Girerd Cyprien

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GIRERD Cyprien Jean-Jacques (1832-1916)

Cyprien Girerd
  • Il nait à Nevers (Nièvre) le 1er mai 1832.
  • Il se fait inscrire au barreau de Nevers, où il acquiert assez rapidement une situation en vue, et dont il devient bâtonnier.
  • Il fait de l'opposition démocratique à l'Empire, et fonde en 1867, dans ce but, l'Indépendant du centre, qui est plusieurs fois frappé par l'administration.
  • Aux élections générales du 1er juin 1863 il pose, dans la 2e circonscription de la Nièvre, sa candidature d'opposition au Corps législatif, mais il n'obtient que 3.212 voix contre 17.062 au candidat officiel, député sortant, élu, M. de Montjoyeux, et 906 à M. Léon de Riberolles. M. de Montjoyeux ayant été nommé sénateur pendant la session, les électeurs de la 2e circonscription de la Nièvre sont appelés, le 17 novembre 1868, à lui choisir un successeur ; Cyprien Girerd se porte de nouveau candidat de l'opposition, et n'obtient que 3.865 voix contre 15.706 au candidat officiel, M. le baron de Bourgoing, et 1.872 à M. Ferdinand Gambon, candidat non assermenté.
  • Au 4 septembre 1870, le gouvernement de la Défense nationale le nomme préfet de la Nièvre; mais il se montre trop indépendant du pouvoir central, et est révoqué de ces fonctions par Gambetta le 11 janvier 1871.
  • Le 8 février suivant, porté dans la Nièvre pour les élections à l'Assemblée nationale, sur la liste mixte des conservateurs et des républicains modérés, il est élu représentant, le 3e sur 7, par 36.435 voix sur 64.512 votants et 97.485 inscrits.
  • Il siège alors à gauche, prend la parole dans plusieurs discussions importantes, et est rapporteur de la loi sur les annonces judiciaires ; le 9 juin 1874, il apporte à la tribune un document « trouvé dans un wagon de 1ère classe » et qui porte en tête : « Comité central de l'appel au peuple, » et demande au ministre de la Justice quelles mesures il compte prendre contre ce comité. Il trouve, dans ce document, la preuve de la complicité de certains fonctionnaires de l'État dans les agissements bonapartistes ; il s'engage à la Chambre, sur ce point, une très vive discussion ; M. Rouher nie l'existence du comité ; une enquête est ordonnée, des perquisitions opérées, et l'affaire, dite des « petits papiers », qui fait beaucoup de bruit, mais qui ne fait que du bruit, donne lieu à une remarquable déposition de M. Léon Renault, alors préfet de police, et à un rapport de M. Savary.
  • Cyprien Girerd, pendant cette législature, vote contre la paix, contre l'abrogation des lois d'exil, contre la pétition des évêques, contre le pouvoir constituant de l'Assemblée, pour le service militaire de trois ans, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre l'admission des princes d'Orléans à titre définitif dans l'armée, contre le ministère de Broglie, pour l'amendement Wallon, pour l'amendement Pascal Duprat, pour les lois constitutionnelles.
  • Il se présente sans succès dans la Nièvre aux élections sénatoriales du 30 janvier 1876 : il échoue avec 106 voix sur 378 votants. Mais il est réélu député, le 20 février suivant, dans la 1ère circonscription de Nevers, par 9.221 voix sur 15.621 votants et 20.271 inscrits, contre 4.840 voix à M. Petiet et 1.445 à M. Devuns.
  • Il reprend sa place à gauche, fait partie des commissions du budget de 1877 et de 1878, vote contre le ministère de Broglie-Fourtou et fait partie des 363.
  • Réélu, le 14 octobre 1877, après la dissolution de la Chambre, par 9.411 voix sur 17.269 votants et 21.201 inscrits, il vote pour l'enquête sur les élections, contre le ministère de Rochebouët, et entre, le 23 décembre 1877, dans le cabinet Dufaure comme sous-secrétaire d'Etat au ministère du Commerce. Il prend, en cette qualité, une part active à l'organisation de l'Exposition universelle de 1878, et est même l'objet d'attaques assez vives au sujet du monopole, concédé par lui à M. Dalloz, de l'émission des billets de loterie de cette exposition.
  • Les élections du 21 août 1881 lui sont défavorables ; il échoue, au 1er tour, avec 4.282 voix contre M. Gaston Laporte, 6.707, et M. Charles Martin 4.691.
  • Son nom se trouve encore mêlé à la déconfiture d'une société financière à Paris « la Caisse centrale populaire », et, peu après, d'une autre société financière à Nevers « la Caisse commerciale ». Il est plus heureux dans l'administration des finances de l'État, comme trésorier-payeur général à Moulins, puis à Orléans.
  • Enfin, en 1900, il est nommé à un troisième poste de trésorier-payeur général à Amiens.
  • Chevalier de la Légion d'honneur, il décède à Paris le 9 avril 1916.




Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site de l'Assemblée Nationale
--m mirault 2 juin 2011 à 08:32 (CEST)