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Cent cinquante ouvriers bûcherons, travaillant dans les bois de la forêt d'[[Entrains sur Nohain|Entrains]], viennent de se mettre en grève, les patrons marchands de bois, réactionnaires avérés, voulant leur rogner leur salaire, qui est déjà bien maigre. | |||
S'ils réussissent, la journée de ces malheureux atteindra à peine 0,75 c. ou un fr. au maximum. | |||
Hier, les bûcherons ont tenu une réunion à [[Entrains sur Nohain|Entrains]] ; ils ont nommé leur bureau, composé absolument de grévistes, lui ont voté un ordre de confiance et ont déclaré la grève ouverte. | |||
Les membres du bureau, président en tête, accompagnés de tous les grévistes, sont allés trouver le [[Entrains sur Nohain maires|maire d'Entrains]] pour le prévenir officiellement de l'ouverture de la grève. Ils lui ont exposé les griefs des grévistes et leurs désirs ; le tout s'est passé avec le plus grand calme : cette manifestation pacifique était imposante. | |||
Les bûcherons ont, après cette démarche, désigné deux délégués chargés d'apporter leurs doléances à M. le préfet et d'intervenir en leur faveur auprès de ce magistrat et auprès des députés de la Nièvre. | |||
Les citoyens Jous Georges et Marlot fils ont été chargés de cette mission. | |||
Puissent-ils aboutir à un prompt et bon résultat, car ces malheureux bûcherons sont bien éprouvés depuis quelque temps. | |||
Oui, il est une chose épouvantable et qui révolte tous les honnêtes gens : c'est de voir les industriels, des négociants essayer de réduire de quelques sous le salaire de pauvres diables, et cela au moment où le travail qu'ils sont obligés de fournir est des plus durs et des plus pénibles. | |||
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*Le Patriote du Centre, 5 janvier 1887. Texte communiqué par Pierre Volut | |||
*Transcripteur : [[Utilisateur:Mnoel|Martine NOËL]] ([[Discussion utilisateur:Mnoel|discussion]]) 27 octobre 2022 à 14:44 (CEST) | |||
==1893 - Derrière une haie== | |||
« ''Depuis quelques jours, la femme Moreau, âgée de 77 ans, avait disparu du domicile de sa fille, habitant à [[Nevers|<u>Nevers</u>]], [[Nevers rue des Pâtis|<u>rue des Pâtis</u>]]. Lundi dernier [19 juin 1893], des gendarmes de [[Decize|<u>Decize</u>]] ont trouvé cette pauvre vieille derrière la haie d'un chemin bordant la [[Loire-considerations|<u>Loire</u>]]. Elle était dans un tel état de faiblesse qu'elle a été transportée en voiture à l'hospice de [[Decize|<u>Decize</u>]] où elle a été admise d'urgence''. | |||
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*La Tribune Républicaine, vendredi 24 juin 1893 | |||
==1899 - Victimes de la misère== | |||
« ''Le cadavre du nommé Justin Moulin, âgé de 40 ans environ, plombier, a été trouvé dans les champs au lieu-dit La Longue Vigne, commune de [[Sougy sur Loire|<u>Sougy</u>]]. L'identité de ce malheureux a été établie d'après une lettre trouvée sur lui et émanant de sa femme qui habiterait Orléans. Cette mort est attribuée à la misère.'' » La veille, au lieu-dit La Motte, commune de [[Decize|<u>Decize</u>]], des passants ont trouvé le cadavre d'une femme inconnue, allongé sur une plage de [[La Loire|la Loire</u>]]. | |||
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*Le Moniteur de la Nièvre, mercredi 8 et jeudi 9 janvier 1899 | |||
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Version du 27 octobre 2022 à 13:44
1887 - Grève des bûcherons
Cent cinquante ouvriers bûcherons, travaillant dans les bois de la forêt d'Entrains, viennent de se mettre en grève, les patrons marchands de bois, réactionnaires avérés, voulant leur rogner leur salaire, qui est déjà bien maigre.
S'ils réussissent, la journée de ces malheureux atteindra à peine 0,75 c. ou un fr. au maximum.
Hier, les bûcherons ont tenu une réunion à Entrains ; ils ont nommé leur bureau, composé absolument de grévistes, lui ont voté un ordre de confiance et ont déclaré la grève ouverte.
Les membres du bureau, président en tête, accompagnés de tous les grévistes, sont allés trouver le maire d'Entrains pour le prévenir officiellement de l'ouverture de la grève. Ils lui ont exposé les griefs des grévistes et leurs désirs ; le tout s'est passé avec le plus grand calme : cette manifestation pacifique était imposante.
Les bûcherons ont, après cette démarche, désigné deux délégués chargés d'apporter leurs doléances à M. le préfet et d'intervenir en leur faveur auprès de ce magistrat et auprès des députés de la Nièvre.
Les citoyens Jous Georges et Marlot fils ont été chargés de cette mission.
Puissent-ils aboutir à un prompt et bon résultat, car ces malheureux bûcherons sont bien éprouvés depuis quelque temps.
Oui, il est une chose épouvantable et qui révolte tous les honnêtes gens : c'est de voir les industriels, des négociants essayer de réduire de quelques sous le salaire de pauvres diables, et cela au moment où le travail qu'ils sont obligés de fournir est des plus durs et des plus pénibles.
Source
- Le Patriote du Centre, 5 janvier 1887. Texte communiqué par Pierre Volut
- Transcripteur : Martine NOËL (discussion) 27 octobre 2022 à 14:44 (CEST)
1893 - Derrière une haie
« Depuis quelques jours, la femme Moreau, âgée de 77 ans, avait disparu du domicile de sa fille, habitant à Nevers, rue des Pâtis. Lundi dernier [19 juin 1893], des gendarmes de Decize ont trouvé cette pauvre vieille derrière la haie d'un chemin bordant la Loire. Elle était dans un tel état de faiblesse qu'elle a été transportée en voiture à l'hospice de Decize où elle a été admise d'urgence.
Source
- La Tribune Républicaine, vendredi 24 juin 1893
1899 - Victimes de la misère
« Le cadavre du nommé Justin Moulin, âgé de 40 ans environ, plombier, a été trouvé dans les champs au lieu-dit La Longue Vigne, commune de Sougy. L'identité de ce malheureux a été établie d'après une lettre trouvée sur lui et émanant de sa femme qui habiterait Orléans. Cette mort est attribuée à la misère. » La veille, au lieu-dit La Motte, commune de Decize, des passants ont trouvé le cadavre d'une femme inconnue, allongé sur une plage de la Loire.
Source
- Le Moniteur de la Nièvre, mercredi 8 et jeudi 9 janvier 1899
Notes et références
Notes