Insectes

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L’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale) L’Agrion de Mercure est attaché aux sources, ruisseaux et fossés non pollués. Frêle et gracieux, cet insecte est très sensible aux perturbations de son milieu : baisse de la qualité de l’eau, ombrage suite à un boisement ou piétinement du cours d’eau par du bétail sont les causes principales de sa régression en France. Il fait partie de ces petites libellules appelées communément « demoiselles ». Leurs ailes indépendantes les unes des autres leur permettent de voler sur place ou à reculons, ce qui est très pratique pour la chasse de petits insectes rapides.
Sa longueur est d’environ 3 cm. Il est protégé en France et en Europe, menacé en région Centre. Les adultes sont visibles de mai à septembre.

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L’Ammophile des sables (Ammophila sabularia) L’Ammophile des sables est une guêpe solitaire. La femelle arpente les buissons et terrains alentour à la recherche de chenilles nocturnes qu’elle attrape puis pique avec son aiguillon. Elle transporte ensuite sa proie en vol jusqu’à un trou vertical, creusé préalablement dans le sol, y fixe un œuf puis enferme le tout avec des grains de sable. À son éclosion, la larve trouve ainsi une proie paralysée mais non morte, pour s’alimenter jusqu’à sa transformation en adulte. L’Ammophile des sables aime les endroits chauds, secs, sablonneux et pauvres en végétation.
Sa longueur est d’environ 2,5 cm. Les adultes sont visibles de juin à octobre.

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La Clénie triste (Chlaenius tristis) En été, dès que l’eau se retire et au moindre rayon de soleil, les vases humides s’animent : au pied des quelques végétaux, de nombreux petits coléoptères galopent à la recherche de leur proies. Ils s’y maintiennent tant que l’humidité affleure. Parmi eux évolue la Clénie triste. Peu commune sur la Loire, elle est présente sur la réserve naturelle. Elle est plus courante dans le Midi de la France sur les vasières des zones humides, comme en Camargue.
Sa longueur est d’environ 1cm. Elle est menacée en région Centre. Les adultes sont visibles de mai à septembre.

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Le Criquet ensanglanté (Stetophyma grossum) En été, le criquet ensanglanté mâle rivalise avec ses concurrents pour conquérir les femelles. En projetant brusquement ces pattes arrière contre ses ailes, il émet des sons caractéristiques, comme des petits déclics, qui trahissent sa présence. Il vit dans les prairies humides et marais à hautes herbes faiblement pâturés. Le drainage, l’assèchement et la destruction de ces zones humides ont fortement porté atteinte à ces populations. Les zones marécageuses des bords de Loire jouent donc un rôle important pour la préservation de cette espèce.
Sa longueur varie entre 1 et 4 cm. Il est menacé en région Centre. Les adultes sont visibles de juillet à octobre.

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L’Eucnème capucin (Eucnemis capucina) Les inventaires naturalistes attestent de l’exceptionnelle diversité d’insectes liée au caractère naturel de la forêt alluviale. Ils trouvent refuge et se nourrissent dans le bois mort, sous les écorces, dans les souches pourrissantes et dans le terreau qui en résulte. Creusant, rongeant, digérant, nombre d’entre eux déblaient activement et silencieusement la forêt et contribuent ainsi à son rajeunissement et son équilibre. On y rencontre notamment l’Eucnème capucin dont les larves sont friandes de bois en décomposition.
Sa longueur est d’environ 5 mm. Il est menacé en région Centre. Il est actif de juin à septembre.

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Le Gomphe serpentin (Ophiogomphus cecilia) Les libellules passent une grande partie de leur vie dans l’eau à l’état larvaire (3 ou 4 ans) puis émergent en été. À la suite de l’accouplement, la femelle de Gomphe serpentin dépose ses œufs à la surface de l’eau, qu’elle effleure en vol de l’extrémité de son adbomen. Les larves se développent sur les fonds sableux des eaux vives. Cette espèce a fortement régressé sur les autres grands fleuves de France suite aux pollutions, aménagements et autres déséquilibres de la dynamique fluviale. Surveillée sur la réserve naturelle, l’évolution de ses effectifs est un bon indicateur de l’état de santé du fleuve.
Sa longueur est d’environ 5 cm. Il est protégé en France et en Europe, est menacé en région Centre. Les adultes sont visibles de juin à septembre.

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Le Lamie tisserand (Lamia textor) Ce gros coléoptère fuit la lumière du jour en se cachant dans les branches, les creux des arbres, les racines ou les souches. Il se déplace au crépuscule et se nourrit d’écorces fines de saules ou de petites branches. Sa larve se développe lentement (3 ou 4 ans) dans le bois mort ou vieillissant des saules et peupliers, dans lesquels elle laisse de larges galeries. L’adulte émerge au début du printemps et se met en quête d’un partenaire. La femelle fait des entailles superficielles dans l’écorce et y pond ses œufs.
Sa longueur est d’environ 2,5 cm. Elle est menacée en région Centre. Elle est présente toute l’année. Les adultes sont visibles de mai à septembre.

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L’oedipode soufrée (Oedaleus decorus) L’œdipode soufrée fréquente les endroits particulièrement chauds et arides. Plus courante dans la partie méridionale de l’Europe, elle apprécie les conditions de vie qu’offrent les pelouses et prairies de bord de Loire. Ce criquet vit ici à la limite nord de son aire de répartition. Il peut entreprendre de longs trajets pour coloniser de nouveaux sites. Dissimulé dans son environnement, il ne révèle sa présence qu’à l’envol, en déployant ses ailes de couleur jaune soufre.
Sa longueur varie entre 2 et 4 cm. Son espèce est menacée en région Bourgogne et Centre. Les adultes sont visibles de juin à septembre.

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Le Perce-oreille des rivages (Labidura riparia) Les embâcles, formés généralement de branches et de troncs d’arbres emportés lors des crues et déposés sur les grèves à la décrue, accueillent en été des espèces particulières, comme le Perce-oreille des rivages. Il sort la nuit sur les grèves pour chasser des insectes et des araignées et rentre sous abri le soleil revenant. Comme chez tous les perce-oreilles, la femelle élève et prend soin de ses œufs puis de ses petits, ce qui est exceptionnel dans le monde des insectes. Les adultes sont visibles en été.
Sa longueur atteint 3 cm.

Sources : Réserve naturelle du val de Loire avec son aimable participation par la communication de visuels
Images : Wikipédia, site INPN (Inventaire National du Patrimoine National), galerie-insecte.org, meslibellules.fr


Martine NOËL (discussion) 3 novembre 2019 à 18:07 (CET)