Saint Vérain église

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L'église Saint Vérain et Saint Blaise

L'église Saint Vérain et Saint Blaise

C'est en l'an mil que Gibaud 1er fonda, dans la cité le prieuré de Saint Vérain dépendant de l'abbaye de Saint-Germain-d'Auxerre. Au XIIème siècle, l'un de ses descendants, sans doute Hugues 1er entreprit d'édifier un monument en pierre, plus solide et plus majestueux que le bâtiment primitif. C'est une église bénédictine de transition entre le style roman et le style gothique.

On distingue à l'intérieur de l'église:

  • une nef à trois travées, à éclairage direct, bordée de bas cotés,
  • un transept non saillant dont la croisée supporte le clocher,
  • un choeur de deux travées terminé par un chevet plat, présentant des traces de remaniements très important,
  • deux chapelles rectangulaires en prolongement des collatéraux.


  • Église paroissiale de Saint Vérain et de Saint Blaise, plan cruciforme.
  • Le chœur et les deux chapelles qui l'accompagnent, de la fin du XIIè siècle ; le reste, du XIIIè.
  • Les deux travées du chœur carré voûtées en berceau brisé, avec arcs-doubleaux retombant sur des colonnes engagées à chapiteaux de crosses végétales ; la première de ces travées communiquant, par des arcs cintrés sur pilastres à chapiteaux sculptés, avec deux chapelles voûtées en berceau et percées de fenêtres cintrées.
  • Une grande fenêtre gothique bouchée au mur est du chevet et deux autres fenêtre cintrées ; dans l'une, restes d'un vitrail représentant un personnage en robe noire, agenouillé devant un prie-Dieu sur lequel se trouvent un livre et un bonnet carré ; écu à une tour surmontée d'un cœur, accompagnée de trois étoiles et cantonnée de quatre merlettes, les étoiles d'or et les merlettes d'azur, le reste incolore ; autour de l'écu, la devise spero qvandiv spiro, et au-dessous : m. s. richard bailly.
  • Partie centrale du transept voûtée sur croisée d'ogives rondes à arête, colonnes à chapiteaux de crosses végétales portant les ogives soutenues elles-mêmes par des masques ; clef percée ; voûtes d'arête aux bras.
  • Trois travées de la nef flanquées de bas côtés ; piliers garnis de colonnes engagées, à chapiteaux sculptés, supportant de lourds arcs-doubleaux gothiques ; les membrures rondes à arête de la nef ayant pour supports, aux extrémités, des colonnettes et des consoles, ailleurs le mur sur lequel les voûtes sont en retraite ; clefs sculptées de rosaces.
  • Fenêtres de la nef en lancette : l'une d'elles a conservé des vitraux à sujets légendaires du XIIIè siècle ; fenêtres des bas côtés refaites au XVIè.
  • Petit portail à cintre décoré de moulures rondes ; au-dessus, trois hautes fenêtres gothiques inscrites dans un grand cintre qui retombe, comme les moulures de la porte, sur des colonnettes à chapiteaux de crosses végétales et à bases munies de griffes.
  • Portes carrées, à linteau porté sur des consoles, aux murs nord et sud des bras.
  • Les combles de la nef et les bras portés sur un bahut peu élevé, reposant lui-même sur des modillons unis ; modillons semblables au chevet.
  • Contre-forts peu saillants à retraites, quelques uns refaits.
  • Clocher carré central couvert d'un toit pyramidal.
  • Stalles fort simples du XVIè siècle.
  • Trois cloches avec inscriptions, l'une de 1653, les deux autres de 1721.
  • Christ en croix, en bois polychrome du XVè siècle (classé MH en 1908).
  • Statue de Saint Blaise en bois polychrome du XVIIè siècle, restaurée en 1992.
  • Des fouilles effectuées dans l'église en 1993-1994 ont mis à jour une cinquantaine de sépultures, et, plus surprenant, un moule qui aurait servi à la fonte de la cloche primitive,


A remarquer particulièrement:

  • dans la fenêtre centrale du choeur, un vitrail du XIIIème siècle comportant cinq tableaux : la flagellation de Jésus, la trahison de Judas, le sacrifice d'Abraham, le bouc émissaire et un personnage jouant de la viole devant une femme qui pourrait être l'épouse du donateur.
  • à gauche, un autre vitrail sans intérêt dans lequel est inséré un morceau d'un vitrail qui proviendrait de la chapelle du château : un moine sur un prie-Dieu avec la maxime Spero quandiu spiro (tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir).

dans le choeur, des stalles du XVème siècle.

  • à droite du choeur, des chapiteaux romans présentant des feuilles stylisées avec des pommes de pin, des coquilles rappelant le passage des pèlerins en route vers Saint-Jacques, une sirène ailée et un personnage fabuleux ailé, à corps de cheval et à tête humaine.
  • un confessionnal en bois du XVIIIème siècle, un Christ sur la croix en bois polychrome du XVème siècle situé sur un mur du croisillon nord.
  • une statuette en pierre du XVème siècle symbolisant Saint Vérain terrassant le dragon ; elle est fixée au mur méridional du transept.



Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)
Photo : Brigitte Foudrier (GenNièvre)
--m mirault 17 octobre 2010 à 06:39 (UTC)