« Hôpital Bénévole N°6bis » : différence entre les versions

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== Présentation ==
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Présentation

Bâtiment Adresse Nombre de lits Ouverture Fermeture
Bâtiment de la direction des ateliers de la compagnie des chemins de fer du PLM Rue de Vauzelles, Varennes-lès-Nevers
1914 : 110
Aout 1915 : 170
01/12/1914
27/11/1919

Historique

L’hôpital est fondé par le personnel britannique provenant de l’hôpital auxiliaire n°160 de Paris (Hôtel Majestic).
L’hôpital « anglais » de Nevers, appelé aussi « Haden-Guest » occupait le bâtiment, en fin d’achèvement, de la direction des ateliers de la compagnie des chemins de fer du PLM.
Fin novembre 1914 : L’installation intérieure est complètement aménagée.
1er décembre 1914 : L’HB 6bis est officiellement ouvert, sous l’égide de M. Haden-Guest, médecin militaire anglais, et grâce aux libéralités américaines de Mmes Senard et R. Woods Bliss. Cette dernière était l’épouse d’un conseiller à l’ambassade américaine à Paris.
La formation comprenait 110 lits de grande chirurgie dont la capacité fut portée à 170, le 6 août 1915.

Le personnel

Médecins

  • Dr. Hawes
  • Dr. Boyce
  • Dr. Stanger
  • Dr. Goodall
  • Dr. Laird-cox
  • Dr. Morgan (04/1917- ?)

Infirmières

  • Infirmière Peeke (05/1915-01/1916)

