Guéneau Jean Baptiste Auguste

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  • GUÉNEAU, famille nivernaise et bourguignonne semble avoir pour berceau Moulins-Engilbert, où un Guillaume Guéneau fut avocat au Parlement.
  • C'est la tige d'où sortent Lucien-Philippe, Jean-Baptiste-Auguste, Louis-Auguste et Victor-Augustin
  • Cette famille Guéneau produisit de nombreux rameaux.
  • Parmi les notabilités connues de cette famille, on peut citer :
- Léonard Gueneau, chirurgien (+ 24 juin 1679)
- Denis Guéneau, son frère, apothicaire (+ vers 1678)
- Le Docteur René Guéneau, neveu du Docteur Auguste Gueneau, médecin à Moulins (Allier)
- etc.

Jean-Baptiste-Auguste Guéneau

Né à Luzy, le 21 mai 1799 (décédé le 16 février 1868 à Luzy) ; ancien Président de l'Association des Médecins de l'arrondissement de Château-Chinon, membre de l'Association médicale de la Nièvre, suppléant de la Justice de Paix de Luzy.
  • Auguste Guéneau est le fils de Pierre, tanneur à Luzy, ancien trompette-major au Régiment de Fleury, avec lequel il fait la campagne du Hanovre, en 1755, ancien officier municipal de Luzy et major-député de la Nièvre à la Fédération, et de Marie-Guillemette Thollé, nièce de l'évêque constitutionnel de la Nièvre.
  • Il a à peine un an quand son père décède. Il apprend le latin avec M. Desjours, curé de Fléty, ancien officier de cuirassiers pendant la Révolution, puis part à pied pour Paris, pour y faire sa médecine. Il mène une vie difficile, comme on le conçoit. Élève de Desfontaines pour la botanique, de Richerand et Lisfranc pour la pathologie, de Marjolin pour la chirurgie, il est reçu interne à Saint-Louis.
  • De graves raisons de famille l'obligent à retourner auprès de sa mère. Il s'installe à Luzy comme simple officier de santé. Il se marie peu après avec Mlle Pauline Robert dont il aura trois enfants : Auguste, Lucien et Victor.
  • En 1837, il se fait recevoir bachelier ès-lettres, puis bachelier ès-sciences en 1838, de sorte qu'en 1838 il peut retourner à Paris et subir, tour à tour tous les examens du nouveau doctorat en médecine. Ses diplômes acquis, il se remet à l'œuvre avec une nouvelle ardeur, estimant que l'homme ne doit pas cesser de chercher à agrandir chaque jour le cercle de ses connaissances, non pour le vrai plaisir de savoir, mais pour pouvoir augmenter les moyens d'être utile a ses semblables.
  • Il apprend successivement l'Italien, l'Espagnol, l'Anglais et l'Allemand pour se tenir au courant des travaux scientifiques de l'étranger.
  • Il montre un dévouement à toute épreuve en toutes circonstances, notamment au cours des épidémies de choléra de 1832 et de 1854, de diphtérie de 1837, d'angine œdémateuse, de variole, de dysenterie de 1839, 1841, 1843, 1864 et 1865. Une médaille de bronze fut son unique récompense.
  • Le 8 octobre 1848, il adresse aux autorités une " Esquisse sur la Topographie médicale de Luzy ". Ce rapport, qui jette un jour complet sur l'insalubrité et la malpropreté de Luzy, servira de base à toutes les améliorations qui se sont exécutées depuis et qui ont fait de Luzy une des plus agréables et des plus saines petites villes de la Nièvre.
  • Assainir la ville moralement et physiquement, répandre partout les idées d'hygiène du corps et du cœur, patronner activement la propagation de la vaccine, contribuer de tout son pouvoir à l'organisation de l'assistance médicale et en particulier à celle des enfants trouvés, des vieillards, est pour lui un devoir professionnel dont il n'attend ni ordre ni récompense officielle pour s'y dévouer.
  • Comme homme public et comme citoyen, il est toujours dévoué à toutes les idées libérales et généreuses, et, dans les temps difficiles, les proscrits de l'intérieur et de l'extérieur trouvèront toujours chez lui soutien et amitié.
  • Il veut ses enfants laïques et libéraux, et les élève dans les principes de la Révolution.
  • Il est tour à tour conseiller municipal de Luzy, puis de Millay, et suppléant de la Justice de Paix de Luzy, en 1859.
  • Surmené par les obligations de sa profession, il est déjà souffrant quand lui arrive la nouvelle du décès de son fils aîné, Louis Auguste, mort au Champ d'Honneur, au Mexique. Dès lors, sa vie n'est plus qu'une lente agonie.
  • Le 16 février 1868, il expire après de longues et cruelles souffrances.


--m mirault 8 mars 2012 à 21:42 (CET)
Source : Dictionnaires des hommes du Nord et des hommes de l'Ouest.