Aunay en Bazois

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Aunay au fil des siècles

  • Au 11ème siècle, un fief existe avec une première ferme située à gauche, entre Aunay et Chamisy, la ferme de la Motte, probablement en rapport avec une motte féodale, monticule artificiel, circulaire, sur lequel est posé un donjon en bois.

La paroisse primitive est-elle la cura de Plano Bosco, la cure de Plain Bois ; il n'y a pas encore d'église à Onay, il n'y a qu'une chapelle.

  • Au 12ème siècle, est citée ecclesia sancti Laurentii de Onacho en 1130

Construction de la première église ou chapelle d'Aunay appelée Saint Laurent en style roman, sous Louis VI le Gros, dans les années 1130-1140 ; sa localisation est inconnue mais il pourrait s'agir d'Achun. Un village se développe sans doute autour de l’église Saint Laurent.
Cura de Plano Bosco, dans “un bois sur terrain plain", c'est-à-dire plat, sans doute prés de la Voie Romaine, comme à Pain.
Le terrier d'Aunay de 1776 localise une chapelle de plinboux dans les bois de la Baume, près d'Egreuil

  • Au 13ème siècle, on trouve Onayum en 1287

A une date non précisée, les deux cures d’Onay sont réunies et la chapelle de Plain Bois est abandonnée.

  • Au 17ème siècle, Aunay est mentionné en 1658; il s'agit du village sur l'emplacement actuel


Relevé transmis par Jean Michel Thuriault
Mis en ligne par Praynal (discussion) 20 mai 2019 à 10:51 (CEST)

Implantations anciennes

Alarde: fief non localisable, près d’Aunay. Au 16ème siècle le fief disparaît mais on le retrouve mentionné au 17ème. L'analyse de la carte le suggère l'est de Fussilly et au nord de Pain.

Saint Franchy: la paroisse ancienne Sanctus Francoveus est mentionnée en 1287. La seconde église d'Aunay ou église de Saint Franchy est construite en style gothique, sur la parcelle 200 du terrier de 1776; ses ruines sont encore visibles en 1776.
L’église Saint Franchy aurait pu être détruite par les Calvinistes en 1563, hypothèse probable.

Village ancien de Saint Franchy

  • Au 13ème siècle, il s'installe près de Martigny, dans les bois de Vareille
  • Au 14ème siècle, le nom est cité en 1372
  • Au 15ème siècle, Saint Franchy-les-Onay mentionné en 1488
  • Au 16ème siècle, probable destruction du village ou abandon du site suite au tarissement de la source : cf. le lieu dit de la Chaussée Rompue sur le plan Barbier de 1776.
  • Au 17ème siècle, lente disparition du vieux village de Saint Franchy-les-Osnay
  • Au 18ème siècle, St Franchy-les-Aunay est rattaché à la commune d’Aunay entre 1790 et 1792

Note: le terrier de 1776 décrit les terres du finage de Sainct Franchy et de la Cure d'Aunay et mentionne et localise précisément les ruines de l'église sur la parcelle 200, au bout de la rue du Rabot, sur la rive droite du Bas Fort

Le château

  • Au 13ème siècle, probablement dans les dernières décennies, construction de la “maisonfort d’Onay” ou Affort ou Fort d’Onay dans le bois des “Grandes Brosses” appelé peut-être déjà “Bois de Bise”.
  • Au 14ème siècle, construction du second Fort d’Onay ou “Hautfort”; le 1er fort s’appelle désormais “Basfort d’Onay”; il est détruit par les Ecorcheurs
  • Au 15ème siècle, une succession divise la seigneurie en deux; le Bas Fort conserve le pouvoir de haute justice.
  • Au 16ème siècle, vers 1550, destruction du Haut Fort et réunification de la seigneurie ; destruction du Bas Fort par les Calvinistes? en 1563?. Puis construction du château moderne à Aunay, sans doute après la période trouble des Guerres de Religions, sous le règne d'Henri IV.
  • Au 17ème siècle, Vauban épouse à Epiry la dernière héritière de la famille d’Aunay
  • Au 18ème siècle, le petit-fils de Vauban fait construire l'aile Ouest du château

