Le Prestre Sébastien

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Ingénieur militaire

Connu pour son génie militaire et architectural, Sébastien Le Prestre, marquis de Vauban, est enterré à Bazoches, dans la chapelle Saint-Sébastien.
Cependant, son coeur repose aux Invalides, à Paris, transféré sur ordre de Napoléon.
La municipalité, dans un souci historique et culturel, veille à ce que le lieu reste accessible et propre. « Mais rien de particulier n’est entrepris chaque année. Nous avons fleuri sa sépulture lors du tricentenaire de sa mort », explique le maire Michel Petetin.

Journal du Centre 1er novembre 2013


Son enfance
Cette famille moravandelle remonte à Emery Le Prestre (Le Prêtre ou Leprestre), écuyer, seigneur de Vauban en 1550. Ses deux petits-fils : - Paul, l'aîné, donne le jour à Paul II, major de la citadelle de Lille en 1650. Ce dernier aura 2 fils : Jacques Philippe Sébastien et Louis Gabriel.
Un contrat de mariage de Jacques Philippe Sébastien, comte de Vauban, maréchal de camp, avec Anne Joséphine, fille de Anne Philiert de la Cueille de Châteaugay, premier lieutenant de Bourgogne et de Marie Josèphe d'Amauzé est fait en 1733.
- Urbain, le cadet épouse Aimée de Carmagnol. De cette union, naquit Sébastien, baptisé le 15 mai 1633 par l'abbé Orillard à de St Léger de Foucheret, devenu aujourd'hui St Léger de Vauban. Paroisse de l'ancienne province de Bourgogne; cette paroisse dépendait du bailliage de Saulieu, diocèse d'Autun, et est actuellement une commune du canton de Quarré-les-Tombes.
Sébastien, selon l'usage du temps, prit par la suite le nom de ce fief, quoique son père ne l'eût point porté, il n'est connu que sous le nom de Vauban.
Le jeune Vauban, 10 ans, vivait au milieu des petits paysans, lorsqu'il devint orphelin par son père.
Le curé de St Léger, l'abbé Fontaine, l'emmena à son couvent de Semur. L'enfant y apprit rapidement les langues anciennes, les mathématiques et le dessin.

Le commencement
En 1651, il s'échappe de chez Mr le curé, seul, à pied, sans ressources, il traverse la France pour aller s'engager dans le régiment d'infanterie du grand Condé, qui était alors à la tête du parti opposé au cardinal de Mazarin, et qui l'y admit comme cadet.
Il fut fait prisonnier par les troupes royales (1653), et conduit à Mazarin. Le ministre, qui le connaissait de réputation, désirait l'attacher au service du roi; il le fit rentrer en grâce, lui offrit une lieutenance dans le régiment d'infanterie de Bourgogne. Tout d'abord il donna des leçons de tactique, d'attaque et de défense à des généraux blanchis sous les armes. Mazarin fut heureux de le gagner au service du roi et commença sa fortune.

Ses faits
Si nous suivons dans son vol cet aigle de génie militaire; qu'il suffise de dire que cet homme étonnant a pris part à 140 actions militaires, conduit 53 sièges, dont 30 ont été faits sous les ordres du roi en personne ou de monseigneur le duc de Bourgogne, et le 23 autres sous différents généraux, 300 places anciennes de guerre et 33 neuves.

Ses pensées
Affligé de la détresse où les guerres et les magnificences de Louis XIV avaient réduit les campagnes. Il rêva une société conforme à l'esprit de l'égalité chrétienne, et, pour arriver à la réaliser sur la terre, il imagina l'égalité de l'impôt. Il présenta le projet de la Dyme royale à Louis XIV; mais il avait prévu l'inutilité de ses efforts : le mémoire final déduit les raisons secrètes qui devaient s'opposer et qui s'opposèrent en effet à la réforme proposée. Vauban écrivit aussi nombre de mémoires qu'il intitula modestement 'Mes Oisivetés'; mais là se trouve la solution des problèmes les plus dignes d'occuper les méditation du sage et de l'homme d'état. Ces travaux, publiés de nos jours, ont augmenté la gloire de ce grand génie; il est le créateur de l'économie politique.

Une fin valorisée 100 ans après
Épuisé par sa vie de labeurs immenses, il décède le 30 mars 1707 à Paris d'une fluxion de poitrine, accompagnée d'une grosse fièvre qui l'emporta en huit jours, bien qu'il fût d'un tempérament très robuste, et qui semblait lui promettre encore plusieurs années de vie.
Il avait épousé Jeanne d'Aunoi (Donnay, D'Aunay, D'Osnay), de la famille des barons d'Espiri en Nivernois, morte le 18 juin 1705. Il a laissé deux filles, Charlotte, comtesse de Villebretin (Vilbray), épouse de Jacques de Mesgrigny, comte d'Aunay et Jeanne Françoise, marquise d'Ussé, épouse de Louis de Bernin, née au château de Bazoches le 28 octobre 1678 et décédée le 14 novembre 1713.
Tous quatre, dans le caveau familiale à Bazoches à la chapelle Saint Sébastien, comme l'indique la plaque surmontée des armes du maréchal de Vauban.

Son corps repose en l'église de Bazoches (Nièvre), près de son château acquis en 1675, tandis que son cœur se trouve déposé en l'église du Dôme, aux Invalides, à Paris, par décision de l'Empereur Napoléon, depuis le 28 mai 1808.

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Ses états
Vauban a résumé lui-même sa carrière militaire dans la note suivante :
1651 Il entra dans le régiment de Condé, où il a porté le mousquet deux ans en qualité de cadet
1652 Sur la fin de cette année, dans la cavalerie, où il a servi un an
1655 Ingénieur ordinaire du Roi, cette année
1656 Capitaine au régiment de La Ferté-Infanterie
1663 Capitaine au régiment de Picardie
1667 Lieutenant aux gardes
1668 Gouverneur de la citadelle de Lille
1674 Brigadier d'infanterie
1676 Maréchal de camp
1678 Commissaire général des fortifications
1680 Gouverneur de Douai
1683 Derechef gouverneur de la citadelle de Lille
1688 Lieutenant général
1703 Maréchal de France

Ses décorations
Chevalier des trois ordres du Roy
Grand-croix de l'ordre militaire de Saint Louis

Seigneur de Bazoches, Pierre-Perthuis, Pouilly, Neufontaines, Vauban, Cervon, Epiry, La Chaume, Le Creuset et autres lieux


Plusieurs actes de la famille, sont disponibles dans la base de GenNièvre



--Patrick Raynal 2 novembre 2013 à 05:56 (CET)