Documents d'archive

6 Avril 1915
L'hôpital militaire anglais de Nevers.
On ne saurait. trop rendre hommage à la façon véritablement fraternelle dont les Anglais entendent leur. alliance avec nous. Il n'en- est pas meilleur exemple que celui des hôpitaux organisés en France par nos alliés à l'usage de nos blessés. Une aimable correspondante veut bien nous décrire l'installation et le fonctionnement de celui qui. est- organisé à Nevers.
L'armée, anglaise assurant entièrement elle-même ses services- sanitaires, ce n'est pas à. l'intention des blessé anglais qu'a été fondé cet hôpital dû à une initiative privée, mais bien pour tes soldats français.
Un médecin anglais bien connu à Londres, le Dr Haden Guest, eut la pensée généreuse de nous aider en soignant nos blessés. Pour réunir-les capitaux que nécessitent l'ouverture et le fonctionnement d'hôpitaux de guerre le Dr Haden Guest donna des conférences en Angleterre, fit appel à ses amis et, avec un zèle et une énergie inlassables, réussit à trouver les fonds considérables nécessaires à une telle entreprise.
Nous avons déjà en France-plusieurs de ces hôpitaux. Celui de Nevers est un des plus intéressants, non par son importance, car il ne compte que cent vingt lits, mais parce que son organisation parfaite en fait véritablement un hôpital modèle. Rien n’a été. négligé dans l'installation pour atteindre le but proposé ; tout a été prévu, depuis l'outillage chirurgical le plus perfectionné et les appareils radiographiques extrêmement puissants, jusqu'aux salles, de massage et d'électrothérapie pour les convalescents, non. seulement à l'usage de l'hôpital, mais mises, ainsi que la radiographie, avec leur personnel, à la disposition, des autres hôpitaux de la ville. Tous ces différents services fonctionnent admirablement. Cela est dû, en grande partie, à l'intelligente, organisation qui a présidé -à la fondation de cet. Hôpital, des Anglais, docteurs, chirurgiens et nurses, y assurant seuls tout ce qui concerne-les soins médicaux, proprement dits, tandis que la direction matérielle – assez compliquée dans une maison où vivent et habitent près de deux cents personnes, si l'on compte, avec. les blessés, le personnel de l’hôpital- et les soldats. auxiliaires de service – est assumée par quelques Françaises; à la tête desquelles, se trouve Mlle Marcelle Senard, secrétaire de l'hôpital, qui, par son dévouement, ses capacités et son énergie, sut réaliser à Nevers.la généreuse intention du Dr Haden Guest.
C'est dans les ateliers que le P.-L.-M. achevait de construire à. Nevers pour l'extension de ses services, qu'a été installé l'hôpital anglais. Au mois de novembre, quand le Dr Guest et Mlle Senard se mirent d'accord- avec la Compagnie P.-L.-M. pour l'arrangement d'un hôpital temporaire à Nevers, le local était à peine habitable. Mais la bonne volonté des ingénieurs de la compagnie, collaborant avec l'activité des organisateurs, en quelques semaines, tout fut installé, depuis le chauffage central, l'hydrothérapie, le téléphone, etc., jusqu'à une-voie de garage permettant d'amener, depuis la gare de Nevers, distante de deux kilomètres, jusque devant l’hôpital, les trains de: blessés, de façon à éviter, le plus possible, les transbordements si pénibles pour eux.
Car l'Hôpital Anglais ne reçoit — ou plutôt, on ne lui envoie — que de grands blessés. L'habileté de ses chirurgiens, son outillage chirurgical et radiographique, hors ligne, les soins parfaits que donnent aux malades des nurses anglaises venues d'hôpitaux de Londres, tout contribue à lui valoir cette confiance du service de santé, confiance que ses succès justifient. En effet, sur deux cent soixante-cinq blessés, traités jusqu'au 20 mars, il n'y a eu que quatre décès, et à peine une sixaine d'amputations sérieuses. C’est une moyenne glorieuse pour un hôpital de guerre, où l’on fait chaque mois une centaine d'opérations !
Le personnel médical est composé du lieutenant-colonel C. Boyce, médecin-chef, dont la ferme autorité, la bonté et le tact de gentilhomme obtiennent l'obéissance enthousiaste de tous ceux qui sont sous ses ordres, ce qui contribue dans une large mesure au parfait fonctionnement de tous les services. Après lui, avec le mémo dévouement et une science chirurgicale de premier ordre, M. C. Norman Lake, premier chirurgien, le Dr Charles M. Roberts, chirurgien radiographe, et la doctoresse Charlotte M. Birnie soignent les blessés, aidés par deux brancardiers volontaires de la Croix-Rouge anglaise, MM N.-G. Cholmeley et Thos T. Pemberton, et un Français, M. Maurice Dominique. Un pharmacien anglais, M. Fred Orr, est aussi attaché à l’hôpital.
Ceux qui ont visité l'Hôpital Anglais de Nevers savent comme, il est bien tenu, clair, propre et gai. – Mon Dieu, oui, un hôpital peut être gai, quand il est en pleine campagne et que le soleil y entre à flot, quand des fleurs ornent et réjouissent toutes les salles, quand les yeux des blessés expriment le contentement et la gratitude, quand de jolies silhouettes de femmes passent entre les lits, et quand on y entend presque tous les jours des airs de phonographe !
Mais il ne suffit pas de visiter l'hôpital pour se rendre compte du dévouement que témoignent à nos blessés, tous ces Anglais, qui ont quitté leurs, occupations habituelles, afin de nous aider dans cette terrible épreuve, d'une manière aussi intelligente que pratique. Pour les juger, il .faut avoir vécu, au milieu d'eux et partagé leur existence quotidienne. Il faut avoir surpris sur leurs visages moins mobiles que les nôtres la rapide expression d’une pitié et d'une tendresse profonde pour ceux qui souffrent ; il faut avoir vu, après l'arrivée d'un convoi de grands blessés, ces chirurgiens faire quatorze opérations de suite et soixante-cinq pansements compliqués, et ne se reposer qu'après toute une nuit, et tout un jour de travail à peine interrompu, alors seulement que tout ce qui était humainement possible a été fait, et que pas une chance de sauver un homme n'a été négligée. Il faut avoir vu de près aussi, le dévouement inlassable des infirmières-, anglaises, nurses professionnelles ou volontaires Red-Cross, s'acharnant à sauver malgré tout celui que tout condamne, et le- disputant à la mort qu'elles arrivent souvent à écarter...
La reconnaissance et l'affection que les blessés nous témoignent, leur amusant orgueil d'être soignés dans un hôpital anglais, sont le meilleur remerciement qu’ils puissent nous donner. Mais ce n'est-pas assez. Mêlée depuis plusieurs mois à cette vie d'hôpital, et Française, je souhaite qu'on sache plus loin que Nevers et plus loin que la région nivernaise, ce que font pour les nôtres, les Anglais qui sont ici, afin que nous soyons plus nombreux, en France à les entourer de gratitude, d'amitié et d'admiration.
Lucie GAUTHEY.[1]

Contributeurs

Notes et références

Notes


References

  1. "L'hôpital militaire anglais de Nevers." L'Action française : organe du nationalisme intégral, 04 1915: p3.