Note: les douves alimentées par une source du Bas Fort restent visibles dans un fond du bois des Grandes Brosses ; la tour carrée a 7 m de côté et l'enceinte ovale entoure une surface d'environ 2000 m²

Le fief de la Motte à Chamisy

  • Au 13ème siècle, à une date non connue, construction de la maison forte tout près de Chamisy, entourée d’un fossé ; elle succède sans doute à la motte féodale décrite au 11ème siècle (lire en haut de page)
  • Au 14ème siècle, construction du second fort dans “les bois des Boublons” aujourd'hui en pâture.
  • Début du 19ème siècle, les fossés du fort de Chamisy sont comblés.

Note: trois fossés alimentés par une source délimitent un carré de 40m de côté, dans un fond de pré des Boublons, au sud de la route de Sauvigny à Pain et du ruisseau de Pain.


Relevé transmis par Jean Michel Thuriault
Mis en ligne par Praynal (discussion) 20 mai 2019 à 10:51 (CEST)

Description d'Aunay en 1827

Aunay sur la carte de Cassini
  • Commune importante du canton de Châtillon nourrissant une population de 1.099 habitants, réunis pour le culte avec ceux d'Achun. Elle est située dans une vallée propre à la culture des grains, mais entourée de bois, sur un ruisseau qui descend jusqu'à l'Aron, à 1 myriamètre (1 myriamètre = 10 km) de Châtillon, 2 myriamètres 2 kilomètres de Château Chinon, et 5 myriamètres de Nevers. La seigneurie d'Aunay est fort étendue, et appartient à la branche aînée de la famille Lepelletier, qui en a pris le surnom, et y possède un fort beau château avec des bois immenses. C'est un des plus riches propriétaires de la Nièvre.
  • Cette terre d'Aunay est sortie de la famille de MM. Reignier de Guerchy, par le mariage de Nicolas de Mesgrigny, des seigneurs de Villebertain, avec Edmée-Georgette de Reignier de Guerchy, fille de Jacques, comte d'Aunay, qui eut lieu le 15 février 1656. De la famille de MM. De Mesgrigny, elle a été portée dans celle de MM. Lepelletier, par un autre mariage de Marie-Claire-Edmée de Mesgrigny, fille de Jean-Charles, comte d'Aunay, et d'Angélique-Cécile Raguier de Poussé, laquelle demoiselle de Mesgrigny épousa, en 1738, Louis Lepelletier de Rosambo, président à mortier au parlement de Paris. De ce mariage est issu M. Louis Lepelletier, comte d'Aunay, né le 3 septembre 1747, et vivant encore en juin 1825, lequel a pour fils M. Hector Lepelletier, et peut-être d'autres enfants.
  • On fabrique à Aunay des poteries en terre de médiocre qualité, car elles ne vont pas sur le feu. Il y a tout auprès de cette commune des vestiges d'une voie romaine, qui, après avoir traversé ce pays, se montre en d'autres endroits.
  • On trouve à Aunay un notaire et un receveur des impositions, qui perçoit aussi celles d'Achun, Chougny, Dun sur Grand Ry, et Mont et Marré.
  • Il y a foire à Aunay chaque année, les 20 janvier, 27 ou 28 février, 1er mai, 27 août, 26 septembre et 25 novembre.
  • Marigny sous Aunay fait partie de la population de cette commune.
(Source : Mémoires pour servir à l'histoire du département de la Nièvre par JF Née de la Rochelle – 1827)

