Morts du canton de Decize Juillet 1918

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Maurice LAUGÈRE, 407e R.I., mort à Decize

Un "clic" sur le nom de la commune renvoie au monument aux morts et à la liste complète des noms ou au village pour les soldats qui ne figurent pas sur le monument aux morts.

Ils sont tombés au champ d'honneur.

  • 1er juillet : Eugène VERNIERE Saint-Léger 29e R.I., Rubescourt, Somme
  • 15 juillet : François PIGNOL Decize caporal 221e R.I. Prosnes
  • 15 juillet : Gilbert MALET Champvert 317e R.I. Vandières, Meuse
  • 15 juillet : Blaise LEMAITRE La Machine 113e R.I., 6e Cie Courthiesy, Marne
  • 18 juillet : Louis MOUCHOU Decize BCP Monnes, Aisne
  • 20 juillet : Jean PILORGE Champvert caporal 43e B.C.P. Mary/Marne, S. et M.
  • 20 juillet : Charles FERRIEN Decize 152e R.I. Sans, Aisne
  • 22 juillet : Gilbert LAMOUR Verneuil 221e R.I. Prosnes, Marne
  • 23 juillet : François DULAT Devay 6e R.I. Col. Mailly-Raineval
  • 23 juillet : Jean-Baptiste LAFAIE Fleury 272e R.I. La Faloise, Somme
  • 25 juillet : Gabriel GILLIER Fleury caporal 67e R.I. Villemontoire
  • 25 juillet : Émile PILORGE Champvert caporal 32e R.I. Chassuis, Marne(1)
  • 29 juillet : Pierre BONNOT Decize 163e R.I. Courteaux, Aisne
  • 29 juillet : Claude COSSARD Druy-Parigny 16e R.I. Grand-Rozoy, Aisne
  • 29 juillet : Louis DROUILLOT La Machine 16e R.I. Grand-Rozoy, Aisne
  • 31 juillet : Édouard RENAUD Verneuil 105e R.I. Hôp. Compl. 44.

Des combats pour repousser l'offensive allemande.

  • En juillet 1918, Ludendorff, généralissime allemand sur le front de l'ouest, lance une vaste offensive dénommée Friedensturm (bataille pour la paix). La VIIe armée du général Eben bouscule les lignes françaises entre Massiges et Château-Thierry, c'est la quatrième bataille de Champagne.
    Aussitôt, des troupes françaises sont acheminées sur ce front pour colmater les brèches, regagner le terrain perdu et contre-attaquer plus loin.
    Le 221e R.I. se trouve au début de juillet dans la zone des Monts des Flandres, près de Bailleul. Le 8 juillet, il est embarqué par voie ferrée à partir de la gare de West Cappel. Le voyage dure deux jours et demi, via Dunkerque, Boulogne, Abbeville, Pontoise, Juvisy et Nogent-sur-Seine. L'organisation du transport laisse à désirer, les wagons n'ont pas été aménagés et de nombreux soldats voyagent les jambes pendantes en dehors ; les arrêts sont souvent imprévus et parfois insuffisants pour que les hommes puissent effectuer leurs besoins naturels... Les quatre trains qui transportent le régiment débarquent les hommes à Châlons-sur-Marne et des camions les conduisent en direction du front. Les nouveaux cantonnements du 221e R.I. s'échelonnent entre Vaudemanges, Dormans et Billy-le-Grand.
    Le 14 juillet arrive un ordre d'alerte. Le 221e R.I. est placé en position de réserve dans un bois au nord de Mourmelon-le-Petit. Le lendemain, il est exposé à une forte attaque allemande. Une lutte violente se déroule autour du village de Prosnes. L'ennemi expédie des obus toxiques, qui tuent ou blessent de nombreux soldats. François Pignol, originaire de Decize, caporal à la 14e Compagnie est tué par intoxication.
    Une lutte entre les deux artilleries se poursuit pendant plusieurs jours et nuits. Le 6e Bataillon du 221e R.I. réussit une brillante opération en s'installant sur la Voie Romaine. Pendant une semaine entière alternent les moments de calme et les bombardements : plusieurs coups de main ennemis sont repoussés à la grenade, de courts duels d'artillerie et de mitrailleuses éclatent de temps à autre. C'est pendant l'une de ces escarmouches que le soldat Gilbert Lamour, originaire de Verneuil, est tué par un obus le 22 juillet. (Cf. J.M.O. du 221e R.I., juillet 1918, site memoiredeshommes).
    Un autre régiment, où servent plusieurs soldats issus du canton de Decize, est également déplacé pour repousser l'offensive allemande, 60 kilomètres plus à l'ouest, autour d'Oulchy-le-Château.
    Le 16e R.I. se trouve sur le front de l'Argonne, près de la colline du Mort-Homme au début de juillet 1918. Le 17 juillet, il est relevé et reçoit l'ordre de s'embarquer à Autrécourt. En passant par les gares de Saint-Florentin et Creil, il rejoint Verberie le 20 juillet et part cantonner dans la forêt de Villers-Cotterêts.
    Le 26 juillet, le 16e R.I. reçoit l'ordre de s'emparer du village du Grand Rozoy qui occupe une position stratégique entre Château-Thierry et Soissons. L'attaque est déclenchée le 29 à 4 h 15. Le 2e Bataillon (commandant Scherrer) et le 3e (commandant Gignoux) parviennent à s'installer sur la voie ferrée et à consolider leurs positions, mais au prix de lourdes pertes ; le 1er Bataillon (commandant Trillon) contourne le village ; la crête qui domine Rozoy est conquise dès 6 h 5, mais toute la journée est consacrée à repousser des contre-attaques allemandes. À 19 h 30, les trois bataillons sont relevés par le 98e R.I.
    Dans la nuit du 31 juillet au 1er août, la progression du régiment continue vers les villages de Courdoux et Launoy, puis vers la vallée de la Vesle.
    Au cours de cette semaine, le 16e R.I. a fait 250 prisonniers allemands, il s'est emparé de 40 mitrailleuses lourdes, de 50 mitrailleuses légères, 6 minenwerfer, 4 canons de 77 et deux dépôts de munitions. Mais il a perdu 30 officiers et 1100 hommes de troupes, tués ou blessés. Le commandant Gignoux a été tué au combat. Claude Cossard, de Druy-Parigny, et Louis Drouillot, de La Machine, ont perdu la vie pendant la conquête du Grand-Rozoy.
(Cf. J.M.O. du 16e R.I., juin et juillet 1918, site memoiredeshommes).
Grand Rozoy


(1) Jugement du tribunal de Nevers, 3 octobre1921.

Texte de Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm et http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par Martine NOËL (discussion) 22 août 2018 à 10:08 (CEST)