Lys église

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L'église Saint Martin

 
L'église Saint Martin de Lys
  • Grande et fort belle église paroissiale de Saint Martin, fin du XVe siècle et XVIe ; plan rectangulaire, terminé par un chevet à pans flanqué de quatre chapelles, deux de chaque côté.
  • L'abside et les quatre travées de la nef sont voûtées sur croisées d'ogives prismatiques élégantes retombant, ainsi que les arcs-doubleaux, sur des dés garnis de moulures ; membrure sous-faîtière.
  • Au chevet, quatre fenêtres gothiques à remplages flamboyants ; les fenêtres de la nef moins grandes et d'un dessin plus simple.
  • Chapelles, à peu près contemporaines de l'église, voûtées et percées de même, sauf la seconde au nord, qui est sans caractère.
  • Deux clefs de voûte décorées d'écussons : l'un aux armes de France, l'autre à un lion (d'Aunay).
  • Restes de vitraux du XVIe siècle.
  • Dans une chapelle, épitaphe gravée sur une plaque de marbre de messire Jacques Vincent de Bèze, conseiller à la cour des aides, mort en 1745, et fondation faite par lui et par sa femme, Marie Suzanne Chambault ; au-dessus, deux écussons surmontés d'une couronne de marquis et supportés par deux lions : l'un d'azur, à une clef et un chef chargé de trois roses (de Bèze) ; l'autre d'azur, à un chevron, accompagné en chef de deux étoiles et en pointe d'un agneau (Chambault).
  • Porte en anse de panier ouverte sous une archivolte en accolade et décorée de montants surhaussés dont le sommet, en pinacle, se relie à l'accolade par un remplage flamboyant, bouquets de feuillages et écusson à un lion (d'Aunay).
  • Contre-forts du chevet très saillants amortis en pignon.
  • Clocher central carré percé de baies, gothiques au premier étage, cintrées au second, et couronné par un toit pyramidal.
  • Porche contemporain de l'église, percé d'une porte à moulures et d'arcades gothiques dont quelques-unes ont été bouchées.
  • Sous le porche, dalle funéraire fort remarquable : elle est en dos d'âne et porte, gravées au trait, sous des arcades tréflées garnies de crochets, les représentations de Jean de Monts, sire de Lys, mort en 1328, et de Marguerite d'Angeliers, sa femme; morte sans doute à peu près à la même époque ; le chevalier porte le harnois de guerre du XIVe siècle, et la femme est vêtue de la cotte et du surcot ; leurs mains sont jointes et leurs pieds reposent sur des chiens ; quatre écussons à la hauteur des épaules des personnages : deux semés de billettes, au lion brochant (de Monts), le troisième à trois tierce-feuilles (de Thianges), et le quatrième à une bande, accompagnée en chef d'une molette (d'Angeliers) ; de chaque côté de la dalle, un ange thuriféraire ; un autre ange sortant d'une nuée, entre les deux frontons, tient deux couronnes qu'il tend vers les personnages ; inscription incomplète en minuscules gothiques : ci.git.mes.sires.iehans.de.monz.sire.de.lie.q.trespassa.lan.de.grace.m.ccc.xxviii.lev.ievdi.ampres.la.saint.martin.date.dex.....ci.git.noble.dame.margverite.dangliers.dame.....sire:iehan:de:nonz:chlr:sire:de:lie:laquelle:trespassa:lan...
  • Fonts baptismaux à pans coupés du XVIe siècle.



Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)
Photo : Éric Monnier (GenNièvre)
--m mirault 26 décembre 2010 à 21:45 (CET)