Laubespin Lionel Antoine

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LAUBESPIN Lionel Antoine, comte de (1810-1896)

Lionel Antoine de LAUBESPIN
  • Il nait à Paris le 6 septembre 1810
  • Il entre à l'Ecole polytechnique et en sort comme officier d'artillerie. Il fait campagne en Afrique, s'y distingue, est mis, en 1840, à l'ordre du jour de l'armée, et est attaché comme aide-de-camp au maréchal Vallée.
  • D'opinions royalistes, il se fait élire dans la Nièvre, où il possède des propriétés, conseiller général du canton de Pouilly, puis il se présente comme candidat monarchiste dans ce même département, aux élections sénatoriales du 5 janvier 1888. Il y a alors trois tours de scrutin : au premier, il obtient 340 suffrages sur 952 votants, tandis que le plus favorisé des candidats républicains, M. Massé, en réunit 250 ; au second tour, il en a 355, contre 288 à M. Massé, et, au troisième, 375 contre 325 à M. Massé. Les voix des républicains s'étant divisées jusqu'au bout entre MM. Massé et Thévenard, radicaux, et MM. Tenaille-Saligny et Frébault, modérés, il est élu en compagnie de M. Decray
  • Il siège à droite du Sénat et se prononce contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre la procédure à suivre devant le Sénat à l'encontre du général Boulanger.
  • Il intervient, dès le début de son mandat, dans la discussion de la proposition de loi ayant pour objet d'assurer, à titre de récompense nationale, des pensions viagères aux survivants des blessés de février 1848 et à leurs ascendants, veuves et orphelins. S'opposant en termes véhéments à la gauche, il défend l'attitude de l'armée en 1848 et conclut ainsi son intervention : « Quelques secours pour des malheureux égarés et repentants, je l'accorde ; une prime d'encouragement aux troubles et aux émeutes, je crois que ce serait immoral et imprudent ». Quelques mois plus tard vient en discussion un projet de loi organique sur le recrutement de l'armée. Se disant lui-même « très vieux conscrit », il fait chorus avec la droite qui s'insurge contre la réduction du service de cinq à trois ans.
  • A cette époque, il est Chevalier de la Légion d'honneur.
  • Sa carrière parlementaire ne représente qu'une partie de son activité. Il se rend célèbre par le bien qu'il fait autour de lui. Ayant perdu un fils unique de neuf ans, il consacre une part importante de ses revenus et même de son capital à la création ou à l'extension de nombreuses oeuvres philanthropiques : l'Institut Pasteur, dont il est l'un des fondateurs, l'oeuvre des condamnés libérés, l'office de l'assistance par le travail, l'oeuvre du denier des veuves et des vieillards.
  • Il ouvre la session de janvier 1895 comme président d'âge, ce qui lui vaut de prononcer, le 8 janvier, l'allocution funèbre de M. Decroix, sénateur de la Loire-Inférieure.
  • Il n'achevera pas son mandat sénatorial car la mort l'emporte le 4 janvier 1896, à 86 ans.
  • Il était officier de la Légion d'honneur.


Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site du Sénat
--m mirault 20 juin 2010 à 05:35 (UTC)