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=='''L'église Saint Fiacre'''==
==L'église Saint Fiacre==
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Belle église paroissiale de Saint Fiacre, fin du XII<sup>e</sup> siècle et commencement du XIII<sup>e</sup> ; plan rectangulaire, avec adjonction de deux petites chapelles aux côtés. Chœur roman de deux travées voûtées en berceau brisé, munies d'arcs-doubleaux sur colonnes engagées à chapiteaux, d'un bon travail, décorés d'entrelacs et de feuilles d'eau, et à tailloirs ornementés ; grandes fenêtres cintrées, flanquées de colonnettes et surmontées d'un cordon qui règne dans toute cette partie de l'église ; le mur était autrefois percé de trois fenêtres, les deux du bas ont été bouchées, celle du haut, plus large que les autres, est encadrée par une archivolte de zigzags ; colonnettes aux angles du chœur.


*Belle église paroissiale de Saint Fiacre, fin du XII<sup>e</sup> siècle et commencement du XIII<sup>e</sup> ; plan rectangulaire, avec adjonction de deux petites chapelles aux côtés.
Épitaphe de la fin du XVI<sup>e</sup> siècle, a peu près illisible, d'un personnage de la famille de Chastel. Coupole centrale sur pendentifs ; parois du transept garnies de hautes arcades gothiques, encadrant des fenêtres romanes ; les deux petites chapelles, relativement modernes et sans caractère, ouvertes au-dessous de ces fenêtres.
*Chœur roman de deux travées voûtées en berceau brisé, munies d'arcs-doubleaux sur colonnes engagées à chapiteaux, d'un bon travail, décorés d'entrelacs et de feuilles d'eau, et à tailloirs ornementés ; grandes fenêtres cintrées, flanquées de colonnettes et surmontées d'un cordon qui règne dans toute cette partie de l'église ; le mur était autrefois percé de trois fenêtres, les deux du bas ont été bouchées, celle du haut, plus large que les autres, est encadrée par une archivolte de zigzags ; colonnettes aux angles du chœur.
 
*Épitaphe de la fin du XVI<sup>e</sup> siècle, a peu près illisible, d'un personnage de la famille de Chastel.
La nef, des premières années du XIII<sup>e</sup> siècle, composée de deux travées à peu près semblables à celles du chœur ; fenêtres cintrées sans colonnettes ; chapiteaux des colonnes engagées sculptés de crosses végétales peu développées, bases aplaties munies de griffes. Portail en saillie, récemment reconstruit en partie sur le modèle de l'ancien : deux gros tores et d'autres moulures en retraite, sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuilles ; contre-forts plats ; modillons unis ; base d'une tour centrale octogone, recouverte d'un toit moderne en ardoise.
*Coupole centrale sur pendentifs ; parois du transept garnies de hautes arcades gothiques, encadrant des fenêtres romanes ; les deux petites chapelles, relativement modernes et sans caractère, ouvertes au-dessous de ces fenêtres.
 
*La nef, des premières années du XIII<sup>e</sup> siècle, composée de deux travées à peu près semblables à celles du chœur ; fenêtres cintrées sans colonnettes ; chapiteaux des colonnes engagées sculptés de crosses végétales peu développées, bases aplaties munies de griffes.
Cordon simple encadrant les fenêtres des murs latéraux du chœur ; la fenêtre ouverte dans le haut du pignon sous une archivolte décorée de quatre-feuilles. Fonts octogones pédiculés de la fin du XV<sup>e</sup> siècle.
*Portail en saillie, récemment reconstruit en partie sur le modèle de l'ancien : deux gros tores et d'autres moulures en retraite, sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuilles ; contre-forts plats ; modillons unis ; base d'une tour centrale octogone, recouverte d'un toit moderne en ardoise.
 
*Cordon simple encadrant les fenêtres des murs latéraux du chœur ; la fenêtre ouverte dans le haut du pignon sous une archivolte décorée de quatre-feuilles.
*Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et ''Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)''
*Fonts octogones pédiculés de la fin du XV<sup>e</sup> siècle.
*Photo : Éric Monnier [[GenNièvre]]
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*--[[Utilisateur:Mmirault|m mirault]] 28 janvier 2011 à 22:50 (CET)
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Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et ''Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)''<br>
 
Photo : Éric Monnier (GenNièvre)<br>
L’église Saint-Fiacre d’Ourouër a été bâtie fin XIIe siècle par les moines de Saint Étienne de Nevers. Elle est  située au centre du village. De  plan rectangulaire, cette église romane a été  classée aux Monuments Historiques le 2 septembre 1907.
--[[Utilisateur:Mmirault|m mirault]] 28 janvier 2011 à 22:50 (CET)
Située à l'extérieur de l'édifice, une pierre des morts, une des dernières encore visibles de la région, servait autrefois à déposer le cercueil des défunts avant l'office.
[[Catégorie:Eglises]]
 
Le cimetière était à l'origine contigu à l'église. Mais pour des raisons d'hygiène, établies par l'ordonnance du 6 décembre 1843, les limites devaient être situées à plus de 30 mètres de la maison la plus rapprochée . En 1864 la municipalité décide de le déplacer au lieu-dit de l'Ouche Dessus.
Le presbytère, pour simple qu'il était, est aliéné en 1791 suite à la Révolution. Il passe ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires civils bien qu'il fut de par la loi de brumaire de l'an III <q>mis à disposition de la municipalité pour servir de logement à l'instituteur et à recevoir les élèves pendant la durée des leçons</q>. Il n'est racheté par la commune qu'en 1810.
 
