Nevers église Saint Etienne

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L'église Saint Étienne de Nevers
  • Église de l'ancien prieuré de Saint Étienne (chanoines réguliers de Saint Sylvestre, puis Clunisiens), maintenant paroissiale de Saint Étienne, bâtie entre 1063 et 1097, et restée ce qu'elle était lors de sa consécration, sauf l'adjonction d'une chapelle du XVe siècle et d'une sacristie et la destruction des trois clochers ; l'un des monuments les plus homogènes et les plus intéressants du XIe siècle qu'il y ait en France.
  • Plan en croix, terminé par un chevet demi-circulaire, flanqué de chapelles rayonnantes, et par deux absides latérales.
  • Chœur voûté en berceau, terminé par un cul-de-four, délimité par huit colonnes fabriquées au tour, quelques unes annelées, qui soutiennent des arcs cintrés, communiquant avec le déambulatoire.
  • Au-dessus de ces arcs, une galerie d'arcatures cintrées portées alternativement par des pilastres et des colonnettes fuselées ; fenêtres cintrées.
  • Déambulatoire voûté d'arête, ses parois garnies d'arcatures ; épitaphe de sœur Marie de Saint-Joseph et de la révérende mère Agnès de Jésus-Maria, de l'ordre de Notre-Dame du mont Carmel, mortes en 1675 et 1676.
  • Les trois chapelles rayonnantes, en cul-de-four, percées de baies cintrées à colonnettes ; entre les chapelles, des fenêtres pareilles à celles de chapelles.
  • Chapiteaux sculptés de palmettes et de feuilles d'eau.
  • Au carré, coupole octogone à sa base, ovoïde à sa partie supérieure, sur quatre arcs cintrés dont les doubleaux ont pour supports des colonnes engagées.
  • Les bras voûtés en berceau, divisés par une arcade cintrée sur pilastres, surmontée d'un mur percé de cinq petites arcades que soutiennent de courtes colonnettes ; murs nord et sud du transept décorés d'arcatures cintrées et en mitre et percées de fenêtres cintrées ; au nord, petite abside pareille aux autres, dans laquelle se voit la dalle funéraire, fort effacée, d'un prieur de Saint-Étienne, du XVIe siècle, de la famille de Favardin, dont le blason est gravé sur la dalle ; au sud, à la place de l'abside, une chapelle carrée, construite en 1474, voûtée sur croisée d'ogives prismatiques et éclairée par une fenêtre gothique à remplage flamboyant.
  • Nef de six travées, voûtées en berceau, avec arcs-doubleaux retombant sur des colonnes engagées ; la première travée à l'ouest divisée en deux, dans sa hauteur, par une tribune dont le dessous, voûté d'arête, communique avec la nef par un arc cintré reposant sur de massives colonnes engagées.
  • Triforium percé, à chaque travée, de deux baies cintrées géminées, séparées par une colonnette à chapiteau simplement épannelé, comprises sous une arcature en plein cintre ; voûte du triforium en quart de cercle, sur arcs-doubleaux portés par des colonnettes ; au fond de chacune des galeries, une petite abside en cul-de-four et un escalier conduisant au-dessus de la coupole.
  • Bas côtés voûtés d'arête, avec arcs-doubleaux cintrés ; piliers garnis de colonnes engagées en croix, avec chapiteaux unis, autrefois décorés de peintures ; fenêtres cintrées.
  • Trois bandeaux de claveaux alvéolés soigneusement appareillés, avec baguettes aux angles, en retraite, encadrant la porte carrée, retombent sur un entablement billeté, lui-même porté par des colonnes annelées, fabriquées au tour ainsi que leurs chapiteaux et leurs bases ; restes de peintures à ce portail : fleurs de lis sur les chapiteaux et rubans en zigzag, avec fleurons et oiseaux affrontés dans les orles, à l'intrados des archivoltes.
  • Au-dessus du portail, un rivet de pierre qui arrêtait le sommet de la toiture du porche, une fenêtre cintrée fort large, surmontée elle-même de trois petites baies avec colonnettes, dont les cintres, garnis d'un cordon billeté, sont circonscrits par des arcs tréflés ayant pour tout ornement leurs claveaux uniformes disposés d'après la coupe des trèfles.
  • Les fenêtres, sur trois rangs, des diverses parties de l'église encadrées par des cordons billetés qui se prolongent horizontalement à la hauteur de la naissance des cintres ; celles de l'étage inférieur de la nef ouvertes sous de larges arcatures cintrées reposant sur des colonnes engagées, à chapiteaux de feuilles d'eau, qui servent de contre-forts ; dans le haut, contre-forts plats.
  • Les murs sud et nord des bras présentent chacun une petite porte, deux baies cintrées et, au-dessus, cinq arcades cintrées ou en mitre ; enfin, au milieu du fronton, est un œil-de-bœuf encadré par un cordon billeté.
  • Rangée d'arcades cintrées, sur courtes colonnettes fabriquées au tour, portant la corniche des trois absides.
  • Contre-forts des chapelles rayonnantes en forme de colonnes engagées à chapiteaux sculptés.
  • Les modillons des diverses parties de l'église sont en bout de solive à nerf garni de rouleaux.
  • Au-dessus de la coupole, base d'une tour romane détruite, décorée d'arcatures sur ses faces.
  • Diverses statues de saints, du XVe et du XVIe siècle, dont deux, une Vierge et un saint Jean-Baptiste en marbre, ne sont pas sans mérite.
  • Galerie du cloître du prieuré régnant le long du mur sud de l'église, XIIIe siècle ; quatre travées voûtées sur croisées d'ogives rondes, retombées sculptées de masques et de feuillages.



Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)
Photos : Éric Monnier (GenNièvre)

--m mirault 6 février 2011 à 14:30 (CET)