Nevers rue des Frères Gayet

De Wiki58
Révision datée du 15 avril 2014 à 09:17 par Admin (discussion | contributions) (Page créée avec « '''<u>RUE DES FRÈRES GAYET à NEVERS</u>''' *En 1940, habitent au n° 40 de la <u>rue de la Préfecture</u> Jean-Marie Gayet et son épouse... »)
(diff) ← Version précédente | Voir la version actuelle (diff) | Version suivante → (diff)
Aller à la navigationAller à la recherche

RUE DES FRÈRES GAYET à NEVERS

  • En 1940, habitent au n° 40 de la rue de la Préfecture Jean-Marie Gayet et son épouse Marie Pigeonnet. Ils ont sept enfants, lui est agent de maîtrise aux Ateliers de Vauzelles. L'un des enfants s'appelle « André », il est couvreur. Ses interventions sur et sous les toits sont propices à des trouvailles intéressantes comme une arme, par exemple. Il ne se prive pas de ressortir avec, et ses actes sont cautionnés par ses frères. Du coup, des allées et venues sont fréquentes au n° 40 et font naître inquiétudes et interrogations. Les frères Gayet sentant un danger imminent, disparaissent discrètement. André se retrouve pour peu de temps en zone libre, dans un camp de jeunesse. La zone libre est envahie en novembre 1942. Il réussi néanmoins à gagner l'Algérie et contracte un engagement dans « la coloniale ». Après le débarquement américain il passe au 1er régiment de parachutistes, parvient en Sicile et en Provence. Il fait la campagne de France dans les Ardennes, campagne pendant laquelle il sera blessé. Lorsqu'il recouvre ses capacités physiques, il est envoyé en Indochine. Lors d'une mission, son parachute saboté par les Viets, ne s'ouvre pas.
    Il est tué le 27 novembre 1946 à Haïphong, au-dessus du terrain d'aviation de Cat-bi (Tonkin).
    Maurice, son frère cadet est né à Nevers le 7 septembre 1933. Comme ses frères aînés, il sera contraint par la force des choses à entrer dans la Résistance. Comme André, il sera parachutiste en Indochine puis sera versé dans le service des transmissions à Diên-Biên-Phu.
    Fait prisonnier par le Viet-Mhin, en mauvaise santé, Maurice n'en peut plus, il se traîne. Nul ne sait ce qui s'est passé ensuite ni ce qu'il est devenu. C'était en 1954, le long de la route coloniale n° 41, en Indochine.

Avril 2014

Source : Nevers pas à pas, François Lechat.