En 1849, il est construit un nouveau presbytère au lieu-dit de la Chaume de la Croix. La commune recouvre la jouissance de son presbytère à partir de la loi du 11 décembre 1905, sur la séparation des Églises et de l'État.
 
*Source: Paul de Haut, Augustin Vagne et Etienne Vassière,  La voix des Amognes,  http://beninois.free.fr/index.php?cat=ourouer
 
[[Catégorie:Eglises et édifices religieux]]
[[Catégorie:Religion]]
[[Catégorie:Religion]]

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L'église Saint Fiacre

 

L'église Saint Fiacre d'Ourouer

Belle église paroissiale de Saint Fiacre, fin du XIIe siècle et commencement du XIIIe ; plan rectangulaire, avec adjonction de deux petites chapelles aux côtés. Chœur roman de deux travées voûtées en berceau brisé, munies d'arcs-doubleaux sur colonnes engagées à chapiteaux, d'un bon travail, décorés d'entrelacs et de feuilles d'eau, et à tailloirs ornementés ; grandes fenêtres cintrées, flanquées de colonnettes et surmontées d'un cordon qui règne dans toute cette partie de l'église ; le mur était autrefois percé de trois fenêtres, les deux du bas ont été bouchées, celle du haut, plus large que les autres, est encadrée par une archivolte de zigzags ; colonnettes aux angles du chœur.

Épitaphe de la fin du XVIe siècle, a peu près illisible, d'un personnage de la famille de Chastel. Coupole centrale sur pendentifs ; parois du transept garnies de hautes arcades gothiques, encadrant des fenêtres romanes ; les deux petites chapelles, relativement modernes et sans caractère, ouvertes au-dessous de ces fenêtres.

La nef, des premières années du XIIIe siècle, composée de deux travées à peu près semblables à celles du chœur ; fenêtres cintrées sans colonnettes ; chapiteaux des colonnes engagées sculptés de crosses végétales peu développées, bases aplaties munies de griffes. Portail en saillie, récemment reconstruit en partie sur le modèle de l'ancien : deux gros tores et d'autres moulures en retraite, sur des colonnettes à chapiteaux décorés de feuilles ; contre-forts plats ; modillons unis ; base d'une tour centrale octogone, recouverte d'un toit moderne en ardoise.

Cordon simple encadrant les fenêtres des murs latéraux du chœur ; la fenêtre ouverte dans le haut du pignon sous une archivolte décorée de quatre-feuilles. Fonts octogones pédiculés de la fin du XVe siècle.

  • Sources : Répertoire archéologique du département de la Nièvre rédigé sous les auspices de la Société nivernaise des Lettres, sciences et arts par M. le comte de Soultrait ; impr. nationale (Paris) – 1875 et Patrimoine des communes de la Nièvre (Éditions Flohic)
  • Photo : Éric Monnier GenNièvre
  • --m mirault 28 janvier 2011 à 22:50 (CET)


L’église Saint-Fiacre d’Ourouër a été bâtie fin XIIe siècle par les moines de Saint Étienne de Nevers. Elle est  située au centre du village. De plan rectangulaire, cette église romane a été classée aux Monuments Historiques le 2 septembre 1907. Située à l'extérieur de l'édifice, une pierre des morts, une des dernières encore visibles de la région, servait autrefois à déposer le cercueil des défunts avant l'office.

Le cimetière était à l'origine contigu à l'église. Mais pour des raisons d'hygiène, établies par l'ordonnance du 6 décembre 1843, les limites devaient être situées à plus de 30 mètres de la maison la plus rapprochée . En 1864 la municipalité décide de le déplacer au lieu-dit de l'Ouche Dessus. Le presbytère, pour simple qu'il était, est aliéné en 1791 suite à la Révolution. Il passe ensuite entre les mains de plusieurs propriétaires civils bien qu'il fut de par la loi de brumaire de l'an III mis à disposition de la municipalité pour servir de logement à l'instituteur et à recevoir les élèves pendant la durée des leçons. Il n'est racheté par la commune qu'en 1810.

En 1849, il est construit un nouveau presbytère au lieu-dit de la Chaume de la Croix. La commune recouvre la jouissance de son presbytère à partir de la loi du 11 décembre 1905, sur la séparation des Églises et de l'État.