseau de la Douée

Est une curiosité naturelle des plus intéressantes ; située au fond d’une gorge profonde et sauvage, elle sort du sol sous un amas de roches calcaires et le volume de ses eaux est si considérable qu’il fait immédiatement tourner un moulin. Ce ruisseau arrose Forge-Neuve, La Douée et se jette dans la Nièvre après 8 km de cours, au lieu-dit Les Fontaines.

Le ruisseau de Baverolles

Prend sa source à la Fontaine de Valton, arrose Palissonnet et jusqu’à sa jonction avec la Nièvre est limitrophe de Parigny les Vaux et de Saint-Aubin.

Etangs et marais

La commune de Saint-Aubin possédait autrefois de nombreux étangs mais tous aujourd’hui sont desséchés ou livrés à la culture : le réservoir de Vingeux, d’une étendue de 80 ares est le seul qui ait été conservé, quoique amoindri par de nombreuses pièces d’eau qui servaient jadis à l’alimentation des forges répandues dans le pays. Les bords de la Nièvre sont un peu marécageux surtout en amont du réservoir de Vingeux, reste d’un vaste étang desséché dont l’emplacement a conservé le nom de Marais.

Climat, salubrité

Le climat du pays est froid à cause de la vallée de la Nièvre où les vents du nord ont plein accès ; les gelées tardives y sont fortes et fréquentes et ne permettent pas la culture de tous les arbres fruitiers ou celle de la vigne, aucun obstacle naturel ne s’opposent à l’action des vents, ceux-ci soufflent parfois avec une violence extrême, surtout dans la direction du sud-ouest au nord-est ; les pluies sont abondantes, mais le sol de la nature calcaire en éprouve peu d’inconvénients. En raison des immenses forêts qui couvrent le sol de la commune et celui des communes voisines, l’air est très pur et les maladies épidémiques font rarement leur apparition.

Curiosités naturelles

Dans les bois situés à l’ouest de la commune, à 200 m du hameau de la Gagnepinerie, on remarque un récent effondrement du sol ; le terrain supérieur de nature sablonneuse repose sans doute sur une faible couche calcaire, qui, incessamment rongée par des courants rapides et souterrains, a pu céder et s’affaisser çà et là sous le poids qu’elle avait à supporter. Cette opinion est d’autant plus fondée que cet effondrement est situé près de l’importante source de la Douée dont il a été parlé plus haut.

Ce ruisseau de la Douée présente un phénomène non moins remarquable le volume de ses eaux est plus considérable à sa source qu’à son confluent. Des expériences qui ont été faites ont démontré qu’une partie de ses eaux se perdaient en route et formaient des infiltrations qui viennent sortir sous la forme d’une source abondante au lieu dit Les Fontaines, près de la route de Beaumont la Ferrière.

Pierre des Élus

Sur la masse calcaire qui supporte le sol fait saillir en maint endroit sous forme de roche qui entravent les labours. Près du hameau du Gué de la Chaise, l'un de ces rochers abrupt et nu, à près de 10 m de haut : il a reçu le nom de Pierre des Élus en entretient un four à chaux des débris qu'on lui arrache pour en extraire des pierres de taille.

D'autres carrières ont été ouvertes pour le même objet en différents endroits, notamment aux Fontaines et à Chamilly; ces dernières d'une certaine importance appartiennent à l’État et sont situées sur le territoire de Poiseux.

Fontaine de Valton

Sur le côté droit du chemin des Vallées à Villemaigre, au fond d’une excavation que des éboulements fréquents ne tarderont pas à combler apparaît un courant souterrain qui va sortir 200 m plus loin et former la source du ruisseau de Baverolles. Ce ruisseau coule dans une sorte d’aqueduc calcaire dont les parois formées d’une marne fort dure peuvent s’élargir plus loin et donner accès dans quelque vaste caverne ; mais rien jusqu’ici n’a donné de certitude en faveur de cette conjecture.

Source : Extrait des anciennes et nouvelles Archives de la mairie de cette commune par Monsieur NAMY, instituteur le 25 avril 1887. Recopié par François POULIN le 17 février 1888.


--Patrick Raynal 25 juillet 2014 à 20:21 (CEST)