Menou

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Histoire

Cette commune et terre titrée du canton de Varzy, renfermait une population d'environ 748 habitants, possédait des bois fort étendus et de la mine de fer de bonne qualité.

Elle ne porte le nom de Menou que depuis l'an 1697 au mois de juin, car elle s'est toujours appelée Nanveignes ou Nanvignes, Nantivinea[not 1]. Ce fut Louis XIV qui, pour récompenser les services de François-Charles de Menou de Charnizay et ceux de ses ancêtres, érigea en marquisat les châtellenies de Nanveignes et de Ménestreau sous le nom de Menou afin que ce nom fut attaché à une terre importante et utile à leur famille. Elle était connue depuis fort longtemps et avait déjà le titre de châtellenie. Saint Hugues le Solitaire y mourut en l'an 800. En l'an 1175, Miles de Nanvignes avec ses enfants et d'autres parents reconnut devant Guillaume de Toucy, cinquante-sixième évêque d'Auxerre tenant ses assises au château de Varzy, avoir donné à l'abbaye de Bourras, la métairie de Cheus, moyennant la somme de 70 fr., monnaie d'Auxerre.

La famille de Menou qui donna son nom à la terre de Nanveignes, était ancienne et originaire du Perche. Elle se transplanta en Touraine où la branche aînée possédait depuis 500 ans, de père en fils, la terre de Boussay. François II de Menou de Charnizay d'une branche cadette, seigneur de Chiron, capitaine d'une compagnie de cavalerie vint s'établir en Nivernais où il épousa le 2 septembre 1625, Marie de Brisson, dame de Nanveignes, veuve de Claude de Choiseul baron d'Esguilly. Il en eut divers enfants de l'un desquels est issu Marie-Louise de Menou, née le 25 septembre 1712 et mariée en 1734 avec Louis-Alexandre de Damas, comte de Crux, à qui elle apporta en mariage le marquisat de Menou mouvant de la baronnie de Donzy. Une des filles de M. le comte de Damas-Crux posséda la terre de Menou et en a fait la cession à M. le duc de Damas, son frère. Elle est morte en 1821 à La Charité, supérieure d'un couvent de dames religieuses qu'elle y fonda en partie de ses deniers et au moyen de quelques dons du roi et des dames qu'elle associa à cet acte de bienfaisance.

Madame de Menou de Charnizay a fait rebâtir le château de Menou. M. le duc de Damas l'a fait réparer pour son usage et y a ajouté toutes les constructions qui l'ont l'embelli. Il a eu l'honneur d'y recevoir le 13 juin de l'an 1826, Madame la Dauphine lors de son voyage à Vichy. Son Altesse Royale a daigné s'écarter de la grande route pour donner à M. le duc et à Madame la duchesse de Damas cette nouvelle preuve de sa confiance et de son estime. Elle a pu y jouir de l'affection simple et expansive des habitants des campagnes environnantes qui s'étaient réunis pour contempler, au moins une fois, les traits de la fille de leur roi bien aimé. Des jeunes filles ont osé lui présenter des fleurs et chanter quelques couplets. Son Altesse leur adressa des paroles affectueuses qui lui auraient infailliblement gagné tous les coeurs si déjà ils ne lui étaient acquis par ses bienfaits.

Outre les bois et la mine de fer que produisait la commune de Menou, on y trouvait en abondance les grains nourriciers.

Il s'y tenait quatre foires par an : les 7 mars, 6 juin, 3 octobre et 21 décembre.

Il y avait à Menou une église, un desservant, un receveur des impositions qui percevait aussi celles d'Oudan et de La Chapelle Saint André, comprenant Corbelin.

M. le duc de Damas a donné à l'église de Menou une pièce de terre appelée le Pré de la Cure, et cette donation a été acceptée par ordonnance royale du 24 février 1825.

Les habitants de la commune sont condamnés à la suite du soulèvement clamecycois consécutif au coup d'Etat du 2 décembre 1851.

Source

  • Département de la Nièvre et des petites contrées qui en dépendent. Tome 2 par Jean Née de La Rochelle et Pierre Gillet (1827)
  • Le patrimoine des communes de France. Flohic éditions
  • Martine NOËL (discussion)

Notes et références

Notes

  1. Nom de la paroisse mentionnée en 800. Elle prendra ensuite le nom de Nanvigne

References