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===1913 - Un ancien militaire spécialiste du rasoir===
==Un ancien militaire spécialiste du rasoir==
Un nouveau meurtre à Decize. Marie-Louise Vincent, épouse Samsoen, a eu la gorge tranchée au rasoir par son mari, Paul-Guillaume Samsoen, 33 ans, ancien militaire.<br>
Un nouveau meurtre à [[Decize]]. Marie-Louise Vincent, épouse Samsoen, a eu la gorge tranchée au rasoir par son mari, Paul-Guillaume Samsoen, 33 ans, ancien militaire.


Samsoen a été caporal clairon au 13ème  R.I., puis au 85ème  R.I. Il a longtemps servi aux colonies, où il a pris des habitudes d'intempérance et de violence. De retour en métropole, il a quitté l'armée ; dernièrement, il était journalier à Decize. C'est la jalousie qui lui inspiré ce crime horrible. Il soupçonnait (à tort) sa femme d'entretenir des relations avec deux hommes. Les enquêteurs ont retrouvé un calepin dans lequel il a écrit sa volonté de se venger de sa femme et du restaurateur Palisson.<br>
Samsoen a été caporal clairon au 13ème  R.I., puis au 85ème  R.I. Il a longtemps servi aux colonies, où il a pris des habitudes d'intempérance et de violence. De retour en métropole, il a quitté l'armée ; dernièrement, il était journalier à [[Decize]]. C'est la jalousie qui lui inspiré ce crime horrible. Il soupçonnait (à tort) sa femme d'entretenir des relations avec deux hommes. Les enquêteurs ont retrouvé un calepin dans lequel il a écrit sa volonté de se venger de sa femme et du restaurateur Palisson.


Le drame a eu lieu alors que Mme Samsoen tenait son enfant dans ses bras ; celui-ci a été éclaboussé du sang de la malheureuse victime. Le père l'a toutefois épargné. Comprenant la gravité de ses actes, il s'est enfui, a jeté le rasoir dans la Loire depuis le pont neuf. Il a été arrêté à Saint-Léger.<br> (''L'Observateur du Centre'', 21 mars et ''La Croix du Nivernais'', 23 mars 1913).<br>
Le drame a eu lieu alors que Mme Samsoen tenait son enfant dans ses bras ; celui-ci a été éclaboussé du sang de la malheureuse victime. Le père l'a toutefois épargné. Comprenant la gravité de ses actes, il s'est enfui, a jeté le rasoir dans la Loire depuis le pont neuf. Il a été arrêté à Saint-Léger.
 
Aux assises de la Nièvre, l'assassin a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour homicide volontaire commis avec préméditation.<br>
L'Observateur du Centre', 8 août 1913).


Aux assises de la Nièvre, l'assassin a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour homicide volontaire commis avec préméditation.


==Sources==
==Sources==
*L'Aurore du 21/01/1901
*L'Observateur du Centre, 21 mars et 8 août 1913
* Transcripteur : [[Utilisateur:Mabalivet|Mabalivet]] ([[Discussion utilisateur:Mabalivet|discussion]]) 11 mai 2020 à 12:42 (CEST)
*La Croix du Nivernais, 23 mars 1913
*Transcripteur : [[Utilisateur:Mabalivet|Mabalivet]] ([[Discussion utilisateur:Mabalivet|discussion]]) 11 mai 2020 à 12:42 (CEST)

Version du 31 mai 2021 à 15:52

Un ancien militaire spécialiste du rasoir

Un nouveau meurtre à Decize. Marie-Louise Vincent, épouse Samsoen, a eu la gorge tranchée au rasoir par son mari, Paul-Guillaume Samsoen, 33 ans, ancien militaire.

Samsoen a été caporal clairon au 13ème R.I., puis au 85ème R.I. Il a longtemps servi aux colonies, où il a pris des habitudes d'intempérance et de violence. De retour en métropole, il a quitté l'armée ; dernièrement, il était journalier à Decize. C'est la jalousie qui lui inspiré ce crime horrible. Il soupçonnait (à tort) sa femme d'entretenir des relations avec deux hommes. Les enquêteurs ont retrouvé un calepin dans lequel il a écrit sa volonté de se venger de sa femme et du restaurateur Palisson.

Le drame a eu lieu alors que Mme Samsoen tenait son enfant dans ses bras ; celui-ci a été éclaboussé du sang de la malheureuse victime. Le père l'a toutefois épargné. Comprenant la gravité de ses actes, il s'est enfui, a jeté le rasoir dans la Loire depuis le pont neuf. Il a été arrêté à Saint-Léger.

Aux assises de la Nièvre, l'assassin a été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour homicide volontaire commis avec préméditation.

Sources

  • L'Observateur du Centre, 21 mars et 8 août 1913
  • La Croix du Nivernais, 23 mars 1913
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 11 mai 2020 à 12:42 (CEST)