Relevé dans la presse

  • Incendie:
    Une meule de paille a été incendiée a la ferme de Thurigny ; les pertes sont évaluées à 500 francs.
(Le Courrier de la Nièvre du 03/05/1903)
  • Fiançailles :
    On annonce les fiançailles de M. de Monzie, chef de cabinet du ministre de l'Instruction publique avec Mlle Le Pelletier d'Aunay, fille du sénateur de la Nièvre.
(Le Courrier de la Nièvre du 30/08/1903)
  • Mariage défait :
    Le Figaro annonce que le mariage de M. de Monzie, chef du cabinet du ministre de l'Instruction publique, avec Mlle Mary d'Aunay, fille du comte d'Aunay, sénateur de la Nièvre, n'aura pas lieu.
(Le Courrier de la Nièvre du 13/09/1903)
  • Un martyr :
    Depuis déjà longtemps, Sa Sainteté le pape Pie X manifestait le besoin d'avoir un martyr dans le clergé de France. Mais il faut croire que ce clergé était singulièrement réfractaire, car aucun martyr ne poignait, chez lui, à l'horizon.
    Eh bien ! si Sa Sainteté a dû attendre longtemps, elle n'a cependant pas attendu en vain. Le martyr s'est révélé en la personne de M. Millot, curé desservant d'Aunay-en-Bazois.
    Ce prêtre possédait une mense consistant en un superbe pré dont il a du, à défaut d'organisation d'une association cultuelle dans sa paroisse, être expulsé par arrête de justice.
    Mais il a eu aussitôt, la nostalgie de ce fameux pré. Il venait à peine de la lâcher, par force, qu'il était possédé du désir d'y rentrer. Il en brisa les clôtures et y réinstalla sa vache.
    Il se figurait, sans doute, avoir joué un bon tour au mécréant assez osé pour braver les foudres de l'excommunication majeure en .s'emparant de biens d'églises.
    Malheureusement ce brave curé avait de la sorte, commis un délit et plusieurs contraventions, le délit de bris de clôture, et les contraventions de pacage sur terrain d'autrui. Il fut déféré à la police correctionnelle et condamné à plusieurs amendes qui, bien que peu élevées chacune, ne faisaient pas moins en fin de compte, une somme assez rondelette.
    En pareille circonstance on fait habituellement contre mauvaise fortune bon cœur. On paye après avoir maudit le sort et son juge, et on se le tient pour dit. Mais ce n'était pas là ce qu'entendait l'entêté ministre du Seigneur auquel on avait affaire. Il tenait à se montrer jusqu'au bout récalcitrant. Il voulait être agréable à son chef suprême. Il tenait à recueillir la palme du martyre. Il refusa nettement de payer. Il ne versa rien au fisc maudit.
    L'hydre de l'impiété lui apparut tout d'abord sous la forme d'un huissier qui vint lui saisir et vendre son modeste mobilier. Mais la modique somme qu'on en retira ne suffit pas pour apaiser le minotaure. La pieuvre insatiable guettait toujours le pauvre homme.
    Ce furent cette fois les gendarmes qui vinrent le chercher et qui l'emmenèrent à la prison de Château-Chinon. C'était la contrainte par corps qu'on exerçait sur sa personne, pour l'obliger à délier les cordons de sa bourse.
    Il coucha pendant deux nuits sur la paille humide du cachot. S'il avait espéré que le Saint-Esprit viendrait le délivrer, il dut éprouver une fière déception, car la geôle resta hermétiquement close. Il se disposait même à continuer à subir son triste sort, lorsque son supérieur, Mgr Gauthé, évêque de Nevers, moins confiant, sans doute, dans l'intervention divine, eut pitié de son triste sort et versa dans la caisse du percepteur, la somme qui faisait défaut.
    Sarto n'en sera pas moins satisfait. Il aura eu en la personne de M. le curé Millot, d'Aunay, un martyr dans son clergé.
    Que grâces soient donc rendues au dévouement de ce brave homme. On pourra dire, au moins, que l'Église de France n'a pas dégénéré, qu'elle a fourni son contingent à la persécution.
(Le XIXe siècle : journal quotidien politique et littéraire du 16/03/1908)
  • Un enfant de quatre ans tue accidentellement sa grand-mère :
    Un enfant de quatre ans et demi, qui se trouvait seul à la maison avec sa grand-mère, Mme veuve Giraud, 65 ans, alitée depuis de nombreuses années, décrocha un fusil et y glissa une cartouche. Par suite d'un choc, ou l'enfant ayant appuyé sur la gâchette, le coup partit, atteignant en pleine poitrine la malheureuse grand-mère qui succomba presque aussitôt.
(Action française (Paris) du 24/10/1930)