Saint Seine

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Description de Saint-Seine en 1827

Carte de Cassini
  • Commune du canton de Fours, située sur la lisière sud du département de la Nièvre et celui de Saône et Loire, à un myriamètre 5 kilomètres de Fours, 7 myriamètres 5 kilomètres de Nevers. Elle possède une population de 554 habitants, ayant une église et un desservant. Les trois forges, dites le Comte et la Loge, mises en mouvement par la rivière de Cressonne, en font partie.
  • Il ne faut pas confondre cette commune avec le bourg de même nom qui est sur la route de Paris à Dijon, à peu de distance des sources de la Seine.
(Source : Mémoires pour servir à l'histoire du département de la Nièvre par JF Née de la Rochelle – 1827)
Note : 1 myriamètre = 10 kilomètres


Histoire passée et présente

D'or et de gueules de six pièces

Attesté dès l’époque mérovingienne, Saint-Seine, autrefois orthographié Saint-Seigne, était un fief de la baronnie de Ternant, situé sur le versant occidental du Mont d'Azy, culmine à 320 mètres d'altitude. Sur ce site se trouvent des traces de l’époque de l'âge de la pierre polie.

Le nom de la commune est celui du fondateur de l'abbaye du même nom en Côte d' Or.
La commune a pour blason les armes de la famille d'Amboise, dont Louis d'Amboise, évêque d'Autun de 1501 à 1504 portait l'écu posé sur une crosse épiscopale en pal.

Le bourg est typique et bien centré à l'intersection des deux voies principales : celle reliant les deux villes d'eaux voisines (Bourbon-Lancy et Saint Honoré les Bains) et celle reliant Cronat à Ternant.

Saint Seine

La commune s'écarte nettement du Morvan. Elle s'étend dans la vallée de la Cressonne, petit affluent de la La Loire, et appartient déjà à la plaine alluviale de ce fleuve. Son sommet, le Mont d'Azy, ne s'élève que de 100 mètres au-dessus de la plaine. Situé à 750 mètres à l'est du bourg, entre la D3 et la D183, son sommet permet d'admirer un très beau panorama sur la vallée de la La Loire.

Deux circuits de randonnée pédestre, de 4 km au départ du bourg, le circuit du Mont d'Azy et le circuit de la Chapelle, sont destinés aux promeneurs ne disposant que d'un temps réduit. Pour les plus entreprenants, le GR3 traverse également la commune, joignant le GR13, du signal de Mont à Decize sur la La Loire.

Bien que la municipalité améliore le cadre de Saint-Seine, qui devient un village fleuri, la population décroit. Elle passe de 787 habitants en 1891 à 240 en 2012. La création d'un « multiple rural » maintient l'animation du bourg, dont l’activité est essentiellement rurale.

Le hameau de La Loge

L'ancienne forge

La Loge, entre Saint Seine et Ternant, le long de la D3 et de la Cressonne, ne comporte aujourd'hui que quelques maisons. Le site fut occupé à l'époque gallo-romaine. On y découvrit à la fin du 19ème siècle un puits de 8m de profondeur entièrement comblé d'urnes cinéraires et d'objets en bronze, apparemment antérieures à la période gallo-romaine.

Par la suite, un barrage sur la rivière permit d'avoir un étang et un moulin. Un atelier de forge fut installé à une époque indéterminée à proximité d'une source d'eau ferrugineuse et magnésienne. Les forges de la Loge, qui utilisent le minerai local fondu à Vandenesse pour produire des fers communs, figurent au cadastre de 1817. En 1854, Jean Baptiste Parent, maître de forges à la Loge, donnait à bail à la société Campionnet (les Forges de Gueugnon), les bâtiments d'exploitation d'une forge et d'une fonderie, avec dix logements d'ouvriers, le matériel, l'outillage, les stocks de combustible. L'exploitation cessa en 1869.

Ses bâtiments font désormais partie d'une exploitation agricole. Le corps de logis, en forme de U, est couvert d'un toit à quatre pans.

Relevé dans la presse

  • Chute de météore :
    Un météore s'est abattu, il y a quelques jours, sur deux habitations de Saint-Seine, canton de Fours, et a détruit en très peu de temps, malgré tous les secours apportés par les habitants, les maisons et le mobilier du sieur Guillemet, maréchal ferrant.
(Le Petit Journal du 07/09/1865)
  • Accident mortel :
    Dimanche matin, vers dix heures, Jean Beurrier, âgé de dix-sept ans, journalier à Mulnot, commune de Ternant, se rendait chez son camarade Jean-Marie Marion, âgé de seize ans, cultivateur, dont les parents habitent aux Fontaines-Moineaux, commune de Saint-Seine.
    Les deux jeunes gens résolurent d'aller tirer à la cible.
    Marion prit à cet effet un ancien fusil Gras transformé, et sortit. Dans sa joie, Beurrier se mit à gambader, à sauter et tout à coup atteignit avec son pied le bout du canon du fusil, une détonation retentit ; en même temps le malheureux imprudent, atteint à l'aine, poussait un cri... Beurrier fit quelques pas, mais il tomba sans connaissance. Relevé par son camarade et les parents de celui-ci, on le transporta sur un lit et M. le docteur Peyrichout de La Nocle fut appelé en toute hâte ; dès son arrivée, il jugea l'état du blessé désespéré. En effet, Beurrier mourrait vers trois heures de l'après-midi.
    De l'enquête à laquelle la gendarmerie de Fours s'est livrée, il résulterait que le jeune Marion ignorait que son fusil fut chargé.
(Le courrier de la Nièvre du 07/02/1904)
  • Incendie :
    Mardi 4 courant, vers huit heures et demie du soir, un incendie, dont les causes sont inconnues, s'est déclaré au hameau de la Berse, commune de Saint-Seine, dans un corps de bâtiment composé d'une maison d'habitation, d'une grange renfermant 3.000 kilos de foin et 5.000 kilos de paille, d'une écurie et d'un toit à porcs, appartenant à M. Jean Lacombe.
    À ce moment, M. Lacombe était absent de chez lui, mais sa femme, qui s'est aperçue du sinistre, a pu sauver le bétail. Le bâtiment et les fourrages ont été la proie des flammes.
    Les pertes, évaluées à 2.050 francs sont couvertes par une assurance à la compagnie « l'Abeille ».
    La gendarmerie de Fours se livre à une enquête à l'effet de découvrir les causes de ce sinistre. C'est le troisième ou quatrième incendie dans la même commune en quelques semaines.
(Le courrier de la Nièvre du 09/10/1904)

Sources

  • Le patrimoine des communes de la Nièvre – Editions Flohic
  • Roland Niaux, 09 février 1994 - Publication électronique : 2006-2007


--Patrick Raynal 18 janvier 2014 à 20:13 (CET)