Provost Dumarchais Gaston

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Maire et Sénateur (1864-1951)

Gaston PROVOST-DUMARCHAIS
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  • Il nait le 25 février 1864 à Paris.
  • Après des études secondaires et supérieures qui le conduisent à la licence en droit, il se consacre à partir de 1895 à l'agriculture.
  • Propriétaire exploitant, il est rapidement porté à la présidence du comice agricole de l'arrondissement.
  • Maire d'Alligny-Cosne, il se présente avec succès à l'élection sénatoriale du 9 janvier 1921, destinée à pourvoir au remplacement de Jacques Jean Baptiste Imbart de La Tour, décédé. Il est réélu aux renouvellements triennaux des 6 janvier 1924 et 16 octobre 1932.
  • Inscrit au groupe de l'union républicaine et successivement membre des commissions du commerce, de l'agriculture et des finances, il prend une part très active aux travaux de la Haute Assemblée.
  • Spécialiste des questions agricoles et viticoles il intervient dans la plupart des débats consacrés à ces questions pendant ses dix-neuf ans de mandat. Son objectif majeur est l'équilibre indispensable entre les conditions économiques de l'exploitation agricole et celles de l'industrie. Les variations du prix du blé, en particulier, l'amènent presque chaque année à défendre à la tribune le pouvoir d'achat des paysans. Il demande notamment la suppression de l'impôt sur les bénéfices agricoles « devenu une dérision », une saine politique de l'élevage et des céréales, la baisse des fournitures agricoles parallèlement à celle des produits de la terre, la liberté de distillation pour les viticulteurs, la refonte de la loi sur les assurances sociales trop peu favorable aux agriculteurs, la protection des fermiers.
  • Il voit dans le maintien, voire le renforcement du protectionnisme, l'un des principaux moyens de pourvoir à nos besoins par la production agricole française et d'arrêter l'exode rural dont il dépeint en termes émouvants les méfaits dans ces campagnes qu'il aime tant.
  • C'est encore cette pensée qui le guide lorsqu'il évoque les problèmes sociaux. Ainsi, à propos de la fermeture de puits de mine à Saint Étienne et dans le Pas-de-Calais, il reproche au gouvernement d'avoir attiré les jeunes ruraux vers la ville pour en faire des chômeurs. Il s'oppose au vote de la loi sur les quarante heures hebdomadaires par crainte d'une ruine de l'économie dont les premières victimes seraient aussi bien les travailleurs que les agriculteurs, en raison de l'augmentation des produits industriels.
  • Sa compétence en matière financière l'amène, par ailleurs, fréquemment à prendre la parole lors de l'examen des textes budgétaires et fiscaux. Il réclame sans cesse une compression des dépenses publiques, base indispensable à ses yeux, de la stabilité intérieure. En politique étrangère, il est attaché à la paix et à la sécurité européenne. Persuadé qu'après s'être couverte par le pacte de Locarno, l'Allemagne, « que l'on a laissé grandir et s'armer », attaquerait la Russie pour se retourner ensuite contre l'Ouest, il milite en faveur d'une défense de la France aussi bien sur le Rhin qu'à l'Est au moyen de l'alliance russe.
  • Il est doué d'une éloquence convaincante qui lui vaut toujours de vifs applaudissements dans l'hémicycle.
  • Il est secrétaire du Sénat de 1930 à 1933.
  • Il est l'auteur d'un ouvrage : « Le vigneron devant sa vigne détruite. »
  • Le 10 juillet 1940, il vote en faveur des pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
  • Retiré de la vie politique, il meurt le 19 août 1951 à Alligny Cosne à l'âge de 87 ans.



Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site du Sénat
--m mirault 30 juin 2010 à 05:29 (UTC)