Autres végétaux

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L’Armoise champêtre (Artemisia campestris)
Les pelouses et prairies sèches abritent des espèces végétales remarquables, comme l’Armoise champêtre. Au sein de la réserve naturelle, on peut trouver trois petites stations de cette espèce très rare en Bourgogne, notamment sur l’île du Bas (commune de Mesves-sur-Loire). Sa silhouette buissonnante et ses touffes vivaces ont incité les botanistes à donner le nom de "landine" au milieu où elle se rencontre. Les pelouses à Armoise champêtre sont un des habitats naturels les plus caractéristiques des grandes vallées alluviales. Leur maintien est donc essentiel pour conserver l’intérêt et la richesse du patrimoine naturel ligérien.
Sa hauteur varie entre 20 et 80 cm. Elle est protégée en Bourgogne. Sa floraison s’étale de juillet à septembre.

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La Baldingère faux-roseau (Phalaris arundinacea)
Plante vivace à rhizomes, semblable au roseau, de la famille des Poacées et très commune sur les berges des eaux calmes dans la Nièvre.
Elle est aussi cultivée en tant que fourrage et fournit des fibres utilisées dans la fabrication de la pâte à papier.

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Le Bouillon blanc (Verbascum thapsus))
De la famille des scrophulariaceae, également appelé molène, herbe de Saint-Fiacre, cierge de Notre-Dame, fleur de grand chandelier, oreille de Saint-Cloud, queue de loup, le bouillon blanc est originaire d’Europe et d’Asie.
C’est une plante médicinale recommandée pour lutter contre la toux, les bronchites, les trachéites ou les laryngites. Le bouillon blanc possède également des propriétés apaisantes et anti-inflammatoires. En application externe il calme les irritations cutanées et buccales.
C’est une plante indicatrice des milieux perturbés et des friches et que l’on rencontre sur les grèves de Loire après le remaniement des plages de sable par les crues d’hiver.

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Le Butome en ombelle (Butomus umbellatus)
Le Butome en ombelle, ou Jonc fleuri, est une grande plantes à fleurs, vivace, qui vit les pieds dans l’eau et affectionne les parties ensoleillées des berges des cours d’eau et des étangs. Très robuste, il peut survivre à de très grandes variations de température. Il passe l’hiver à l’état de rhizome, bien enraciné dans la rive, et attend la baisse du niveau et un réchauffement des eaux pour repartir de plus belle. Mais s’il lui arrive de rester submergé lors d’un printemps humide, il réussira à pousser même sous 3 mètres d’eau. Autrefois, il était utilisé pour la vannerie.
Sa hauteur varie entre 50 cm à 150 cm. Il est protégé en Bourgogne. Sa floraison s’étale de juin à août.

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L’Épervière de Loire (Hieracium peleterianum subsp. ligericum)
Bien ancrée grâce à ses racines profondes, l’Épervière de Loire résiste au courant lors des submersions. C’est une espèce endémique à la Loire, c’est-à-dire qu’elle n’est présente que le long du fleuve et de ses affluents. Pour se maintenir, elle a besoin d’un recouvrement régulier par les eaux et donc d’une dynamique fluviale active.
Sa hauteur atteint 10 à 30 cm. Elle est protégée en Bourgogne et sa floraison a lieu de mai à juillet.

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La Fétuque à longues feuilles (Festuca longifolia)
La fétuque à longues feuilles est une plante vivace, aux feuilles longues, étroites et un peu rudes, formant des touffes. Elle affectionne les sols pauvres en éléments nutritifs, secs et ensoleillés. Elle est donc parfaitement à son aise sur la majorité des sables des bords de Loire qu’elle teinte d’un léger ver bleuâtre. Elle tolère bien la présence du bétail, à condition que le pâturage ne soit pas trop intensif.
Sa hauteur varie entre 20 et 60 cm. Sa floraison s’étale de juin à juillet.

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L’Iris faux-acore (Iris pseudacorus)
Cette plante aussi appelée "Iris des marais" ou "Iris jaune"est une herbe haute qui garnit les rives de la Loire. Elle ressemble aux iris de nos jardins mais, bien qu’aimant des expositions chaudes et ensoleillées, elle nécessite des sols humides.
Sa hauteur varie entre 40 cm et 1,20 m. Sa floraison s’étale d’avril à juillet.

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La Jussie à grandes fleurs (Ludwigia grandiflora)
Plante aquatique originaire d’Amérique du Sud ou du sud des États-Unis. Elle fut introduite en France entre les années 1820 et 1830 pour orner bassins d’agréments et aquariums. Très envahissante des lieux naturels humides et aquatiques calmes, elle appartient à la famille des œnothéracées ou onagracées. Ses risques de prolifération et de propagation peuvent devenir incontrôlables. Son élimination est quasi impossible du fait que ses racines peuvent s’enfoncer jusqu’à trois mètres dans le sol, qu’il suffit d’une petite partie de rhizome pour que la plante survive et qu’elle se multiplie facilement par bouturage naturel. Le seul remède curatif est l’arrachage sur les nouvelles zones d’installation, en veillant bien à récupérer tous les débris de végétaux.
La Nièvre n’échappe pas à cet envahissement. Depuis 2007, la commercialisation et le transport des jussies sont interdits en France.

