Saint Aubin des Forges histoire

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Vue générale de Saint-Aubin-les-Forges avec indication de l'emplacement de la chapelle

Son nom proviendrait d'une chapelle construite par les chanoines de Frasnay en 1208 et dédiée à Sanctus Albinus en 1335, devenu Saint-Aulbin en 1478, Saint-Aubin-sous-Frasnay-les-Chanoines en 1762, enfin, Saint-Aubin-les-Forges ainsi qu'il est dit plus bas, par suite de l'exploitation du minerai de fer, cette région étant autrefois le centre d'une importante activité industrielle.
Née de La Rochelle écrit qu'en 1208, Guillaume de Saint-Lazare, évêque de Nevers, sur quelques différents qui existaient alors entre le chapitre de Frasnay-les-Chanoines et le desservant de la chapelle de Saint-Aubin, fit un règlement qui paraît être devenu la cause de l'établissement de cette paroisse. Guillaume de Saint-Lazare dit l'urgente nécessité de rétablir cette paroisse ; les habitants de Saint-Aubin, ne sachant pas où enterrer leurs morts, et souvent les enterrant eux-mêmes sans prières et sans cérémonies funèbres, tous n'ayant pas les moyens de les faire conduire à Poiseux, commune qui est à une lieue de Saint-Aubin, et la plus près de celle-ci.

Jusqu'en 1766, cette chapelle fut une dépendance de Frasnay, dont le curé, pour cette raison sans doute, était assisté d'un vicaire, mais à cette époque, par suite de la suppression des Chanoines, le desservant vint résider à Saint-Aubin qui devint chez-lieu de la paroisse. Frasnay qui formait alors la 8ème baronnie relevant du Duché de Nevers, perdit son rang de chef-lieu. La suppression de la collégiale des chanoines qui lui a valu son nom, mit fin à la célébration du service religieux dans son église. Elle devint église paroissiale après l'abandon vers 1766 de l'importante collégiale de Frasnay, qui avait subi les malheurs d'incendies, de la guerre de 100 ans et des guerres de religion.
Mais l'église du 13e siècle disparu à son tour. En 1793, vendue comme bien national, son clocher fut abattu, la nef transformée en grange. Seul le choeur fut conservé. Son propriétaire le louant un bon prix pour des cérémonies religieuses. En 1959, transformée en élevage de volailles, la nef brûla, et, devenue dangereuse, elle fut abattue en 1965.
C'est seulement en 1840 qu'une église fut construite au centre du bourg, sur un emplacement vendu par le Comte de Bizy.

Le pays où sont bâtis aujourd’hui le bourg et les hameaux de Saint-Aubin, était il y a moins de mille ans couvert par la forêt que des défrichements graduels ont peu à peu refoulée des deux bords de la Nièvre; la végétation spontanée, les accidents du terrain, les broussailles qui subsistent encore çà et là au milieu des champs le prouvent surabondamment.

Au 11ème siècle seulement, comme on le verra plus loin, il est fait mention de Frasnay les Chanoines, résidence des seigneurs auxquels obéissait tout le pays. Bien que ces seigneurs aient été à diverses reprises des personnages importants, la terre de Frasnay n’a jamais été le théâtre d’aucun événement historique important. C’était du reste une terre ecclésiastique que les chevaliers d’aventure ou les troupes régulières se fussent fait scrupule d’inquiéter.

En 1793, sous le règne de la terreur, lorsque sur les autels la déesse Raison remplaça les emblèmes religieux et qu’au culte de Dieu fut substitué celui de la Patrie, Saint-Aubin changea de nom et prit celui de Val Chevalier. Deux ans plus tard après la chute de Robespierre, son vrai nom lui fut rendu mais transformé de Saint-Aubin-sous-Frasnay-les-Chanoines il devint Saint-Aubin-les-Forges.


Source : Extrait des anciennes et nouvelles Archives de la mairie de cette commune par Monsieur NAMY, instituteur le 25 avril 1887. Recopié par François POULIN le 17 février 1888.
Le canton de la Charité-sur-Loire, brochure des Amis de La Charité-sur-Loire.


--Patrick Raynal 26 juillet 2014 à 10:40 (CEST)