Semelay église
L'église prieurale, aujourd'hui simplement paroissiale, est dédiée à St Pierre. Elle est bâtie dans la partie supérieure du bourg, qu'elle domine de sa grosse tour. C'est un vaste édifice de style roman du XIe siècle et de forme basilicale.
Le chœur, terminé en abside, est percé de trois fenêtres symboliques, dont les pieds-droits sont garnis de colonnes. Le transept est assez développé et présente deux absidioles. La nef est séparée des bas-côtés par 8 piliers carrés, flanqués de 4 colonnes, cantonnées en croix.
Les chapiteaux, quoique grossièrement sculptés, sont néanmoins précieux pour l'histoire de l'art. On y voit représentés le paradis, l'enfer, la tentation d'Eve, la volupté, le crime de Sodome...
Sur le point d'intersection s'élève une tour romano-byzantine, à toit pyramidal, percée, sur chaque face, de baies géminées.
Un éboulement, survenu en 1782, emporta toute une travée et écrasa le portail qui était, dit-on, for curieux. L'édifice ne compte plus que 33 mètres dans œuvre. Le curé Bouhéret assista à l'assemblée préparatoire des états généraux, qui se tint à Nevers.
Informations tirées de Le Morvand par Jean François Baudiau en 1867
L'église Saint Pierre
- Ancienne église du prieuré de Saint-Pierre, grande et belle construction de la seconde moitié du XIIe siècle.
- Plan en forme de croix latine, avec trois absides.
- L'abside centrale, voûtée en cul-de-four, a ses parois garnies d'arcatures à colonnettes fort simples, reposant sur un stylobate continu ; sous trois de ces arcatures, des baies à cintres décorés d'ornements romans, retombant sur des colonnettes, dont l'une est en spirale.
- Les absides latérales, voûtées comme la grande, ont perdu tout caractère.
- Chœur et bras de la croisée voûtés en berceau brisé.
- Sur le transept, coupole octogone à sa base, décorée d'un cordon billeté, ovoïde à sa partie supérieure, reposant sur quatre arcs-doubleaux brisés que portent des colonnes engagées à chapiteaux sculptés.
- Nef flanquée de collatéraux, de trois travées seulement, la première s'étant écroulée avec le portail en 1781 et n'ayant pas été reconstruite ; deux de ces travées ont, comme les collatéraux, des voûtes d'arête postérieures à la construction primitive et maladroitement faites ; la première travée a un plancher.
- Arcs-doubleaux brisés retombant sur des colonnes engagées.
- Chapiteaux assez beaux décorés d'imitations de l'antique, de galons, de rinceaux, d'animaux monstrueux et des autres ornements de la période romane ; on y remarque : deux représentations de la femme aux serpents ; Ève offrant à Adam le fruit défendu ; des personnages dans des postures équivoques : toutes ces représentations dirigées contre le vice de l'impureté.
- Bases assez singulières, décorées d'animaux fantastiques rampants et de fleurons.
- Modillons simples à la grande nef.
- Baies de l'abside encadrées extérieurement par des cordons d'oves et de palmettes.
- Beau clocher carré central percé, sur chaque face, de deux baies cintrées disposées deux à deux sous des arcatures de même forme ; colonnettes à chapiteaux romans forts simples.
- Une courte flèche couronne ce clocher.
Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)
Photo : Éric Monnier (GenNièvre)
--m mirault 19 février 2011 à 08:21 (CET)