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* transcripteur : [[Utilisateur:Mabalivet|Mabalivet]] ([[Discussion utilisateur:Mabalivet|discussion]])
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====Montsauche - 1935====
Suivant jugement sur requête rendu à la demande de M. Emile Julien MONIER, propriétaire et de Mme Elise VISSUZAINE, son épouse, demeurant<br>
ensemble à Palmaroux, commune de [[Montsauche]], ayant Maître Tacnet pour avoué, par le tribunal civil de 1ère instance de<br>
[[Château Chinon]], le 23 Août 1935, enregistré, il a été statué ainsi qu'il suit :<br>
Le tribunal, après avoir entendu M. Letenneur, juge commissaire, en son rapport, M. le Procureur de la République, en ses conclusions, et<br>
après en avoir délibéré conformément à la loi. Vu l'acte d'adoption reçu par Maître Barbotte, notaire à [[Château Chinon]], notaire à<br>
[[Château Chinon]], le 14 Juin 1935, enregistré. En conséquence, dit qu'il y a lieu à adoption par Emile Julien Monier et Elise Vissuzaine<br>
de la mineure Antoinette ALBINE, pupille de l'assistance publique de la Seine, née à Paris 10ème, le 10 février 1927 sous le numéro 235995<br>
Dit que l'enfant Antoinette Albine s'appellera désormais Antoinette Albine Monier. Dit que le dispositif du présent jugement sera<br>
transcrit sur le registre de l'état civil du 10ème arrondissement de Paris, pour l'année courante, et que mention en sera faite en marge<br>
de l'acte de naissance de l'adoptée, aux formes de droit.<br>
Fait et jugé en l'audience publique du tribunal civil de [[Château Chinon]] du 23 Août 1935, par M.M. Thuilard, juge au tribunal civil<br>
de [[Nevers]], juge faisant fonction de président, Letenneur, juge au trbunal civil de [[Château Chinon]], juge résident, Bordier juge au<br>
tribunal de [[Nevers]]. En présence de M. Sacaze, substitut de M. le Procureur de la République à [[Nevers]], assistés de M. Renard<br>
greffier.<br>
Pour extrait certifié conforme<br>
Signé : Ch. Tacnet, avoué<br>
* Source : AD58 - L'Avenir du Morvan, page 168<br>
* Transcripteur : [[Utilisateur:Mabalivet|Mabalivet]] ([[Discussion utilisateur:Mabalivet|discussion]])

Version du 6 avril 2020 à 13:43



NEVERS - 1794

Un prêtre sans la grâce de Dieu

A quelques minutes près, il aurait pu être sauvé...
30 Mars 1794. Nevers est en fête, aujourd'hui on guillotine un prêtre. La veille, après un procès mené à charges, Philippe LEVACQ,
l'aumonier du couvent du Réconfort à Saizy a été condamné à mort. Certes, comme tous les écclésiastiques, il aurait dû être jugé à Paris
mais on s'est arrangé. le peuple veut un condamné. Il en aura un ! Accusé de manoeuvres antirévolutionnaires, mais aussi d'avoir dépouillé le
couvent devenu Bien National, Philippe Levacq subira le même sort que les nobles honnis : la guillotine. Digne jusqu'au bout, malgré les cris
de la populace, le prêtre monte sur l'estrade poisseuse de sang. Sans ménagement, il est basculé sous la lame et tandis que le silence se fait
le bourreau Jean Tisserand lâche la corde. La tête de Philippe Levacq tombe dans le panier. Tisserand s'en empare et la brandit, le peuple
exulte sa joie mauvaise. Comme il a trouvé une tabatière dans la poche de Levacq, le bourreau s'ingénie même à en fourrer les narines du
supplicié. Mais, tandis que l'on s'esclaffe, deux hommes, porte-parole du tribunal révolutionnaire fendent la foule et hurlent : Arrêtez tout
cet homme est innocent ! Il s'en est fallu de quelques minutes et Philippe Levacq, blanchi par le tribunal, aurait eu la vie sauve mais à
l'homme de Dieu, il a manque cette ultime grâce de Dieu.

  • Source : Koikispass - Crimes dans la Nièvre


Montsauche - 1935

Suivant jugement sur requête rendu à la demande de M. Emile Julien MONIER, propriétaire et de Mme Elise VISSUZAINE, son épouse, demeurant
ensemble à Palmaroux, commune de Montsauche, ayant Maître Tacnet pour avoué, par le tribunal civil de 1ère instance de
Château Chinon, le 23 Août 1935, enregistré, il a été statué ainsi qu'il suit :
Le tribunal, après avoir entendu M. Letenneur, juge commissaire, en son rapport, M. le Procureur de la République, en ses conclusions, et
après en avoir délibéré conformément à la loi. Vu l'acte d'adoption reçu par Maître Barbotte, notaire à Château Chinon, notaire à
Château Chinon, le 14 Juin 1935, enregistré. En conséquence, dit qu'il y a lieu à adoption par Emile Julien Monier et Elise Vissuzaine
de la mineure Antoinette ALBINE, pupille de l'assistance publique de la Seine, née à Paris 10ème, le 10 février 1927 sous le numéro 235995
Dit que l'enfant Antoinette Albine s'appellera désormais Antoinette Albine Monier. Dit que le dispositif du présent jugement sera
transcrit sur le registre de l'état civil du 10ème arrondissement de Paris, pour l'année courante, et que mention en sera faite en marge
de l'acte de naissance de l'adoptée, aux formes de droit.
Fait et jugé en l'audience publique du tribunal civil de Château Chinon du 23 Août 1935, par M.M. Thuilard, juge au tribunal civil
de Nevers, juge faisant fonction de président, Letenneur, juge au trbunal civil de Château Chinon, juge résident, Bordier juge au
tribunal de Nevers. En présence de M. Sacaze, substitut de M. le Procureur de la République à Nevers, assistés de M. Renard
greffier.

Pour extrait certifié conforme
Signé : Ch. Tacnet, avoué

  • Source : AD58 - L'Avenir du Morvan, page 168