Morts du canton de Decize Novembre 1916

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Un "clic" sur le nom de la commune renvoie au monument aux morts et à la liste complète des noms ou au village pour les soldats qui ne figurent pas sur le monument aux morts.

Ils sont tombés au champ d'honneur.

  • 3 novembre : François PETAS Saint-Léger 3e R. Génie Hôpital Sézanne
Eugène BARDON Druy-Parigny 1er R. Zouaves Le Pressoir, Somme
  • 5 novembre : Victor MARCOU Verneuil 50e BCP Hôpital Chamalières
  • 9 novembre : Jean-Baptiste MITAINE La Machine 138e R.I. Sailly-Saillisel
  • 11 novembre : François Joseph ESMINGEOT Decize 98e R.I. Le Pressoir, Somme
  • 21 novembre : Michel DESVEAUX Decize 11e R. Génie Harbonnières, Som.


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  • Trois soldats sont morts pendant les derniers combats de l'offensive de la Somme, et dans le même secteur (Harbonnières – Le Pressoir).
  • Le J.M.O. du 98e R.I. retrace les quatre jours terribles pendant lesquels deux bataillons de ce régiment ont été en première ligne au lieu-dit Le Pressoir (commune d'Ablaincourt-Pressoir, Somme).
    Le 8 novembre 1916, l'État-Major transmet l'ordre de relever deux bataillons du 1er Régiment de Zouaves (qui vient de subir de lourdes pertes, dont Eugène Bardon, de Druy-Parigny).
    La relève se passe le jour suivant sous de nombreux tirs de l'artillerie ennemie et par des boyaux remplis de boue. On apprend ainsi les noms donnés aux tranchées du secteur : tranchées de la Sardaigne, du Sillon, du Saucisson, du Sac et du Bissac. Le 9 novembre, 23 hommes ont été tués et 29 blessés.
    Le 10 novembre, « le tir intermittent des mitrailleuses et les tirailleries au fusil continuent, l'artillerie tire par rafales espacées sur le Pressoir et le bois Kratz, nos batteries répondent coup par coup. » Le 3e Bataillon repousse une attaque allemande. Nos tranchées sont survolées par des avions ennemis qui les mitraillent. Les pertes du jour s'élèvent à 14 tués (dont le soldat Esmingeot, de Decize) et 37 blessés.
    Le 11 novembre, les canons allemands bombardent de 2 h 45 à 15 h 45 sans interruption. Ils préparent une attaque qui se produit vers 15 h 15. Les ennemis ont fait un bond de 30 mètres environ et se sont aplatis, devenus les cibles de mitrailleuses françaises : puis ils se sont repliés en désordre et ont laissé de nombreux cadavres sur le terrain.
    À 23 heures, a eu lieu la relève du 98e. Les pertes du jour ont été de 12 tués et 51 blessés.

Cf. mémoiredeshommes : J.M.O. du 98e R.I. ; et La Bataille de la Somme, chtimiste.com

Texte de Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm et http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par Martine NOËL