Le camp de Marcy à Champvert

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Harry Dennis, 39th Engineers Transportation Regiment.

Harry Dennis en 11/1918
  • Le Régiment est constitué à la fin de l'année 1917. Les soldats sont rassemblés en mars 1918 près de New-York, au Camp Upton.
  • Harry Dennis est né le 3 septembre 1884 à Oakalley, Indiana.
  • Au moment où Harry Dennis s'engage, il est conducteur de trains pour la Chicago & Alton Railway ; il réside à Bloomington (Illinois), il est marié depuis septembre 1907 avec Catherine Carbey (Kate, Kitty), le couple a un petit garçon, Joe, né le 3 juillet 1914. Selon plusieurs passages de ses premières lettres, son désir de partir à la guerre a pu choquer son épouse et sa famille, il se justifie et demande que tous soient fiers de lui.
  • Le 12 mars 1918, Harry Dennis rejoint l'armée au Camp Jefferson, à Saint-Louis (Missouri). Il souscrit une assurance-vie pour un versement de 10000 $ en cas de décès, à partager en deux parts égales entre sa femme et sa mère. Il est vacciné contre diverses maladies. Dans sa première lettre, il écrit qu'il se trouve une caserne confortable, bien chauffée ; il envoie ses vêtements civils à son épouse, certains pourront servir à son père.
  • Le 22 mars, il quitte Saint-Louis pour New-York, où il arrive le lendemain, après une halte à Pittsburgh. Son unité est affectée au Camp Upton, qui se trouve au milieu de Long Island, à environ 60 miles de New-York. Ce camp est immense ; il abrite près de 40000 hommes, venus de divers états.
  • Harry Dennis est chargé de construire des tables et d'aménager des bureaux ; ses talents de charpentier lui valent le respect de ses compagnons, souvent plus jeunes que lui. Dans sa compagnie, beaucoup sont des cheminots, employés de diverses entreprises ferroviaires. Durant les premières semaines, les hommes sont soumis à une stricte quarantaine, prolongée à la suite de la découvert de cas de rougeole et de scarlatine. Les visites médicales se suivent : dépistage de la tuberculose, inspection des pieds, des dents...
  • Harry Dennis tente d'obtenir un permis de transport et d'en faire délivrer un à sa femme afin qu'ils puissent se rencontrer, mais il doit y renoncer. Dans ses premières lettres, il réclame des confiseries, du chocolat. Il fait de nombreuses allusions à ses amis et voisins, dont certains sont aussi mobilisés dans l'armée. Il demande à Kitty de lui envoyer des photos d'elle-même et du petit Joe en costume de marin. Il écrit aussi à sa tante, religieuse catholique (sister Alberto).
Les journées se passent entre les entraînements, les gardes, les discussions avec les camarades au coin du feu et les leçons de français :
I will be a regular frog when I get back / Quand je reviendrai, je serai une véritable grenouille (surnom des Français).
Il pratique la boxe et il gagne contre un gros type qui se vantait d'être le plus fort.
Au début du mois de mai, Harry Dennis reçoit sa première paye : 34 $ (25 $ par mois). L'une de ses lettres contient une phrase amusante :
Dis à ton père de ne pas mourir avant mon retour, car je veux assister à sa veillée funèbre.
Les samedi 11 et dimanche 12 mai, Harry et un copain passent une permission à New-York. Ils logent à l'hôtel, se rendent chez un autre ami qui a réuni ses trois sœurs et trois autres jeunes filles ; le petit groupe fait la fête, piano, danse, sortie au théâtre sur Boroadway. Le 19 mai, un grand spectacle est offert aux soldats de Camp Upton. Les artistes George Cohen, Al Jolsen, les Dolly Sisters présentent des sketches, chantent des airs à la mode. Harry Dennis signale que Irving Berlin, le « plus célèbre compositeur de musique du pays » a écrit deux des chansons de ce spectacle : « Just a baby's prayer at twilight » et « I'm gonna pin my medal on the girl I left behind » (Dans son courrier figure une feuille avec le texte de cette dernière chanson, créée cette année-là par Irving Berlin pour la revue Ziegfeld Follies ; elle était interprétée par le Peerless Quartet ; elle a été enregistrée ensuite par le chanteur Henry Burr).
  • Nommé caporal le 17 mai, Harry Dennis attend le départ. Dans les dernières lettres, il raconte les cérémonies du Memorial Day, puis il donne des instructions à son épouse : prendre bien soin de sa santé et de celle de Joe, conduire fréquemment Joe chez ses grands-parents.

