Vétérans de la Grande Armée : Différence entre versions

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(Vétérans nivernais de la Grande Armée - Décorés de la Légion d'honneur)
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* '''CHARBONNIER Louis''', né  le 9 Octobre 1754 à [[Clamecy]]<br>
 
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Nommé commandant d'armes de Maëstricht le 11 Floréal An XII, il fut fait membre de la Légion d'honneur la même année. Au moment des événements de 1814, il était à Givet, où le duc de Berry le vit à son passage et le nomma Chevalier de Saint Louis, nomination que Louis XVIII confirma. Pris sa retraite en 1815 et mourut le 2 Juin 1833.<br>
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Nommé commandant d'armes de Maëstricht le 11 Floréal An XII, il fut fait membre de la Légion d'honneur la même année. Officier de l' Empire. Il servit à Waterloo. Au moment des événements de 1814, il était à Givet, où le duc de Berry le vit à son passage et le nomma Chevalier de Saint Louis, nomination que Louis XVIII confirma. Pris sa retraite en 1815 et mourut le 2 Juin 1833 à [[Clamecy]] où il est enterré.<br>
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Son nom figure sur le pilier nord de l' Arc de Triomphe.<br>
  
 
* '''CHARLOT Joseph''', né le 17 Mai 1773 à [[Saint Saulge]]<br>
 
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A l'affaire d'Heidelberg, sous le Général Ney, le 24 Vendémiaire An VIII, le 1er bataillon de la 65ème avait reçu l'ordre de charger les Autrichiens sur le pont, et quelques conscrits, intimidés, compromettant le succès par leur hésitation ; Leguy saisit le drapeau du bataillon, ranime le courage de sa troupe et du premier élan la conduit sur la rive opposée, en chassant l'ennemi devant lui. Promu au grade de sous-lieutenant à la suite de cette brillante affaire, il servit, ensuite, à l'armée du Rhin en l'An IV. Il passa à Belle Isle en Mer, puis au camp de Brest, où il reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur le 25 Prairial An XII.<br>
 
A l'affaire d'Heidelberg, sous le Général Ney, le 24 Vendémiaire An VIII, le 1er bataillon de la 65ème avait reçu l'ordre de charger les Autrichiens sur le pont, et quelques conscrits, intimidés, compromettant le succès par leur hésitation ; Leguy saisit le drapeau du bataillon, ranime le courage de sa troupe et du premier élan la conduit sur la rive opposée, en chassant l'ennemi devant lui. Promu au grade de sous-lieutenant à la suite de cette brillante affaire, il servit, ensuite, à l'armée du Rhin en l'An IV. Il passa à Belle Isle en Mer, puis au camp de Brest, où il reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur le 25 Prairial An XII.<br>
 
Embarqué en l'An XIII, sur le vaisseau Le Jupiter, il devint lieutenant à l'ancienneté. Il fit les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne, depuis la prise d'Ulm. Capitaine en 1807, il entra en Espagne avec le corps du général Dupont. Il reçut une blessure grave au siège de Saragosse. Pris sa retraite en 1811.<br>
 
Embarqué en l'An XIII, sur le vaisseau Le Jupiter, il devint lieutenant à l'ancienneté. Il fit les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne, depuis la prise d'Ulm. Capitaine en 1807, il entra en Espagne avec le corps du général Dupont. Il reçut une blessure grave au siège de Saragosse. Pris sa retraite en 1811.<br>
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* '''L' ESPINASSE de, Augustin''', né à [[Pouilly sur Loire]]<br>
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Général français de la révolution et de l' Empire. Envoyé par le Directoire en Italie. Il concourt aux victoires de Castiglione, de Seravole, au blocus de Mantoue, à Arcole où il se couvre de gloire. Le général Bonaparte demande et obtient pour lui le grade de général de division. On lui confie le commandement en chef de l'artillerie de l'armée d'Angleterre et il concourt avec le général Hédouville aux négociations de la paix avec les insurgés de la Belgique.<br>
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Le premier Consul le fait entrer au Sénat conservateur. Nommé membre et Grand Officier de la Légion d'honneur. Il est nommé président du collège électoral de la Nièvre. Commandeur de la Couronne de fer en 1807, comte de l' Empire en 1808, le général L' Espinasse est un de ceux qui votent la déchéance de l' Empereur. Mort à Paris le 23 Novembre 1816. Il est inhumé au Père-Lachaîse.<br>
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Son nom est gravé, pilier ouest, 35ème et 36ème colonnes, sous l' Arc de Triomphe.<br>
  
