Laporte Gaston

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LAPORTE Gaston (1842-1903)

  • Il nait à Nevers le 16 avril 1842
  • Il fait ses études classiques et son droit à Paris, et, reçu avocat, s'inscrivit au barreau de Nevers.
  • Après le 4 septembre 1870, il aborde la politique en se faisant élire membre du conseil municipal, puis conseiller général de Nevers (1880).
  • Aux élections législatives suivantes, directeur du journal le Patriote de la Nièvre, il engage la lutte, avec le programme politique de l'extrême gauche, dans la première circonscription de Nevers, contre M. Girerd, sous-secrétaire d'Etat, député sortant, et chef du parti opportuniste dans la région. Cette lutte est des plus vives : les amis de M. Girerd reprochent au candidat radical d'être allé trouver, avant l'ouverture de la période électorale, son adversaire pour lui offrir son désistement en échange d'un haut emploi dans les finances. Un jury d'honneur est convoqué, mais les faits ne sont pas établis. Après avoir réuni, au premier tour de scrutin, le 24 août 1881, 6.707 voix contre 4.283 à M. Girerd et 4.693 à M. Charles Martin, conservateur, il se trouve, au ballottage, seul en présence du candidat monarchiste, et est élu député de Nevers, par 7.869 voix (14.592 votants, 21.641 inscrits), contre 6.317 à M. Charles Martin.
  • Il siège à l'extrême gauche, parle sur la situation des ouvriers de Guérigny, proteste contre la suppression de la fonderie de Nevers, et vote : pour la séparation de l'Église et de l'État, contre les ministères Gambetta et J. Ferry, contre les crédits de l'expédition du Tonkin, etc.
  • Aux élections d'octobre 1885, porté sur la liste radicale de la Nièvre, qui lutte à la fois contre la liste monarchiste, la liste opportuniste et une liste socialiste sur laquelle est inscrit Ferdinand Gambon, il réunit 27.466 voix au premier tour, et, après le désistement des autres candidats républicains, est élu, au scrutin de ballottage, le 18 octobre, le 3e sur 5, par 42.983 voix (83.419 votants, 101.298 inscrits).
  • Il reprend d'abord sa place à l'extrême gauche, avec laquelle il vote comme précédemment contre le ministère Freycinet, jusqu'au jour de son adhésion à la politique du général Boulanger. Il met au service du boulangisme ses votes à la Chambre et son journal à Nevers, devenu le Patriote du Centre.
  • Membre du «Comité républicain national », il est activement mêlé aux conciliabules comme aux actes des chefs au parti, et vote, dans les derniers temps de la législature, contre le rétablissement du scrutin d'arrondissement (11 février 1889), pour l'ajournement indéfini de la révision de la Constitution, contre les poursuites contre trois députés membres de la Ligue des patriotes, contre le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, contre les poursuites contre le général Boulanger.
  • Il a publié: « l'Ordre et la Liberté » en 1876, « La Féodalité industrielle » et de nombreux articles de journaux.
  • Devenu maire de Nevers en 1889, il poursuit dans le Patriote du Centre et aussi dans l'Impartial du Centre et le Républicain de Nevers sa campagne en faveur du général Boulanger et de la réforme des institutions.
  • Aux élections de septembre, il est réélu au premier tour avec 8.638 voix sur 17.105 votants et 23.025 inscrits, contre 5.810 suffrages à M. du Verne, candidat conservateur.
  • Il demande une aide en faveur des victimes de la catastrophe de la Machine et des crédits pour l'usine de Guérigny.
  • Aux élections d'août 1893, où il invite ses concitoyens à arracher la République des mains des incapables et des traîtres, il est réélu au deuxième tour, avec 8.033 voix sur 14.687 votants et 23.301 inscrits, contre 6.164 suffrages à de Lespinasse, candidat conservateur.
  • Aux élections du 8 mai 1898, il est battu au second tour par M. Massé, avocat. Il n'obtient que 2.882 voix contre 4.825, sur 18.163 votants et 23.640 inscrits.
  • Ayant quitté la mairie en 1894, il ne se représente plus à la députation.
  • Il meurt à Ault (Somme) le 23 août 1903, à l'âge de 61 ans.





Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site de l'Assemblée Nationale
--m mirault 11 juillet 2011 à 09:01 (CEST)