Chambon Pierre

De Wiki58
En paysan nivernais
Chambon Pierre Nos Vieux.jpg
  • Né à Châteauneuf-Val-de-Bargis, le 15 novembre 1906, Pierre Chambon est d’abord instituteur. Il se passionne pour le théâtre, compose très jeune des contes et des poèmes patoisants.
    En septembre 1927, il met en scène sa première comédie, Nos Vieux, hommage plein de tendresse pour les « vieux » paysans, pour leurs coutumes et leurs expressions familières. Graveur et peintre, diseur et acteur, il est indissociable d’un autre auteur nivernais, Louis Mirault, plus connu sous le pseudonyme de Fanchy. De leur collaboration naîtront Rosa Bonheur en Nivernais, pièce jouée en 1928, à Paris et au château de la Cave, près de Beaumont-Sardolles ; La Maîtresse Bidault, comédie nivernaise en un acte (éd. la Revue du Centre, 1932).
    Chambon ajoute également des rimes et des contes patoisés au volume, Au Pas d’nos Bœufs, en 1935. Pour Théâtre Nivernais, il rassemble, avec Fanchy, plusieurs productions, publiées chez Delayance en 1939. Il illustre chaque ouvrage, avec des dessins et des bois gravés qui reprennent tous les personnages de ses pièces. Peintre, il présente en 1930, à la 15e exposition de la Société artistique de la Nièvre, une toile intitulée Matin d’hiver. Au cours de cette période, il demeure à Luzy.
  • Au cours de l’année 1937, il a vu s’ouvrir à lui les portes de Radio-Paris, de Paris P.T.T., de Radio-Colonial, faisant revivre auprès des auditeurs des œuvres de terroir et de veillées paysannes. Fait prisonnier en 1940, en Allemagne, Oflag II D, situé en Poméranie, il écrit Fabliau, pièce présentée le 22 avril 1941 par la troupe théâtrale du Bloc III. Neveu par alliance du ministre de Vichy Marcel Déat, il est accusé de collaboration à la Libération. On le retrouve, après 1955, sur les antennes de Radio-Luxembourg pour l’émission Vous avez vécu cela sous la houlette de Pierre Henry et Henri Agogué.
    Parallèlement, Pierre Chambon enregistre plusieurs disques, notamment avec l’accordéoniste Etienne Lorin (1913-1975), proposant ses textes patoisants et plusieurs adaptations phonographiques de films célèbres, Ben-Hur (1959) ou encore Les Misérables (1961).
    Il meurt à Chelles, en Seine-et-Marne, le 10 novembre 1966.

Sources : Académie des Sciences et Belles Lettres de Dijon.
Images : Cahiers du Val de Bargis.

Martine NOËL (discussion) 31 décembre 2018 à 16:49 (CET)