Chandioux Jean Rollin

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CHANDIOUX Jean Rollin (1849-1915)

Jean Rollin Chandioux
  • Il nait le 21 mars 1849 à Luzy (Nièvre).
  • Fils d'un proscrit lors du coup d'Etat de 1851, il fait partie du 80e bataillon de marche, pendant le siège de Paris.
  • Il fréquente assidûment Jules Miot, ancien représentant du peuple et membre de la Commune de Paris.
  • Nommé sous-préfet de Cosne par le Gouvernement insurrectionnel, il est condamné de ce fait à cinq ans de prison qu'il purge en France. Libéré en 1876, il revient dans sa ville natale où il fonde une maison de commerce qui prospère.
  • Attiré par la politique, il entre en 1882 au Conseil municipal de Luzy, dont il devient maire en 1884. En 1892 il est élu conseiller général pour le canton de Luzy.
  • Bénéficiant de la notoriété que lui valent ses mandats locaux, il est élu, aux élections générales législatives du 20 août 1893, député de la circonscription de Château-Chinon, au premier tour de scrutin, par 8.242 voix contre 7.581 à M. d'Espeuilles-Vicence, député sortant, sur 16.044 votants.
  • Inscrit au groupe républicain radical, il appartient à diverses commissions, et son activité se borne à rapporter quelques projets de loi d'intérêt local.
  • Réélu aux élections générales du 8 mai 1898, toujours au premier tour de scrutin, par 8.195 voix contre 4.053 à M. Thévenet et 3.484 à M. La Fite de Pelleport, sur 16.546 votants, il siège dans diverses commissions qui le chargent de rapporter des projets d'intérêt local, et il dépose en outre quelques rapports sur des validations d'élections.
  • Il retrouve son siège au renouvellement du 27 avril 1902, par 8.251 voix contre 7.781 à M. Geoffroy Saint-Hilaire, sur 16.167 votants, toujours au premier tour de scrutin. Il entre à la Commission des patentes, à la Commission relative au monopole des inhumations, à celle de la marine, à la Commission d'études pour la construction de la salle des séances, et à la Commission d'enquête sur les établissements de bienfaisance privée et de l'État. Il dépose encore quelques rapports tendant à la validation d'opérations électorales et participe à la discussion d'une interpellation sur les grèves agricoles du Midi (1904).
  • Il est encore réélu au premier tour de scrutin, aux élections générales du 6 mai 1906, par 8.717 voix contre 7.107 à M. Geoffroy-Saint-Hilaire, sur 16.370 votants. Il appartient à la Commission du commerce et de l'industrie, et à celle chargée de l'examen des divers projets de reconstruction d'une salle de séances de la Chambre des députés. Il ne dépose aucun rapport et n'aborde pas la tribune. Il subit un échec aux élections générales du 24 avril 1910, où M. Pierre Heuzey emporte son siège au premier tour de scrutin avec 7.940 voix contre 7.673 à lui-même, sur 15.802 votants.
  • Resté maire de Luzy, il est accusé, en septembre 1915, d'avoir commis des irrégularités dans la gestion des deniers de sa commune et de l'hôpital, ainsi que dans la répartition des fonds du département et de l'État pour les réfugiés belges et français.
  • Une enquête est ouverte, mais deux mois plus tard, il meurt, à Paris le 12 novembre 1915, âgé de 66 ans.