Poissons

De Wiki58

La Grande Alose (Alosa alosa)

Grande Alose.jpg

Le bras principal est un axe migratoire important pour le Saumon atlantique, les lamproies et les aloses qui remontent le fleuve pour se reproduire et le descendent jusqu’à l’océan atlantique pour grandir. En mai, à la nuit tombée, le couple de Grande Alose entame une parade nuptiale surprenante : femelle et mâle s’accolent et nagent en rond très rapidement pour libérer respectivement œufs et semence, formant une gerbe d’eau caractéristique. Après l’éclosion, les alosons resteront quelques mois en Loire, se nourrissant de larves d’insectes aquatiques avant de gagner l’océan où leur croissance durera 2 à 8 ans.
Sa longueur est d’environ 50 cm. Son poids est d’environ 1,5 kg. Elle est protégée en France et en Europe. Son espèce est menacée. Les adultes sont présents d’avril à juillet.

La Bouvière (Rhodeus amarus)

Bouvière.jpg

La Bouvière fréquente les eaux calmes, peu profondes et parsemées d’herbiers. Sa reproduction dépend entièrement de la présence de moules d’eau douce dans lesquelles la femelle dépose ses œufs. La survie de l’espèce est donc directement impactée par la sensibilité des moules d’eau douce à la pollution des eaux. À l’aval de la zone humide des Vallées(1), une dépression partiellement connectée à la Loire constituait, au moins jusqu’en 2005, une frayère idéale pour cette espèce comme pour d’autres poissons. Mais elle est actuellement menacée d’assèchement.
Sa longueur atteint 5 à 8 cm, son poids est d’environ 15 g. Elle est protégée en France et en Europe et son espèce est menacée. Elle est présente toute l’année.

(1) Hameau de Couargues (Cher)

Sources : Réserve naturelle du val de Loire avec son aimable participation par la communication de visuels
Images : Site entrepecheurs.com, ittiofauna.org

Le silure (Silurus)

Loire-silure.jpg

Une lectrice du Journal du Centre a photographié ce pêcheur et sa proie, "un superbe silure de 1m99", dit-elle. Le poisson a été capturé dans la Loire à Nevers, lundi 28 octobre vers 11h30.

Le silure (Silurus glanis) est le plus gros poisson carnassier des eaux continentales de nos régions et d'Europe. Les variations de couleur de sa robe, du vert olive au gris anthracite uni ou moucheté, sa face ventrale blanchâtre et ses barbillons lui donnent un air de famille avec le poisson-chat. Ils appartiennent, en effet, tous deux à l'ordre des siluriformes, mais leur taille sont sans commune mesure. À 20 ans, les plus beaux spécimens de silures peuvent atteindre des tailles de 2,50 m pour un poids de 100 kg.

Présent en « France » jusqu'à l'ère quaternaire, le silure s'éclipse ensuite, pour ne plus se trouver que dans les cours d'eau d'Europe Centrale, et principalement dans le Danube. Son retour dans les eaux françaises remonterait aux années 1970. Il aurait été volontairement réintroduit par un pisciculteur du bassin de la Saône dont l'objectif était d'observer l'acclimatation de l'espèce.

Le silure se rencontre désormais dans la quasi-totalité des rivières, lacs et plans d'eaux des réseaux hydrographiques. Il aime de préférence les eaux calmes, profondes et turbides, dans lesquelles il évolue essentiellement au crépuscule et de nuit. Ses capacités d'acclimatation et d'adaptation sont très grandes.

Le silure est devenu un poisson trophée. Comme les carpistes, les « silureux » sont « addicts » à l'adrénaline que procure la lutte, à bout de canne, contre un silure de 10, 20, 50 kilos.

Côté commercialisation, nombre de pêcheurs professionnels vendent leurs silures en vente directe sous forme de filets, cela permet aux consommateurs de ne pas voir la tête de la bestiole et d'obtenir une chair blanche et sans arêtes. Ainsi préparée, elle est exceptionnellement facile à cuisiner. En effet, contrairement aux filets de la plupart des poissons qu'ils soient d'eau douce ou de mer, les filets de silures sont d'une excellente tenue à la cuisson et se cuisent comme un steak. On pourrait les classer dans la catégorie des « plats de tous les jours », économiques et diététiques. Certains chefs savent si bien préparer le silure qu'il en devient un plat de festin.

Source: lepecheurprofessionnel.fr

Silure aux champignons

  • Pour 4 personnes
  • Préparation : 20 min
  • Cuisson : 20 min
  • 4 darnes de silure • 250 g de petits champignons de Paris • 250 g de petits oignons • 10 à 15 dl de crème fraîche • 2 feuilles d'oseille • 150 g de beurre fin • fleur de sel • poivre • 100 g de croûtons frits
  • Placez les darnes dans un plat. Salez, poivrez. Ajoutez les oignons émincés et les champignons coupés en lamelles. Mouillez avec du cidre sec. Faites mijoter 20 min.
  • 5 min avant de servir, réservez le poisson et sa garniture. Passez le jus de cuisson au chinois et faites-le réduire de moitié.
  • Ajoutez la crème fraîche et une légère chiffonnade d'oseille. Incorporez 50 g de beurre fin.
  • Versez sur le poisson garni. Servez avec des croûtons frits préalablement préparés dans 100 g de beurre fin.
  • Accompagnez d'un cidre normand.

La carpe (Cyprinus carpio)

Traditionnellement, on a tendance à chercher la carpe dans les étangs ou les lacs. L'étang de Fleury la Tour, le lac des Settons, le lac de barrage de Pannecière-Chaumard sont des lieux connus des carpistes.

Loire-carpe17kg.jpg

Mais ce poisson est également dans les fleuves, notamment la Loire.

Ce matin, deux jeunes pêcheurs ont sorti au leurre une carpe de 17 kg des eaux de la Loire, à Saint-Léger-des-Vignes. Un gabarit peu commun dans la Loire nivernaise. Journal du Centre du 31 octobre 2013