 
* '''PAILLARD Nicolas Augustin ; Baron''', né le 28 Août 1756 à [[Donzy]]<br>
 
* '''PAILLARD Nicolas Augustin ; Baron''', né le 28 Août 1756 à [[Donzy]]<br>
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Rappelé pendant les Cent Jours, l ' Empereur lui confia, le 15 Avril 1815, le commandement du département du Doubs qu'il quitta 4 mois plus tard pour rentrer dans la position de retraite.<br>
 
Rappelé pendant les Cent Jours, l ' Empereur lui confia, le 15 Avril 1815, le commandement du département du Doubs qu'il quitta 4 mois plus tard pour rentrer dans la position de retraite.<br>
  
Son nom figure au côté Nord de l'Arc de Triomphe de l'Etoile.<br>
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Son nom figure au côté Nord de l'Arc de Triomphe.<br>
  
 
* '''PRISYE Gilbert Marie''', né le 8 Mai 1757 à [[Nevers]]<br>
 
* '''PRISYE Gilbert Marie''', né le 8 Mai 1757 à [[Nevers]]<br>

Version actuelle datée du 18 mai 2020 à 15:37

Jean-Baptiste Chanteclair et la tradition familiale.

  • Né à Ainay-le-Vieux (Cher) le 3 septembre 1772, Jean-Baptiste Chanteclair s'engage le 11 octobre 1791 dans le premier Bataillon de la Nièvre. Il participe aux campagnes de 1792 et 1793 en Champagne et sur les frontières du Nord ; il est blessé d'un éclat de bombe à Valenciennes ; il est nommé sergent. Affecté à l'armée d'Italie, il reçoit sa seconde blessure, à la cuisse droite, lors de la bataille du pont Saint-Michel, en Piémont. Il fait partie de l'expédition d'Egypte ; il est encore blessé au bas ventre, pendant le siège de Saint-Jean-d'Acre.
  • Jean-Baptiste Chanteclair monte en grade ; il est nommé sous-lieutenant en janvier 1807, lieutenant en novembre 1809. Il combat en Espagne, où il reçoit deux nouvelles blessures : à Linarès le 15 décembre 1810 et à Salamanque le 22 juin 1812. Gravement atteint au bassin, il est démobilisé avec le grade d'adjudant-major. Il se retire à Montaron, où il épouse Edmée Pougault. Puis, il s'installe à Decize « où il n'a laissé que de bons souvenirs(1). »
  • Le vétéran Chanteclair a vu de nombreuses batailles, il a vu du pays, il est certainement devenu l'un des plus ardents propagandistes de l'épopée napoléonienne. Son fils Mathurin-Victor, né le 5 octobre 1821, réalisera lui aussi une brillante carrière militaire. L'École Militaire de La Flèche, l'expédition de Rome, une blessure à Solférino, la conquête de l'Algérie, le déshonneur de Metz et la captivité en Allemagne, voici les étapes d'une ascension hiérarchique qui le mènera au grade de général et aux fonctions de gouverneur de la place de Verdun. Mathurin-Victor Chanteclair est mort le 18 août 1893.

Edme Breton, du Nivernais à la Sibérie.

  • Dans le cimetière de Frasnay-Reugny, on peut encore lire sur une tombe la destinée d'un autre soldat de Napoléon qui a eu un destin exceptionnel.
  • « Ici repose EDME BRETON, né à Chazeuil le 8 avril 1789, décédé à Mussier commune de Billy le 11 octobre 1864 ; ancien sergent de sapeur du génie, il a fait la campagne d'Autriche en 1809 et la campagne de Russie en 1812 ; il a été blessé à la bataille de Wagram, les 21, 22 et 23 juin 1809, il a assisté à la prise de Vienne, il a assisté à la bataille de la Moscowa, il a fait la retraite de Moscou, il a subi le blocus de Dantzig en 1813 et 1814 ; enfin il a été fait prisonnier par violation des lois de la guerre et conduit en Sibérie jusqu'en 1816(2). »

Le chirurgien-major Jacques Saulnier.

