Masse Alfred

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MASSÉ Louis Alfred François Pierre (1870-1951)

Alfred MASSÉ
  • Il nait le 2 juin 1870 à Pougues-les-Eaux (Nièvre).
  • Il est le fils d'un ancien maire de Nevers et ancien conseiller général, petit-fils de JB Alfred Massé, ancien sénateur de la Nièvre,arrière-petit-neveu de FP Legendre qui représenta la Nièvre à la Convention, siégea Montagne et vota la mort de Louis XVI.
  • Avocat, publiciste, rédacteur à La Tribune, collaborateur au Siècle, à La Lanterne, et au Rappel conférencier de l'union de la jeunesse républicaine, il prend une part active aux démonstrations démocratiques du quartier Latin.
  • Il est élu pour la première fois député de la 1re circonscription de Nevers le 22 mai 1889 au scrutin de ballottage, par 4.820 voix sur 18.163 votants devant quatre autres candidats dont le nombre de voix s'échelonne de 2.000 à 4.000.
  • Son programme porte sur les principaux points suivants : révision de la Constitution, impôt progressif sur le revenu, caisses de retraites ouvrières, service militaire de deux ans, mandat impératif, séparation des Eglises et de l'Etat. Il appartient au groupe radical-socialiste.
  • Il est réélu le 11 mai 1902 au second tour par 10.321 voix contre 7.358 à Laporte, ancien député, sur 17.860 votants ; le 6 mai 1906, au premier tour, par 11.003 voix contre 6.411 à Laurent sur 18.164 votants et le 8 mai 1910, au second tour, par 10.368 voix contre 8.367 à Marcenet sur 19.008 votants.
  • Le 26 avril 1914, n'obtenant au premier tour que 5.416 voix sur 18.540 votants, derrière Tricot, 6.945 voix et Locquin, socialiste, 5.960 voix, il perd son siège de député.
  • Rapporteur de la commission des finances, il prend une large part à toutes les discussions budgétaires.
  • Le 3 juillet 1905, il vote pour l'ensemble du projet de loi concernant la séparation des Eglises et de l'Etat. Il fait partie de la minorité combiste qui vote contre le cabinet Rouvier en 1905.
  • Le 14 novembre 1911, il est élu vice-président de la Chambre des députés par 264 voix sur 330 suffrages exprimés et réélu le 9 janvier 1912 par 230 voix sur 310 suffrages exprimés. Il donne sa démission le 14 mai 1913 quand il devient ministre du Commerce, de l'Industrie, des Postes et Télégraphes dans le cabinet Barthou du 22 mars au 9 décembre 1913. Il avait déjà occupé le poste de ministre du Commerce et de l'Industrie dans le cabinet Monis du 2 mars au 27 juin 1911.
  • Pendant la guerre de 1914-1918, il sert dans l'intendance et il est chargé du ravitaillement de la population civile.
  • Il est élu sénateur le 11 janvier 1920, au deuxième tour par 462 voix sur 673 votants. Aux élections du 6 janvier 1924, bien placé en second rang au premier tour avec 253 voix sur 666 votants, il se retrouve quatrième au deuxième tour avec 236 voix sur 665 votants et échoue au troisième tour avec 257 voix sur 665 votants.
  • Pendant son passage au Sénat, il a appartenu aux commissions des douanes, de l'enseignement et de l'agriculture.
  • Il a écrit : Le cinquantenaire du lycée de Nevers (1910), Monographies nivernaises, canton de Pougues (1913) et il est l'auteur d'une étude sur la suppression des octrois. Il publie en 1916 Le troupeau français et la guerre et reçoit la médaille d'or de l'Académie d'agriculture.
  • Retiré de la vie politique, il meurt le 28 décembre 1951 à l'âge de 81 ans dans sa ville natale.


Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site du Sénat
--m mirault 5 juillet 2010 à 13:48 (UTC)