« Poésie durant cette difficile période » : différence entre les versions
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<center>Edmond Rostand, ''Le Figaro'', <br> | <center>Edmond Rostand, ''Le Figaro'', <br> | ||
::::poème repris dans la ''Semaine Religieuse du Diocèse de [[Nevers|<u>Nevers</u>]]''. <br></center> | ::::poème repris dans la ''Semaine Religieuse du Diocèse de [[Nevers|<u>Nevers</u>]]''. <br></center> | ||
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<center>'''<big>La Lettre'''</big>, poème de Maurice Levaillant,<br> parue le 28 février 1915 dans ''La Tribune'' :<br><br> | |||
Elle n'est trop souvent qu'une carte postale<br> | |||
Où la pluie a brouillé les traces du crayon ;<br> | |||
Une étoile de boue y mit un noir rayon ;<br> | |||
L'écriture est fantasque, et la marge inégale.<br> | |||
« Rassurez-vous... Toujours présent au bataillon...<br> | |||
Je vais bien... Tout va bien... Je suis joyeux et sale :<br> | |||
Et dors comme un lapin dans le creux d'un sillon... »<br> | |||
On déchiffre en tremblant, l'œil brumeux, le cœur ivre,<br> | |||
Cette page échappée au plus glorieux livre<br> | |||
A travers l'ouragan de la flamme et du fer ;<br> | |||
On la baise ; on lui rit ; on penche son oreille<br> | |||
Vers les échos puissants qu'elle apporte, pareille<br> | |||
A la conque où survit la fureur de la mer.<br><br></center> | |||
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<center><big>Dans un registre très différent, '''Viens Papa''',<br> une parodie de ''Viens poupoule''</big><br> | |||
:(''Paris-Centre'', 4 février 1915) :<br><br> | |||
Un sam'di soir après l'turbin<br> | |||
:Guillaume dit au kronprin :<br> | |||
:« Faudra qu'nous allions l'un d'ces jours<br> | |||
:À Paris faire un tour.<br> | |||
:Nous brûl'rons tout sur not' passage<br> | |||
:Nous f'rons un grand carnage.<br> | |||
:On rigol'ra, ion se tordra,<br> | |||
:Enfin... Tu verras ça. »<br> | |||
: Amusé, enchanté,<br> | |||
:L'Kronprintz s'mit à chanter.<br> | |||
:« Viens, papa-a, viens papa-a, viens !<br> | |||
:Partons, partons, viv'ment,<br> | |||
:Ne perdons pas not-temps... AH !<br> | |||
:Viens papa […]<br> | |||
:Y a assez longtemps<br> | |||
:Qu'j'attends ce doux moment. »<br></center> | |||
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Textes communiqués par Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm et http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par --[[Utilisateur:Mnoel|Mnoel]] 10 novembre 2014 à 17:19 (CET) | Textes communiqués par Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm et http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par --[[Utilisateur:Mnoel|Mnoel]] 10 novembre 2014 à 17:19 (CET) | ||
Version du 15 février 2015 à 13:34
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Et ses deux chiffres d'or ont l'éclat d'une épée. Quarante de ses dieux aux poumons de métal, Leur marche que tu suis, éclatante, est suivie Les voici ! Les voici ! Tous les tambours sonores
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Adieu garance ! Il faut se faire une raison, Défendre l'Avenir en habit d'horizon, Je crois, puisqu'ils n'ont pris que des couleurs de terre, Et pour le monde il sied, puisque Berlin et Vienne
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parue le 28 février 1915 dans La Tribune : Elle n'est trop souvent qu'une carte postale « Rassurez-vous... Toujours présent au bataillon... On déchiffre en tremblant, l'œil brumeux, le cœur ivre, On la baise ; on lui rit ; on penche son oreille |
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une parodie de Viens poupoule
Un sam'di soir après l'turbin
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Textes communiqués par Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm et http://lesbleuetsdecizois.blogspot.fr/ mis en page par --Mnoel 10 novembre 2014 à 17:19 (CET)