1857

De Wiki58

Relevé des données du procès verbal de la session

Généralités

- L’Inspecteur a procédé à deux contrôles depuis le procès-verbal précédent.
- Les secours aux mères indigentes demeurent des sujets de tension. Toutefois la survie des enfants restant avec leurs mères est reconnue supérieure à celles des enfants confiés à l’Hospice.
- « Le maintien des enfants dans leurs familles au moyen d’un secours est non seulement une grande cause d’économie pour le département mais il est surtout une cause de moralisation et de bien être pour ces enfants qui acquièrent ainsi un état civil incontestable et appartiennent à une famille dont ils seraient déshérités».

Les conditions de vie des enfants

- La diminution de la mortalité enfantine est attribuée à une meilleure attention des nourriciers.
- D’après l’Inspecteur, seule une moitié des enfants de son secteur sont mieux soignés et mieux vêtus. Pour les autres la situation demeure insatisfaisante.
Les vêtements fournis par l’Hospice demeurent notoirement insuffisants pour des raisons financières. Une rallonge budgétaire est accordée par le Préfet.
Les soins médicaux demeurent insuffisants : 5 enfants seulement en ont bénéficié et sur 17 enfants décédés chez leurs nourriciers à la campagne seuls (3 ?) d’entre eux ont bénéficié de soins médicaux. Souhait que les « autorités locales » et les médecins soient alertés à ce propos.
- La fréquentation de l’école progresse : 33% des enfants en ont bénéficié contre 11% l’année précédente.
- L’instruction religieuse demeure médiocrement suivie.
- 140 enfants sont secourus temporairement et « ils sont en général mieux soignés et mieux vêtus que ceux appartenant à l’Hospice. Parmi eux il s’en trouve quelques-uns, environ 40, dont la naissance est légitime et appartiennent à des veuves dont l’état de misère est constaté. Monsieur l’Inspecteur dans son rapport fait remarquer que c’est s’écarter des prescriptions de l’arrêté préfectoral du 13 juin 1842 qui a institué les secours au profit des filles mères seulement et qu’il serait peut être bon de s’en écarter le moins possible. Nous ne pouvons partager son avis…car il est déplorable de voir que des enfants légitimes dont l’état de misère est bien constaté soient traités moins bien et ne reçoivent pas les secours que l’on refuse rarement aux produits de la débauche et de l’inconduite… »
- Allusion au fait que la charge financière liée aux enfants trouvés est plutôt moins importante dans la Nièvre que dans d’autres départements.

Le nombre d’enfants concernés

- Jusqu’au 1er juillet de l’année en cours le nombre d’enfants secourus s’élève à 606, soit 16 de moins que l’année précédente (qui en totalisait 632).
- Cette diminution, en lien avec une diminution du nombre d’admissions à l’Hospice résulte de démarches « incessantes » de la part de « l’administration » pour prévenir les délaissements et encourager le retrait des enfants qui lui ont été confiés. Ces initiatives associées au versement de secours accordés aux mères sont jugées à l’origine de réelles économies pour le Département et le bien-être des enfants.

Les dépenses

- Les nourrices rétribuées par la Nièvre demeurent défavorisées par rapport à celles qui dépendent de Paris, malgré les augmentations accordées par le Préfet. Outre les salaires, Paris accorde également un vestiaire mieux adapté et des avantages (leur nature n’est pas précisée).
- Un arrêté du Préfet, datant de l’année précédente a généralisé la gratuité des fournitures scolaires y compris dans les écoles privées.
- Le budget de l’année précédente est reconduit et représente pour le Département 35.000 francs.

Le suivi des enfants et des adolescents

  • (Aucune indication)

  • Source Sources : AD 58
    COTE : 1 N 13

Texte fourni par Arlette Nicoloso mis en page par Martine NOËL le 26 juin 2017