Goyre Laplanche Jacques Léonard

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Jacques Léonard Goyre Laplanche (1755-1817)

  • Il naît à Nevers le 18 mai 1755.
  • Il est moine bénédictin à Nevers quand la Révolution éclate et adhère aux idées nouvelles.
  • Il devient vicaire épiscopal de l’évêque constitutionnel de la Nièvre en 1791.
  • Il est élu membre de la Convention le 8 septembre 1792 par le département de la Nièvre à la sixième place par 201 voix sur 376 votants
  • Il siège alors à la Montagne et vote la mort de Louis XVI (voir la Nièvre régicide) en déclarant « Je vote pour la mort et, par mesure de sûreté générale, je la vote pour le plus bref délai »
  • Il est ensuite envoyé en mission dans la Nièvre avec Collot d’Herbois, puis dans le Loiret et dans le Cher où il persécute les prêtres et les religieuses qui ont échappé à la déportation en raison de leur âge.
  • Il épouse la fille de son collègue Delagueulle, conventionnel du Loiret et la présente le 8 brumaire à la Commune de Paris en ces termes « Exempt de préjugés et de superstition, je viens faire part à la Commune du lien que j’ai contracté avec la fille d’un député montagnard comme moi »
  • Il part ensuite pour une nouvelle mission à Caen en se faisant préparer une pompeuse réception par toutes les autorités publiques, civiles et militaires. A cette occasion il déclare qu’il « vient encourager les patriotes à terrasser l’hydre du fanatisme et de la réaction, et à marcher sur les cadavres amoncelés des aristocrates, des fédéralistes, des muscardins et des royalistes ». Il s’efforce partout de « faire disparaître les prêtres comme autant de vers rongeurs » et ordonne de réserver les fonctions du culte constitutionnel aux prêtres mariés.
  • Les plaintes s’accumulant contre lui, il finit par être décrété d’arrestation le 22 thermidor an III et il publie le mois suivant un mémoire justificatif dans lequel il reconnaît qu’ « il a pu commettre quelques erreurs et avoir quelque exagération inspirée par les circonstances ».
  • Il bénéficie de l’amnistie générale du 4 brumaire an III
  • Il se fait ensuite oublier sous le Directoire et mène une vie discrète à Romorantin qui lui permet d’échapper à l’exil pour régicide au retour des Bourbons.
  • Il décède à Salbris (Loir et Cher) le 3 novembre 1817


  • Source : Dictionnaire des parlementaires français de Robert, Bourloton et Cougny.

--m mirault 22 novembre 2008 à 17:17 (UTC)