Jaluzot Jules

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JALUZOT Jules (1834-1916)

Jules Jaluzot
  • Il nait le 5 mai 1834 à Corvol-l'Orgueilleux.
  • Fils de notaire, il commence, au collège de Clamecy, ses études classiques qu'il termine au lycée d'Auxerre et à Paris.
  • Il est admissible à l'École militaire de Saint-Cyr en 1854.
  • Changeant alors de voie, il entre d'abord comme simple commis dans une maison de commerce de la rue Vivienne «Aux villes de France », puis aux magasins du «Bon Marché». Ayant acquis par son travail une assez belle situation, il fonde ensuite une nouvelle maison, celle du « Printemps » qui devient rapidement un des trois plus importants magasins de la capitale. Ce premier établissement ayant été détruit par un incendie en 1881, il le fait reconstruire avec le concours d'une société par actions dont il est le gérant et le principal intéressé. Grâce à son habile administration, les « Grands Magasins du Printemps » prennent alors un développement considérable tant en France qu'à l'étranger.
  • Il est également propriétaire dans la Nièvre où il a créé divers établissements industriels : Cordonnerie Nivernaise, Passementerie Nivernaise, Distillerie et Sucrerie d'Origny. Il se fait gloire de faire travailler 10.000 ouvriers.
  • Maire de Corvol, il se présente aux élections législatives du 22 septembre 1889 dans l'arrondissement de Clamecy, comme candidat conservateur révisionniste, et est élu au premier tour par 11.314 voix contre 5.967 à M. Hérisson, radical, député sortant.
  • Il reste « toujours le même, indépendant, libéral, respectueux du gouvernement de la République, ennemi de toute révolution, entendant défendre sous le gouvernement de la République l'ordre, la liberté, et donner l'exemple de la probité politique ».
  • Il est réélu en 1893 par 10.122 suffrages contre 7.133 à M. Maringe, agriculteur, conseiller général en 1898, au premier tour de scrutin, par 9.845 voix contre 4.562 à Gauthier, radical et 1.553 à Guénot, dit Leblond, socialiste.
  • De même en 1898 et en 1902, il est réélu au premier tour par 9.845 et 9.263 voix.
  • Il ne se représente pas en 1906. Inscrit aux groupes agricole, colonial et progressiste du Palais Bourbon, ainsi qu'au groupe de la défense nationale, membre de diverses commissions, il prend une part active aux travaux parlementaires. Il intervient souvent, notamment dans les discussions du budget, des patentes, pour l'institution du timbre militaire et à propos d'un projet de loi tendant à imposer les petites lignes de chemin de fer.
  • En 1908, il abandonne la gérance des « Grands Magasins du Printemps » dont la direction est alors confiée à M. Laguionie par les actionnaires de la société.
  • Il dirige deux journaux du soir : La Presse et La Patrie.
  • C'est à la suite de spéculations malheureuses sur les sucres qu'il renonce à la fois à la politique, à la presse et au commerce.
  • Il se retire dans ses propriétés de la Nièvre mais meurt le 21 février 1916 à Paris, chez sa fille, à l'âge de 82 ans.





Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site de l'Assemblée Nationale
--m mirault 9 juillet 2011 à 09:09 (CEST)