Harry arrive en France

  • Le départ a lieu le 5 juin. Le 18 juin, il arrive à Saint-Nazaire.
Harry écrit à son épouse
  • Extrait de sa première lettre postée au Camp de Marcy, le 3 juillet 1918 :
Chers femme et bébé,
J'ai reçu le courrier avant-hier, deux lettres de toi, une du 5 et une du 6 juin. J'ai aussi reçu deux lettres de ma mère, dont l'une avait été postée le 10 juin. Elle disait qu'elle a préparé plusieurs jarres de fraises pour toi et qu'elle allait faire un gâteau à la cuiller le jour-même où elle écrivait. Un gros morceau de gâteau n'aurait pas été désagréable comme dessert ce midi, après mes haricots. Nous ne nous débrouillons pourtant pas mal en ce qui concerne la nourriture. Je ne meurs pas de faim, alors que plusieurs des hommes font la grimace devant le biscuit de ration et le bacon du petit-déjeuner. Je viens de traverser la cuisine et je vois que nous allons avoir mon plat favori, c'est-à-dire des macaronis.
N'aie pas peur que je sois frappé par une balle par ces temps-ci, car nous sommes à une grande distance du front et, selon tous les renseignements, nous resterons là assez longtemps. J'ai suivi des cours pendant quelques jours pour recevoir des instructions sur les méthodes des chemins de fer français. On nous enverra bientôt sur le réseau pour d'autres instructions. Je vais passer l'examen bien que je ne sois inscrit dans aucune des deux compagnies de spécialistes.
Demain ce sera le 4 juillet (Le 4 juillet est pour Harry Dennis une double fête : c'est la fête nationale des Etats-Unis et l'anniversaire de la naissance de son fils Joe), je crois que nous serons libres. Je pense que je vais aller à pied à l'une des petites villes qui se trouvent dans les environs. Ce soir ce ne sera pas comme l'an dernier. Je dois être au lit à 9 h 30. Demain non plus, ce ne sera pas comme le dernier 4 juillet.</font>
  • Le camp Marcy (sur la commune de Champvert) est une grande gare que le 39th Engineers Transportation Regiment construit pour desservir le camp voisin de Verneuil, Motor Transport Corps Reconstruction Park 772. Harry Dennis participe à l'édification du foyer Y.M.C.A., il laissera son nom gravé sur la cheminée en pierres.
Maintenant nous disposons d'un très joli bâtiment du Y.M.C.A., qui vient d'être terminé. Hier soir, trois femmes françaises et un Italien – ou du moins ce que je pense qu'ils sont – nous ont donné un très beau concert. C'est le projet que j'imagine, avoir plusieurs concerts chaque semaine et je vais avoir un projecteur de cinéma de façon à ce que nous ayons des films.
Nous avons beaucoup d'activités comme d'installer des poêles car les nuits sont très froides. Je dors avec quatre couvertures épaisses, la moitié d'un duvet et mon manteau sur moi et alors il n'y a rien de plus confortable. Un copain et moi, nous étions en train de parler aujourd'hui de ce grand froid dans les baraquements et j'ai remarqué que toi tu te gèlerais complètement si tu avais à dormir dans ces conditions. On nous dit que c'est le début de la saison pluvieuse, mais j'espère que cela ne commencera pas avant que nous ayons des poêles dans les baraquements. Les derniers jours il a fait très beau dehors, et le froid est arrivé les nuits.
