Gudin Jacques Francois

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GUDIN Jacques François (1811-1889)

  • Il nait à Gâcogne (Nièvre) le 12 septembre 1811.
  • Il achète une étude d'avoué à Château-Chinon en septembre 1836 et devient plus tard président de la chambre des avoués et du bureau d'assistance judiciaire ; il fait de l'opposition républicaine au gouvernement de Louis-Philippe.
  • Nommé sous-commissaire de la République dans l'arrondissement de Château-Chinon à la révolution de février, et chef de bataillon de la garde nationale de la ville, il continue, sans abandonner son étude d'avoué, de compter, sous le second Empire, parmi les membres en vue de l'opposition démocratique de son arrondissement.
  • La révolution du 4 septembre 1870 l'appelle par intérim à la sous-préfecture de Château-Chinon ; il n'occupe ce poste que peu de temps, est porté, aux élections du 8 février 1871 pour l'Assemblée nationale, sur la liste républicaine modérée de la Nièvre, et échoue avec 17.931 voix sur 64.512 votants.
  • Nommé maire de Château-Chinon le 4 avril 1872, il est révoqué de ces fonctions par le ministère de Broglie (10 février 1874), et pose sa candidature républicaine à l'élection partielle du 24 mai 1874, destinée à pourvoir au remplacement du général Ducrot, démissionnaire ; il échoue encore avec 32.109 voix contre 37.568 à l'élu, le baron de Bourgoing, candidat bonapartiste.
  • Les élections générales du 20 février 1876 lui sont plus favorables ; l'arrondissement de Château-Chinon l'élit député par 7.259 voix sur 14.133 votants et 48.486 inscrits, contre 6.793 voix au candidat conservateur, M. Gautherin.
  • Il siège à gauche, vote contre le ministère de Broglie et fait partie des 363. Aux élections qui suivent la dissolution de la Chambre, Gambetta, dont il est l'ami personnel, vient lui-même à Château-Chinon patronner sa candidature ; cette intervention ne profite pas au candidat républicain qui est battu, le 14 octobre 1877, à Château-Chinon, avec 7.185 voix, par le comte Albéric d'Espeuilles, candidat bonapartiste et officiel, élu par 8.256 suffrages. La majorité de la nouvelle Chambre invalide cette élection; mais les électeurs de Château-Chinon, convoqués à nouveau le 7 juillet 1878, confirment à M. d'Espeuilles son mandat par 6.945 voix contre 6.739.
  • En 1882, il est nommé juge de paix du 10e arrondissement de Paris; la maladie à laquelle il finira par succomber l'oblige à donner sa démission huit jours avant sa mort.
  • Chevalier de la Légion d'honneur, il décède à Paris le 28 juin 1889.



Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site de l'Assemblée Nationale
--m mirault 16 juin 2011 à 13:22 (CEST)