Viel de Lunas Marie Louis Antonin

De Wiki58

Marie Louis Antonin VIEL de LUNAS, marquis d'Espeuilles (1831-1913) : Sénateur

MLA Viel de Lunas, marquis d'Espeuilles
  • Il naît à Paris le 19 mai 1831, fils d'Antoine Théodore, sénateur du second Empire et maire de St Honoré les Bains, petit fils de Antoine Louis François, également maire de St Honoré les Bains, issu d'une vieille famille noble du Nivernais et de l'Hérault. Sa mère se nomme Antoinette Pauline Lepeletier Rosambo. Son père, veuf, épousera en 2e noces de Jeanne François Louise de Châteaubriand.
  • Sorti de l'école militaire de Saint Cyr en 1851 avec le grade de sous-lieutenant de cavalerie, il est promu lieutenant en 1856 puis capitaine en 1859.
  • Attaché au maréchal de Mac-Mahon comme officier d'ordonnance, il participe aux campagnes de Crimée, de Kabylie et d'Italie. Il devient chef d'escadron au cours de la guerre du Mexique.
  • Il est colonel du 3e régiment de hussards pendant la guerre de 1870 et à ce titre assiste aux combats de Wissembourg, de Reischoffen et de Sedan. Ayant pu reconstituer son régiment à Chambéry, il reçoit, à l'armée de la Loire, le commandement de la cavalerie du 17e corps d'armée et devient en 1871, général de brigade. Divisionnaire en 1878, il termine sa carrière militaire comme inspecteur général de cavalerie.
  • D'opinions conservatrices et impérialistes, il commence alors une carrière politique qui le voit élu sénateur de la Nièvre le 30 janvier 1876 par 199 voix sur 378 votants.
  • Il prend place à la droite de la Chambre haute, dans le groupe bonapartiste et se prononce en 1877, pour le gouvernement du Seize-Mai et pour la dissolution de la Chambre des députés.
  • Il vote constamment avec la majorité monarchiste jusqu'au renouvellement triennal du 5 janvier 1879, où il échoue avec 180 voix contre 190 à Jean Baptiste Alfred Massé, candidat des républicains.
  • Conseiller général du canton de Moulins-Engilbert, il est officier de la Légion d'honneur.
  • A la suite de son échec aux élections sénatoriales de 1879, il abandonne son activité politique et poursuit sa carrière militaire. Après avoir été inspecteur de la cavalerie en Algérie, il est nommé au commandement de la 4e division de cavalerie à Sedan puis, en 1893, appelé au commandement du 13e Corps d'armée à Clermont-Ferrand. C'est le dernier poste qu'il occupe avant d'être placé dans le cadre de réserve.
  • Membre du Conseil supérieur de la guerre il a été promu commandeur puis grand officier de la Légion d'honneur.
  • Il meurt à 82 ans, le 21 novembre 1913, dans son château de la Montagne, à Saint-Honoré-les-Bains, laissant trois filles et un fils.


Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site du Sénat

--m mirault 4 juin 2010 à 11:48 (UTC)