Eh bien, ma chérie, si les gars qui sont au front continuent à se battre comme ils le font, nous allons bientôt rentrer chez nous. Quelques hommes de notre équipe sont allés à la limite de la zone avancée (zone des combats) et ils ont rapporté des informations. Nous recevons aussi des nouvelles par téléphone, puis nous pouvons difficilement attendre jusqu'au soir le journal, ainsi nous pouvons vérifier si les informations sont confirmées. (4 octobre 1918)
Groupe de soldats
La gare
Une équipe
  • Harrry Dennis, promu au grade de sergent, écrit à son épouse deux fois par semaine, il s'inquiète beaucoup des difficultés que peut rencontrer Kitty, des performances scolaires du petit Joe, il demande des renseignements sur la famille, les amis, sur son beau-frère qui est lui aussi venu en France. Il envoie à Kitty un foulard, une robe, des confiseries françaises, des douilles d'obus qui serviront plus tard à bricoler des lampes, des cadeaux pour le petit garçon.
  • Harry Dennis effectue des voyages en train ou en camion vers d'autres dépôts américains de matériel (à Gesvres, à Is-sur-Tille, au Creusot), il bénéficie de temps libre pour se promener dans la région, il se rend à la messe dominicale :
Je suis allé l'autre jour, avec un camion-benne, à environ huit milles d'ici, dans un camp du génie où l'on coupe du bois de construction, dans une grande forêt. Le camp était à l'écart de la route, à quelque distance, et il semblait aussi tranquille qu'un camp de vacances chez nous. A part les uniformes des hommes qui travaillaient là, rien ne ressemblait à la guerre ou à quelque chose de similaire. J'ai fait un tour sur la route que nos hommes sont en train de réaliser et nous avons traversé une jolie campagne. (17 juillet 1918).
Chaque dimanche, je vais dans une petite ville [Decize]. Nous pouvons trouver de la bière fraîche et, comme les journées sont très chaudes, quelques bouteilles ne font pas trop de mal après une marche de cinq milles.
  • L'armistice est signé le 11 novembre 1918, au moment précis où le corps expéditionnaire américain est parfaitement opérationnel. Mais le séjour du 39th Engineers Transportation Regiment à Marcy va se poursuivre encore près de six mois ; le camp Marcy nécessite encore des travaux.
Je travaille à aménager autour du camp des bâtiments, des chemins, des routes, des fossés. J'ai des prisonniers pour faire le travail. Il a plu pendant les derniers jours et le terrain est très boueux. Nous devons porter tout le temps des imperméables et des bottes. Il y a une chose que personne ne peut dire, c'est que l'Oncle Sam n'habille pas bien les soldats. Nous avons toutes sortes de bons vêtements chauds et de chaussures. J'ai trois bonnes paires de chaussures et maintenant une paire de cuissardes.
Eh bien, je ne sais rien de plus à présent. Chaque jour, il y a des rumeurs infondées que nous allons rentrer à la maison mais cela ne m'amuse pas du tout. J'espère pourtant que nous partirons bientôt car je souffre d'un terrible mal du pays et je languis de te voir, toi, Joe et tous chez nous. (12 décembre 1918).