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Le Perce-neige (Galanthus nivalis)
Parmi les fleurs des sous-bois, celle du Perce-neige est la première à se montrer dès le mois de février. Dans la forêt alluviale des bords de Loire, cette plante n’est présente et abondante qu’en aval de la confluence avec l’Allier. L’espèce a probablement été transportée depuis le Massif Central lors des crues de ce fleuve. Souvent utilisée pour l’ornement des parcs et jardins, elle est victime du prélèvement de ses bulbes. Ce dernier est donc réglementé pour éviter les pillages et est interdit sur la réserve naturelle.
Sa hauteur atteint 15 à 25 cm. Il est très rare en Bourgogne. Sa floraison s’étale de janvier à mars.

Le Pigamon jaune (Thalictrum flavum)

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Le Pigamon jaune est une grande plante à fleurs odorantes qui se développe rapidement. Ses fruits flottants lui permettent de bien se disséminer le long des cours d’eau. Grâce à son long rhizome et à ses nombreuses tiges aériennes, il peut occuper de grandes étendues. Le Pigamon jaune était autrefois utilisé pour teindre la laine en jaune et comme purgatif. La réduction des surfaces de prairies bordant les cours d’eau, qui tendent aujourd’hui à se boiser, est la cause de sa raréfaction.
Sa hauteur varie entre 50 à 150 cm et sa floraison s’étale de juillet à août. Il est protégé en région Centre.

La Pulicaire vulgaire (Pulicaria vulgaris)

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À partir de la fin juillet, les grèves changent de couleur : de nombreuses espèces végétales profitent des vases humides et des dépôts sableux pour se développer, comme la Limoselle aquatique ou la Pulicaire vulgaire, également appelée Herbe de Saint-Roch (famille des marguerites). Ne vous y trompez pas : si elles paraissent abondantes sur les bords de Loire elles sont rares à l’échelle du territoire français et sont donc protégées.
La hauteur varie entre 10 et 30 cm. Elle est protégée en France. Sa floraison s’étale de juillet à septembre.

La Renouée du Japon (Reynoutria japonica)

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Introduites volontairement ou accidentellement par l’homme, de nombreuses plantes exotiques se sont installées sur les bord de Loire. Le plus souvent, ces espèces se mêlent de façon équilibrée à la flore indigène mais parfois, en l’absence de régulation naturelle (prédateurs, parasites, concurrence, climat défavorable), certaines d’entre elles deviennent envahissantes et nuisent à la biodiversité. Originaire d’Asie, la Renouée du Japon a été introduite comme plante ornementale. Elle se multiplie de manière très efficace à partir de morceaux de tige ou de rhizome. Les massifs de renouées peuvent d’étendre d’un mètre par an.
Sa hauteur atteint de 1 à 4 m et sa floraison a lieu de juin à août.

La Salicaire commune (Lythrum salicaria)

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La salicaire appartient à la famille des lythracées (Lythraceae) et ses vertus médicinales sont connues depuis l’Antiquité. Ses constituants en font un excellent remède antihémorragique, astringent, adoucissant, analgésique, cicatrisant en utilisation externe, antiseptique intestinal, anti-infectieux, antifongique, anti-inflammatoire et antidiabétique. Elle est tout particulièrement indiquée contre les diarrhées.
Cette plante est également très commune sur les berges ensoleillées des eaux calmes.

La Saponaire (Saponaria officinalis)

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Cette plante de la famille des Caryophyllaceae est la plante courante des chemins, des fossés et des bords des eaux. Elle aime les sols riches en azote.
Saponaria est le nom que les Romains donnaient aux domaines qui fabriquaient du sapo, terme latin qui signifie savon et destiné aux familiers des thermes. C’était une pâte moussante à base de graisse animale et de cendres utilisée par les Gaulois pour se laver et soigner les fistules purulentes. Mêlée à de la cendre de hêtre, elle servait pour teindre les cheveux en roux. Les Grecs furent les premiers à employer le suc de la saponaire pour dégraisser les laines puis pour nettoyer les vêtements et le corps.
Appelée également herbe à savon, cette plante était la plante des lavandières et on la trouvait aux abords des maisons. La saponine qu’elle contient lui confère des propriétés moussantes et lavantes. Elle est efficace sur le linge, notamment les taches de gras, et est également utilisée dans les soins cosmétiques. L’utilisation en usage interne doit se faire avec précaution car la plante peut s’avérer dangereuse.

Sources : Réserve naturelle du val de Loire avec son aimable participation par la communication de visuels
Sites futura sciences, Calaméo, doctissimo, plantes et santé, promesse de fleurs, wikipedia
Blog Loire et biodiversité
Images : Martine Noël, Wikipédia, freenatureimages, site val-loire-iguerande-decize.n2000, fauneflore-massif central, blog Loire et biodiversité, forum-botanique fxtaxil.com, especes-exotiques-envahissantes.fr

Martine NOËL (discussion) 6 novembre 2019 à 13:19 (CET)