Tenaille Saligny Etienne

De Wiki58

TENAILLE-SALIGNY Etienne Philippe Théodore : sénateur

Etienne Tenaille-Saligny
  • Il nait à Clamecy le 22 février 1830
  • Il vient étudier le droit à Paris et se fait recevoir avocat. En 1856, il achète une charge d'avocat au conseil d'Etat et à la cour de Cassation, dont il se démet en 1870, après avoir échoué, comme candidat indépendant au Corps législatif, le 24 mai 1869, dans la 3eme circonscription de la Nièvre, avec 4.618 voix contre 16.056 à l'élu officiel, M. Lepelletier d'Aunay, 2.381 à M. Eugène Dupin et 1.543 à M. Labot.
  • Après le 4 septembre, il est nommé maire du 1er arrondissement de Paris par Gambetta et est confirmé dans ses fonctions en novembre suivant. Dévoué aux idées et à la politique que Thiers représente au pouvoir, il se présente, le 8 février 1871, lors des élections pour l'Assemblée nationale, et ne recueille dans la Nièvre que 18.461 voix sur 64.512 votants ; quelques jours plus tard (26 février), il est nommé préfet de ce département. Son administration est signalée par de nombreuses poursuites dirigées contre les républicains : dix-huit citoyens furent arrêtés par son ordre à Cosne, traduits devant la cour d'assises du Loiret sous l'inculpation de complot en faveur de la Commune de Paris, et condamnés à des peines variant de six mois de prison à quinze années de détention. Le 12 juillet suivant, il est nommé préfet de la Charente-Inférieure. Il occupe encore ce poste lors de la chute de Thiers le 24 mai ; il donne alors sa démission, revient à Paris, et se fait élire, en novembre 1874, conseiller municipal du 1er arrondissement. Rappelé dans l'administration, le 21 mars 1876, comme préfet du Pas-de Calais, il voit encore sa carrière interrompue par les événements du 16 mai 1877 (opposition entre le président Mac-Mahon et Léon Gambetta) ; le 15 décembre suivant, il est appelé à la préfecture de la Haute-Garonne.
  • Par ailleurs, il avait fait plusieurs tentatives infructueuses aux élections sénatoriales et législatives : le 30 janvier 1876, il réunit dans la Nièvre, comme candidat au Sénat, 108 voix seulement sur 378 votants. Le 20 février suivant, il posa sa candidature à la Chambre des députés dans l'arrondissement de Clamecy, et n'obtint que 6.589 voix, contre 10.142 à l'élu bonapartiste, M. Lepelletier d'Aunay. Il échoua encore, le 14 octobre 1877, avec 7.531 voix, contre 10.631 au même concurrent, réélu.
  • Il entre enfin au Sénat le 5 janvier 1879, élu dans la Nièvre par 194 voix sur 378 votants.
  • Il se fait inscrire au groupe de la gauche républicaine, est rapporteur (juillet 1883) de la loi sur la réforme de la magistrature, demande (août 1885), lors de la discussion de la loi sur le scrutin de liste, qu'il n'y ait pas d'élection partielle dans un département à moins que la représentation du département ne compe un certain nombre de vacances, et vote pour l'article 7 de la loi Ferry, pour les ministères opportunistes qui se succédent au pouvoir, pour la réforme du personnel judiciaire, pour le rétablissement du divorce, pour les crédits de l'expédition du Tonkin, pour l'expulsion des princes.
  • Le 8 janvier 1888, candidat au renouvellement triennal du Sénat, il obtient au premier tour de scrutin 183 voix opportunistes, sur 952 votants, et, au deuxième tour, 127 voix sur 749. Il refuse obstinément de se désister devant la liste radicale et ne réunit plus que 63 voix au 3e tour; la division de la majorité républicaine fait passer la liste conservatrice.
  • Chevalier de la Légion d'honneur (14 août 1876).
  • Il décède à Clamecy le 24 mars 1889..


Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site du Sénat
--m mirault 18 juin 2010 à 07:12 (UTC)