Il faut maintenant rapatrier les soldats américains.

  • Il faut maintenant rapatrier les soldats américains et une partie de l'énorme matériel. Les conducteurs de train et soldats du génie sont mobilisés en permanence pour assurer des convois entre les gares desservant le front (Épinal, Neufchâteau, Commercy...) et les ports d'embarquement (Saint-Nazaire, La Rochelle, Bordeaux, Brest). Harry Dennis passe une grande partie du printemps 1919 sur les voies ferrées ; il a droit à des permissions de détente à Paris, à Reims, à Montceau-les-Mines ; il prend des photos qu'il envoie à Kitty en annonçant, mois par mois, que le retour ne saurait tarder...
Nous avons trois camions, trois automobiles et deux motos et un conducteur pour chaque véhicule. Pendant quelque temps j'étais occupé comme conducteur supplémentaire. Le capitaine qui censure notre courrier est notre médecin. [...]
Hier, je suis allé à Mars (camp de Mars-sur-Allier), tout près de Nevers. Mars était un grand hôpital mais actuellement la plupart des unités sont parties. C'était plein de boue et j'ai rencontré des infirmières qui circulaient vêtues d'imperméables, de chapeaux et de bottes. C'est leur vie, j'imagine. (22 mars 1919).
  • Le général Pershing vient à Nevers ; avec les autorités françaises, il félicite les troupes américaines et, lui aussi, promet que les « boys » rentreront rapidement. Le ministre de la guerre Newton D. Baker visite les camps, il est très mal reçu à Verneuil, selon le témoignage de Harry Dennis, qui s'impatiente.
Je joins à cette lettre un plan de retour des troupes. J'espère que nous ne ferons pas partie des 629382 qui seront encore là le premier juillet.
Ce matin, je suis sorti et j'ai cueilli quelques violettes que je joins dans la lettre, un petit bouquet pour le dimanche de Pâques. Il en pousse de grandes quantités dans la haie qui entoure nos baraquements. J'espérais arriver avant les autres pour cueillir des violettes sur la colline. Tu sais comme elles poussaient dans les bois, nous les cueillions pendant nos excursions. (9 avril 1919).
Nous rangeons ici des locomotives qui ont été révisées à l'atelier de Nevers. A présent nous en avons environ trente et nous en aurons cinquante. Elles vont être livrées aux Français ; nous en avions d'autres qui sont allées en Roumanie. Elles venaient de Saint-Nazaire et étaient accompagnées par deux soldats roumains sur chaque machine. Nous avons encore trente-cinq locomotives qui attendent d'aller à l'atelier de Nevers. Les hommes du camp de Verneuil, atelier de réparation des véhicules motorisés (Motor Transport Shop), viennent d'arrêter, c'est-à-dire d'arrêter de réparer des véhicules et ils démontent tout. Nous leur avons envoyé des grues de levage pour les aider. Cela annonce un prochain retour. (17 mai 1919).
Maintenant, nous transportons la 88e division. Cela devrait être fini dans quelques jours. Nous avons arrêté d'utiliser les voitures et les wagons français le premier mai. Je ne sais pas quand les journaux vont diffuser l'information sur les mouvements de troupes. Nous n'avons pas de date définitive pour notre départ. J'espère que l'information de la Tribune est juste. Tu n'a pas besoin de me chercher avant le premier juillet. Je suis bien certain que nous serons à la maison à ce moment-là. (16 mai 1919).
  • Dans une lettre postée le 6 juin, Harry Dennis raconte à son épouse le long voyage qu'il vient d'effectuer à Reims, Metz et Bruxelles. Dans une rue de Reims, il a rencontré un certain Brennan, frère d'un de ses amis et ils ont évidemment parlé du pays.
We quit work June 11th and we should sure get out of here and should get home the first part of July / Nous arrêtons le travail le 11 juin et nous allons certainement partir et à rentrer à la maison dans la première quinzaine de juillet.

Après la guerre.

  • Après la guerre, Harry Dennis a repris son métier à Bloomington. Il est décédé à Saint-Louis le 17 mars 1952. Son épouse Catherine est décédée le 31 décembre 1975.
  • Tous les bâtiments des camps de Verneuil et Marcy ont été démontés après de départ des Américains en juillet 1919 ; la majeure partie de ces bâtiments était constituée de bois, plusieurs charpentes ont été vendues à des agriculteurs, à des industriels des environs, les rails ont été récupérés par la compagnie P.L.M., les machines reprises par Schneider, par les industries du Nord, par des artisans. Il ne restait pratiquement plus rien du camp de Verneuil à la fin des années 1920 ; et encore moins de la gare de Marcy.

