« Poésie durant cette difficile période » : différence entre les versions
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<center> ''Paris-Centre'' publie le 13 mai un poème de René Dondon,<br> un jeune poète présenté par le célèbre [[Millien Achille|<u>Achille Millien</u>]].<br> A cette vision patriotique s'oppose la mort laboureuse<br> dessinée par Lucien Laforge.</center><br> | <center> ''Paris-Centre'' publie le 13 mai un poème de René Dondon,<br> un jeune poète présenté par le célèbre [[Millien Achille|<u>Achille Millien</u>]].<br> A cette vision patriotique s'oppose la mort laboureuse<br> dessinée par Lucien Laforge.</center><br> | ||
<center>'''Vision(s)'''</center> | <center><big>'''Vision(s)'''</big></center> | ||
:Oh ! Qu'ils prennent mon cœur, les grands soirs de chez nous,<br> | :Oh ! Qu'ils prennent mon cœur, les grands soirs de chez nous,<br> | ||
:Les grands soirs où je vois sous les cieux solitaires<br> | :Les grands soirs où je vois sous les cieux solitaires<br> | ||
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:C'est une paysanne, elle prie, elle espère,<br> | :C'est une paysanne, elle prie, elle espère,<br> | ||
:Et je vois s'incliner sur les vieux doigts tremblants<br> | :Et je vois s'incliner sur les vieux doigts tremblants<br> | ||
:::Le bon visage d'une mère.<br<br> | :::Le bon visage d'une mère.<br><br> | ||
:Partout je la retrouve ; au fond des vieux chemins<br> | :Partout je la retrouve ; au fond des vieux chemins<br> | ||
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:::- Elle attend les fils de la Terre ! »<br> | :::- Elle attend les fils de la Terre ! »<br> | ||
:::::::René Dondon, Contes bleus. | :::::::René Dondon, Contes bleus.<br> | ||
|<center><big>'''La fiancée du soldat aveugle'''</big></center> | |||
:Au village natal on volait sa pensée<br> | |||
:Dans les combats lointains, le voici de retour,<br> | |||
:Le soldat dont les yeux se sont fermés au jour<br> | |||
:Sous le jet meurtrier de la flamme lancée.<br> | |||
:Sa promise l'attend, anxieuse, elle accourt...<br> | |||
:- « Tristement je reviens, ô chère fiancée !<br> | |||
:Je ne te dirai rien de notre amour passée :<br> | |||
:Je ne suis plus celui qui peut parler d'amour.<br> | |||
:Ton image est gravée en moi, mais je dois vivre<br> | |||
:Dans l'éternelle nuit, hélas ! Je te délivre<br> | |||
:Du serment que tu fis, à l'heure des adieux.<br> | |||
:« Sans amour, sans espoir, tel sera mon partage. »<br> | |||
:- « Aveugle, ayant besoin d'être aimé davantage,<br> | |||
:Ami, garde ma foi, je t'aime encore mieux ! »<br> | |||
::Poème d'Achille Millien, Paris-Centre, 16 janvier.<br> | |||
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[[Image:Guerre 1914-1918 225.jpg|thumb|300px|left|<center>Dessin de Lucien Laforge</center>]] | [[Image:Guerre 1914-1918 225.jpg|thumb|300px|left|<center>Dessin de Lucien Laforge</center>]] | ||
Version du 12 janvier 2019 à 11:15
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Et ses deux chiffres d'or ont l'éclat d'une épée. Quarante de ses dieux aux poumons de métal, Leur marche que tu suis, éclatante, est suivie Les voici ! Les voici ! Tous les tambours sonores
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Adieu garance ! Il faut se faire une raison, Défendre l'Avenir en habit d'horizon, Je crois, puisqu'ils n'ont pris que des couleurs de terre, Et pour le monde il sied, puisque Berlin et Vienne
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parue le 28 février 1915 dans La Tribune : Elle n'est trop souvent qu'une carte postale « Rassurez-vous... Toujours présent au bataillon... On déchiffre en tremblant, l'œil brumeux, le cœur ivre, On la baise ; on lui rit ; on penche son oreille |
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une parodie de Viens poupoule
Un sam'di soir après l'turbin
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un jeune poète présenté par le célèbre Achille Millien. A cette vision patriotique s'oppose la mort laboureuse dessinée par Lucien Laforge.
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Textes communiqués par Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm et http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par --Mnoel 10 novembre 2014 à 17:19 (CET)