Bondoux Léon

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BONDOUX Léon Georges (1902-1976)

Léon Georges Bondoux
  • Il naît le 6 novembre 1902 à Château-Chinon (Nièvre).
  • Il fait ses études à la faculté de médecine de Paris, devient interne des hôpitaux du Havre et, après avoir soutenu sa thèse, installe son cabinet dans sa ville natale.
  • La politique l'attirant, il adhère au parti socialiste, devient conseiller général de la Nièvre et maire de Château-Chinon-Campagne. A l'assemblée départementale, il intervient constamment pour défendre les intérêts de sa région dans les questions les plus diverses : réparation des routes, amélioration des moyens de transport, recrutement des petits fonctionnaires départementaux, problèmes relatifs aux assurances sociales ; il apporte à maintes reprises des suggestions.
  • En sa qualité de maire, il fait également preuve de la plus grande activité. Élu de justesse, avec quelques colistiers, lors de sa première candidature, il aboutit aux élections municipales de 1935 au succès de sa liste tout entière. Elle obtient les trois quarts des suffrages de la commune.
  • Sa popularité et l'expérience qu'il a acquise en matière de politique l'amènent à se présenter aux élections générales législatives des 26 avril et 3 mai 1936. Il est élu, au deuxième tour de scrutin, député de la circonscription de Château-Chinon. Il obtient 7.400 voix contre 6.155 à Félix Aulois, son principal adversaire.
  • Dans sa profession de foi, il dénonce les décrets-lois « qui diminuent le pouvoir d'achat, aggravent le marasme de l'agriculture et du commerce, paralysent la vie économique du pays. Le budget a vu son déficit devenir de plus en plus inquiétant alors que la crise devient chaque jour plus redoutable » affirme-t-il.
  • Le parti socialiste pose sa candidature à la succession des formations gouvernementales qui, durant ces dernières années ont manifesté leur impuissance et leur nocivité.
  • A la Chambre, il est nommé membre de la Commission des douanes et des conventions commerciales de la Commission de l'hygiène (1936) ; de la Commission de la marine militaire (1938) ; de la Commission de la santé publique (1938).
  • Il ne participe à aucun débat public se consacrant plus spécialement à son rôle de commissaire.
  • Dispensé des obligations militaires, il demande à servir dans une unité combattante. Affecté au 13e RI de Nevers ; il est fait prisonnier à Samer, près de Boulogne, le 15 mai 1940.
  • Emmené en Autriche, il dirige pendant 14 mois un service hospitalier à Vienne.
  • Libéré au début de 1942, l'ancien député regagne son cabinet médical mais, la nuit, il reçoit les résistants blessés. Sa situation devenant de plus en plus périlleuse, notamment en raison de la proximité de la Kommandantur, il rejoint le camp des Fréchots après le débarquement allié.
  • Il ne se borne pas à l'organisation d'une infirmerie et à l'exercice de son art. Il fait apposer dans les villages du sud du Morvan des affiches rédigées de sa main appelant à la mobilisation : 150 jeunes supplémentaires viennent grossir les effectifs de ce maquis.
  • Bénéficiant de son double prestige de médecin et d'ancien parlementaire du Front populaire, l'ancien maire de Château-Chinon campagne exerce une influence modératrice sur les jeunes responsables du maquis des Fréchots. Il obtient l'arrêt des exécutions sommaires de soldats allemands faits prisonniers et convaincus de pillage et l'annulation d'opérations militaires telles que la prise d'assaut de Château-Chinon qui auraient entraîné de lourdes pertes en vies humaines.
  • Membre du Comité départemental de la Libération, il retrouve ses fonctions de maire de Château-Chinon campagne mais aux élections municipales de 1945, c'est à Château-Chinon ville qu'il se présente. Élu maire, il n'accomplira qu'un court mandat puisqu'il ne sera plus candidat à des élections municipales à partir de 1947.
  • Il ne tente pas non plus de retrouver un mandat national mais redevient conseiller général de Château-Chinon en 1945. Constamment réélu, il assume la vice-présidence de l'assemblée départementale et se consacre tout particulièrement à la restauration du réseau routier et à la promotion d'une politique moderne de la santé.
  • Parallèlement à ses activités politiques, il continue d'exercer sa profession comme médecin chef de la maternité de Château-Chinon.
  • Il décède le 28 septembre 1976 à Nevers (Nièvre).




Sources :
Dictionnaire des Parlementaires français, Robert et Cougny
Dictionnaire des Parlementaires français, Jean Jolly
Site de l'Assemblée Nationale
--m mirault 19 août 2011 à 08:13 (CEST)