Chevaliers nivernais à Azincourt

De Wiki58

Plus de 6000 combattants français ont péri il y a 600 ans lors de la bataille d'Azincourt, dans le Pas-de-Calais. Mais seuls 500 noms nous sont parvenus et ne représentent que 8% des combattants qui périrent le 25 octobre 1415 face à une armée anglaise moins nombreuse mais d'une redoutable efficacité.

Certains de ces chevaliers et écuyers sont morts les armes à la main, transpercés par les flèches anglaises ou massacrés à coup de lances, d'épées et de haches dans la mêlée. D'autres ont été étouffés, piétinés par la masse de combattants venus en découdre avec l'ennemi héréditaire et qui ont été soudainement pris de panique. Beaucoup enfin ont été froidement exécutés sur ordre du roi d'Angleterre, Henry V, alors qu'ils avaient été faits prisonniers.

Parmi la liste, figurent trois combattants nivernais

Philippe de Bourgogne, comte de Nevers par Mario Venturi / parvimilites.it

Ces morts, pour la plupart, ont été recensés juste après la bataille. Il a fallu parfois plusieurs jours pour les identifier, beaucoup ayant été dépouillés de leurs armures par les Anglais puis par des pillards des villages voisins. Ce sont des chroniqueurs du XVe siècle qui ont établi les premières listes des victimes, quelques années plus tard. Celle rédigée par Enguerrand de Monstrelet est une référence pour les historiens, de même que celles de Jean de Wavrin et Jean Le Fèvre de Saint-Rémy, deux chroniqueurs qui affirmaient avoir assisté, dans leur jeunesse, à cette bataille. On peut également citer les récits du Religieux de Saint-Denis, de Juvénal des Ursins, de Pierre de Fenin, de Guillaume de Gruel (noble breton au service d'Arthur de Richemont, fait prisonnier à Azincourt) ou encore la chronique anonyme dite de Ruisseauville (du nom de l'abbaye située à proximité d'Azincourt, dont les moines furent chargés d'enterrer les morts) redécouverte au XIXe siècle.

Les chroniqueurs, qui ont reconstitué la liste des 500 noms, ont fait un choix et, parmi les combattants et les victimes, ils n'ont nommé que les personnages les plus en évidence par leurs grandes fonctions ou leur haute naissance. La plupart des 500 noms rassemblés sont donc des seigneurs de haut rang et/ou les rejetons des plus grandes familles du royaume. L'élite française a été effectivement décimée à Azincourt.

La mort de la plupart de ces personnages fait peu de doute. Un travail méthodologique par de nombreux chroniqueur a pris en compte les ruptures de lignage, les actes de succession, les transmissions de seigneuries, de charges ou de fonctions. Ces actes confirment les disparitions.


Source:

  • m.france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/


--Patrick Raynal 31 octobre 2015 à 10:42 (CET)