85e régiment d'infanterie : Différence entre versions

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Guerre 1914-1918 57.jpg

La défense de Verdun.

Le fort de Vaux
  • Gabriel Moreau, un soldat originaire de Saint Léger des Vignes incorporé au 85e R.I. (régiment de Cosne), est mort le 25 février à Houdromont. Voici dans quelles conditions il a combattu jusqu'à la mort(1).
    Au début de l'année 1916, le 85e a été retiré du front, après quinze mois de durs combats dans la forêt d'Apremont. Il est en repos à Commercy puis en entraînement au camp de Belrain.
    Le 23 février, le lieutenant-colonel Thuriet reçoit l'ordre de déplacer son régiment au nord de Verdun. En deux jours, le 85e rejoint le ravin sud de Fleury-sous-Douaumont.
    Le 25 février, à 4 heures du matin, le régiment quitte le bivouac, il se rassemble près de la ferme de Thiaumont. À 8 h 45, il reçoit l'ordre d'occuper un secteur défensif qui s'étend du bois 378 à Louvemont. Avec le 85e (de Cosne) monte le second régiment de la brigade, le 95e (de Bourges).
    Les troisième et second bataillons du 85e formeront le front de défense près de la ferme d'Houdromont, le premier bataillon sera disposé en réserve.
    À 12 heures, le colonel et les chefs de bataillon reconnaissent le terrain, sous un violent bombardement. Des obus de gros calibre arrosent les ravins et les couverts. Le bataillon de réserve subit des pertes importantes ; un seul obus, éclatant dans un arbre, tue ou blesse une cinquantaine d'hommes.
    Les deux autres bataillons s'avancent pour remplacer le troisième régiment de zouaves, dont les hommes sont épuisés. À 15 heures, le bombardement redouble d'intensité. Le commandant Bourgeois, chef du 2d Bataillon, est tué. Le colonel Thuriet est blessé grièvement d'une balle au ventre ; il est évacué, mais il va mourir de cette blessure. Le médecin aide-major de La Sourdière est tué. Le commandant Sallé prend le commandement du régiment.
    À la fin de cette journée et les jours suivants, les pertes sont considérables.
    Le 28 février, le 85e est relevé, il rejoint la caserne Marceau à Verdun, puis le lendemain le cantonnement de Laheimeix, où il se reconstitue avec des recrues.
    Citation à l'ordre de la IIe Armée n°79, du premier avril 1916 :
    « La 31e Brigade, comprenant les 85e et 95e Régiments d'Infanterie, énergiquement conduite par son chef le général Reibell, s'est engagée brusquement dans la lutte après une marche forcée et s'y est trouvée dans une situation difficile. A force de ténacité, est parvenue à se maintenir et à arrêter l'offensive ennemie. »

(1) J.M.O. du 85e R.I., site memoiredeshommes, février 1916, pp. 45-55.

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