Yonne

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  • L'Yonne est une rivière de la moitié nord de la France, coulant principalement dans l'ouest de la région Bourgogne.
  • Elle est le principal affluent gauche de la Seine.
  • Elle a donné son nom au département de l'Yonne.
  • L'Yonne prend sa source dans une tourbière sur le Mont Préneley à 738 mètres d'altitude, à Glux-en-Glenne pour rejoindre la Seine à Montereau-Fault-Yonne (77).
  • Sur son parcours se trouve le barrage de Pannecière avec une retenue de 82 500 000 m3.


« L'Yonne est en réalité le principal cours d'eau du bassin de la Seine (293 km de long), et géographiquement, c'est l'Yonne qui coule à Paris » (Wikipedia)

Source: geoportail.fr

Cette théorie s'appuie sur des données hydrologiques puisque le débit de l'Yonne est supérieur à celui de la Seine au moment où les cours d'eau se rejoignent.


En effet, lorsque deux fleuves se réunissent, on considère que c’est celui au plus petit débit qui se jette dans l’autre. À Montereau-Fault-Yonne, en Seine-et-Marne (77), la Seine a un débit de 80 m³/seconde, tandis que l’Yonne a un débit de 93 m³/seconde. La Seine se jette donc dans l’Yonne. C’est ainsi que Paris est en réalité traversé par l’Yonne, qui se jette dans la Manche.
Mais pourquoi cette erreur ? Il faut en fait probablement remonter à l’époque gauloise et prendre en compte les véritables guerre d’influence entre tribus. Imposer la Seine était une façon d’asseoir le pouvoir de ceux qui contrôlaient ce fleuve. À moins que, depuis tous ces siècles, les débits aient changé !
Site anecdote-du-jour.com


En 1984, Henri Vincenot dénonce déjà l’imposture dans Les Canaux de Bourgogne (Éditions Rivages). On le lit mais on ne l’entend guère. Dix ans plus tard, Michel Grandin affirme pareillement que « la Seine doit à l’Yonne d’être appelée fleuve » dans Rivières de France, histoires et portraits (François Bourin).
Les relevés hydrologiques de Roger Brunet (CNRS) sont, en revanche, bien plus précis. Dans Atlas et géographie de la France moderne (Flammarion), il établit avec exactitude que l’Yonne l’emporte nettement sur la Seine. Il montre même qu’à leurs niveaux les plus élevés, de décembre à mars, le débit de l’Yonne atteint 191 m3/seconde, contre 142 m3/seconde à sa “grande” sœur. Cherchez l’erreur…
Alain Baudin (www.lyonne.fr)


Pour en savoir plus sur les données hydrométriques officielles : http://www.rdbrmc.com/hydroreel2/index.html



--Patrick Raynal 27 octobre 2013 à 08:42 (CET)