Herisson Charles

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HÉRISSON Anne Charles (1831-1893)

Charles HÉRISSON
  • Il naît à Surgy le 12 octobre 1831 et fait ses classes au collège de Clamecy, puis au lycée Saint-Louis à Paris, étudie le droit, est reçu licencié et docteur en droit, et devient en 1858 avocat au conseil d'État et à la Cour de cassation. Ses opinions démocratiques le font impliquer en 1864 dans le procès des Treize, qui lui vaut, comme à ses coaccusés, une condamnation à l'amende.
  • Le 24 mai 1869, il réunit, comme candidat d'opposition au Corps législatif dans la 2e circonscription de la Haute-Saône, 2.947 voix contre 17.067 au député sortant, M. de Grammont, élu, et 11.447 à M. Ricot.
  • Après le 4 septembre 1870, il est nommé maire du 6e arrondissement de Paris, et membre de la commission de l'enseignement communal, puis, par décret du 13 octobre 1870, adjoint au maire de Paris. Il devint maire du 6e, à l'élection, le 5 novembre, et occupe ces fonctions jusqu'au 18 mars 1871 ; il est alors expulsé de la mairie sur l'ordre du comité central, ne se montre point favorable à la Commune, reprend encore possession de la mairie le 23 mai, après l'entrée des troupes de Versailles, mais donne sa démission le 5 août, à la suite de la nouvelle loi municipale.
  • Après une tentative infructueuse, le 8 février 1871, comme candidat à l'Assemblée nationale dans la Haute-Saône qui ne lui a donné que 12.003 voix sur 34.563 votants, il entre au conseil municipal de Paris (26 novembre), où il représente le quartier de la Monnaie.
  • Il soutient en 1873 la candidature radicale de M. Barodet, puis, le 8 février 1874, une élection partielle l'envoie par 37.129 voix (66.433 votants, 88.977 inscrits), contre 28.627 voix à M. de Marmier fils, remplacer comme représentant de la Haute-Saône à l'Assemblée nationale, M. de Marmier père, décédé. Il s'inscrit à l'Union républicaine et se prononce :
pour l'amendement Wallon,
pour l'ensemble des lois constitutionnelles,
contre la loi sur l'enseignement supérieur, etc.
  • Candidat républicain aux élections législatives du 20 février 1876, dans la 1ere circonscription de l'arrondissement de Lure, il échoue avec 6.985 voix contre 7.838 à l'élu conservateur, M. Desloye, et rentre (juin de la même année) au conseil municipal de Paris pour le quartier d'Amérique ; il préside ce conseil la même année, et en fait encore partie en janvier 1878, comme représentant du quartier de Notre-Dame-des-Champs.
  • La mort du colonel Denfert-Rochereau, député du 6e arrondissement, ouvre à la Chambre une vacance pour laquelle la candidature lui est offerte. Il est élu, le 7 juillet, par 8.931 voix (13.576 votants, 21.111 inscrits), contre 3.004 voix à M. Victor Guérin, 809 à M. de Jouvencel et 618 à Blanqui. Il quitte alors définitivement le conseil municipal, et vote, avec l'Union républicaine de la Chambre, le plus souvent dans le sens « opportuniste » et parfois avec les radicaux :
pour l'article 7 de la loi sur l'enseignement supérieur,
pour l'invalidation de l'élection de Blanqui à Bordeaux,
pour les lois nouvelles sur la presse et le droit de réunion, etc.
  • Réélu député du même arrondissement le 21 août 1881, avec 9.380 voix (15.097 votants, 21.794 inscrits), contre 3.958 voix à M. de Rougé, 692 à M. Genillier, et 637 à M. Le Poil, il soutient le ministère Gambetta, et est lui-même appelé à prendre, le 7 août 1882, dans le cabinet Duclerc, le portefeuille des Travaux publics, qu'il conserve dans le cabinet Fallières, jusqu'au 20 février 1883. Comme ministre, il prend part (novembre 1882) à la préparation et à la discussion du budget extraordinaire de 1883. Il proteste contre toute réduction de crédits en ce qui concerne son ministère, et répond à M. Ribot, rapporteur général du budget, que si l'on veut mener à terme les travaux commencés, il faut, en 1883, deux fois plus d'argent que n'en admet le projet du rapporteur. Il promet seulement de ne pas engager de nouveaux travaux, et se trouve en désaccord avec M. Sadi Carnot sur le montant des dépenses exigées par le grand programme des travaux publics : l'écart entre eux est de 2 milliards.
  • Tombé avec ses collègues du cabinet Fallières, il reparaît, comme ministre du Commerce, dans le cabinet présidé (du 21 février 1883 au 5 avril 1885) par M. Jules Ferry. Il s'associe à tous les actes politiques de cet homme d'État. En décembre 1883, la Chambre, sur une interpellation de M. Paul Bert, invite le ministre du Commerce à surseoir, jusqu'au vote d'une loi sur la matière, à l'exécution d'un décret, rendu précédemment sur sa proposition et admettant en France les salaisons de porc américaines dont l'importation avait été interdite en 1881 par mesure d'hygiène publique. Il contresigne un nouveau décret conforme aux désirs de la majorité, sans s'estimer atteint par le vote de la Chambre.
  • Mais, sorti du ministère le 5 avril 1885, il renonce bientôt également à la députation, et ne se représente pas aux élections législatives d'octobre. Il est nommé, la même année, conseiller à la Cour de cassation.
  • Chevalier de la Légion d'honneur, il a collaboré au Manuel électoral, à la Revue pratique de droit français, à la Revue critique de législation, et a dirigé le Bulletin des tribunaux.
  • Il meurt le 23 novembre 1893 à Surgy. Il avait 62 ans et était le frère de Sylvestre Hérisson député et sénateur de la Nièvre.

Généalogie express

Fils de Jean Baptiste Sylvestre Hérisson (°2 juillet 1781 Saint Fargeau +26 juin 1870 Surgy), propriétaire et maire de Surgy et de Victoire Adrienne Héreau (°1794 Clamecy +4 mai 1852 Surgy). Petit fils également de Nicolas Hérisson, bailli, juge civil et criminel du Comté de Saint Fargeau en 1783. Petit fils également de François Dominique Héreau de Précy, avocat, et de Marie Madeleine Gestat.

Quatre frères

  • Denis Pierre Nicolas (°20 octobre 1829 Surgy)
  • Sylvestre Dominique (°12 octobre 1830 Surgy)
  • Adrien Sylvestre (°20 juin 1833)
  • Marie Sylvestre (°2 août 1835 Surgy +6 septembre 1900 Surgy)

Il épouse le 6 août 1857 à Paris XIème, avec contrat de mariage,Sophie Marie Pauline Caroline Lanoir (°29 juin 1837 à Lure) fille de Charles Marie Benoît Lanoir (°1791) avocat et juge de paix à Lure, et de Françoise Gabrielle Anatole Sophie Bourceret (°1804).
De cette union, deux enfants:

  • François Charles Marie Denis (°1863) avocat à la cour d'appel
  • Marie Sophie Adrienne qui épouse Natalis Charles Paul Lesueur, avocat au conseil d'état et à la cour de cassation.



Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
--m mirault 5 novembre 2014 à 08:52 (CET)