  • Sauf une cheminée.
  • En 2012, M Robert Kerr, professeur d'histoire à Saint-Louis, Mississipi, et petit-fils de Harry Dennis, est entré en contact par internet avec les Archives Départementales de la Nièvre et par leur intermédiaire avec moi-même ; nous avons échangé de nombreux courriers électroniques à propos des camps américains et j'ai découvert ainsi l'existence de Harry Dennis et ses activités au Camp Marcy.
  • Bob Kerr avait recueilli de sa mère et de sa grand-mère des centaines de lettres et cartes postales écrites par Harry Dennis ; il avait effectué un gros travail de recherches aux archives militaires sur les compagnies qui ont travaillé à Marcy.
  • Harry Dennis avait indiqué à son épouse :
I built a stone wall and now building a stone fireplace in the Y.M.C.A. It is sure some job. I will finish it this week. Every one wants to know where I learned the stone masons trade. / J'ai construit un mur en pierres et maintenant je construis une cheminée dans le Y.M.C.A. C'est vraiment du travail. Je finirai cette semaine. Ils veulent tous savoir où j'ai appris la maçonnerie. (2 novembre 1918).
Well, I have finished my fireplace and a bunch is sitting around it, wasting their skins. I would like to have a photo of it to keep for certain reasons. My fingers are so sore from handing stone I cannot hardly hold the pen to write... / Eh bien, j'ai fini ma cheminée et une bande de gars sont assis tout autour, à se griller la peau. J'aimerais en avoir une photo à conserver pour plusieurs raisons. J'ai tellement mal aux doigts d'avoir porté des pierres que je peux à peine tenir la plume pour écrire...  ( 8 novembre 1918).
  • Plusieurs années après la guerre, en 1938, un vétéran américain était venu à Marcy et il avait pris les clichés dont Bob Kerr m'avait envoyé des copies numériques.
Dear Dennis, On October 8 I stood at the fireplace you built at Marcy and read your name still as clear at the place that cut in 1918... The chimney and the hole where the provisions were stored are the only traces of the 39th R.T.C. / Cher Dennis, Le 8 octobre je suis allé à la cheminée que vous avez construite à Marcy et j'ai lu votre nom aussi lisible que lorsqu'il a été gravé en 1918... La cheminée et le trou où les provisions étaient conservées sont les seuls restes du 39e R.T.C. (Lettre du Capitaine Walker à Harry Dennis).
  • Le hasard et la précision des vues aériennes de Google-Earth ont permis à l'épouse de M. Kerr de localiser très précisément la cheminée. Voilà pourquoi le petit-fils du sergent Harry Dennis avait décidé de venir à Decize, Verneuil et Champvert, pour voir cette cheminée et essayer de collecter des renseignements supplémentaires.
  • Mercredi 17 juillet 2013, Bob Kerr et son épouse sont arrivés à Decize, en provenance de Suisse, où ils avaient passé les jours précédents. Ils m'ont contacté et nous sommes convenus d'un rendez-vous chez moi jeudi matin à 9 h 30 ; nous avons échangé toute la matinée les informations dont nous disposions sur la présence de l'armée américaine à Verneuil, Marcy, Decize, Sougy, Nevers, Saint-Parize...
  • Bob Kerr m'a laissé un DVD qui contient l'essentiel du courrier échangé entre Harry Dennis et sa famille, du début de l'année 1918 jusqu'au printemps 1919.
  • L'après-midi, nous nous sommes rendus à la mairie de Verneuil, où le maire, M. Loriot, et la secrétaire de mairie, Mme Bernier, nous attendaient. Nouvel échange d'informations, photos dans le bureau et devant le fronton de la mairie. Ensuite, M. Loriot nous a guidés vers le site du camp américain et de la gare de Marcy. Et nous avons traversé le champ de maïs... jusqu'à la cheminée et jusqu'aux inscriptions :
La cheminée



39th R T C
NOV 18
DENNIS



Sources :
Courrier, photos et cartes postales de Harry Dennis, collection de M. Robert Kerr ; textes traduits par Pierre et Mady Volut.
Pierre Volut, Les Bleuets Decizois, mensuel rétrospectif du canton de Decize dans la Première Guerre mondiale, lesbleuetsdecizois.blogspot.com ; ce blog présente mois par mois, depuis mai 2014, la vie quotienne dans le canton de Decize et des informations sur les soldats issus du canton, sur les régiments en garnison, etc...; les textes concernant Harry Dennis paraîtront au cours des années 2018 et 2019.

Texte et images proposés par Pierre Volut et mis en page par Michel Mirault le 7 décembre 2016