  • « Il vient de s'éteindre à Decize M. Jacques Saulnier, ancien chirurgien-major du 19e de Ligne du Premier Empire, décoré de la croix de la Légion d'Honneur, âgé de 91 ans et demi.
    Entré au service comme aide-major le 15 Nivose an XII, il fut fait chirurgien-major en 1812 et décoré. Il fit toutes les campagnes de l'Empire, les guerres d'Allemagne, de Russie, d'Espagne, du Portugal, de Saxe et de France ; il fut licencié le 12 août 1815, pour cause d'une hémiphagie, à l'âge de 34 ans(3).
     »
  • Jacques Saulnier épouse, après sa démobilisation, Lucie Grenot ; elle décèdera en 1846. L'ancien chirurgien militaire est pendant 30 ans membre de l'administration de l'hospice de Decize. Ce vénérable vétéran meurt en « emportant l'estime de tous ceux qui l'ont connu. »

(1) Victor Gueneau, Dictionnaire biographique du Nivernais, Nevers, Imprimerie Mazeron, 1899, p. 40.
(2) Inscription relevée par M. Alain Fournet.
(3) Journal de la Nièvre, 11 juillet 1871.


Texte de Pierre Volut http://histoiresdedecize.pagesperso-orange.fr/index.htm


Vétérans nivernais de la Grande Armée - Décorés de la Légion d'honneur

  • AMIOT Claude, né dans la Nièvre

A l'affaire de Hobenlindon, le 2 Décembre 1800, lui et ses camarades arrivèrent sur une batterie de 4 pièces de canon dont ils s'emparèrent. Cette action lui mérita le 27 Germinal An IX, un fusil d'honneur.

  • BAILLE Antoine Adalbert, né le 27 Mai 1768 à Champlin

Chef de bataillon le 1er Thermidor An VIII.
Le 1er Consul le nomme major du 6ème ligne le 30 Frimaire An XII. Il fit les guerres de l'Empire et devint colonel en second du 105ème régiment de ligne. Il reçoit la décoration de membre de la Légion d'honneur. Mort le 22 mars 1813 à Udine, Italie.

Il suit l'épopée napoléonienne du camp de Boulogne à Waterloo en passant par les campagnes d'Italie, d'Autriche, d'Espagne et de Belgique. Blessé à Wagram, prisonnier lors du siège de Pampelune, puis en Angleterre.
En 1851, il est nommé conservateur du Musée archéologique du Nivernais.

  • BILLOT Jacques, né le 9 Mars 1770 à Lutenet, Nièvre

Nommé caporal le 2 frimaire An XIII. En l'An XV, fit partie du 5ème corps de la Grande Armée en Autriche et en Prusse. Une blessure qu'il reçut à la bataille d ' Iena, l'obligea à prendre sa retraite le 24 Septembre 1807 à Saint Pierre le Moûtier. Il reçoit la décoration de membre de la Légion d'honneur.

  • BOUSSARD Dominique, né le 20 février 1779 à Anquien

L' Empereur le nomma légionnaire le 25 Prairial An XII. Du camp de Bayonne, il passa en Italie fin An XIII. Il fut blessé par un éclat d'obus au Tagliamento en l'An XIV. Il servit en 1806, dans le pays de Naples, rejoignit le 10ème corps de la Grande Armée en 1807 et fit partie du 4ème corps de l'armée d'Allemsent pendant la campagne de 1809. Il avait déjà reçu 2 coups de lance au combat de Neumarck, lorqu'il eut l'épaule fracassée par une balle. Transporté dans les hôpitaux de Vienne, il y mourut le 7 Juin 1809.

  • BOUQUEROT DES ESSARS Jean Baptiste, né le 28 Mai 1771 à Asnan

Sous -lieutenant le 18 Fructidor An VI, il avait servi jusqu'alors aux armées du Nord, de Sambre et Meuse, d'Italie, d'Helvétie et d'Allemagne. Il suit son corps en Egypte. Grièvement blessé à Salahich et aux 2 affaires qui eurent lieu sur la plage d'Aboukir, il obtint le grade de lieutenant le 26 Pluviose An VIII, et celui de capitaine le 22 ventôse An IX. L'Empereur lui accorda la Croix de la Légion d'honneur le 25 Prairial 1807 pour sa conduite en Egypte. Il entra dans la garde la même année. Envoyé en Espagne en 1808, il revint à la Grande Armée d'Allemagne en 1809, retourna en Espagne en 1810 et fut attaché, en 1811, comme colonel à la suite du 4ème régiment des dragons. Pendant la campagne de France, il obtint la Croix de la Légion d'honneur sur le champ de bataille et reçut les félicitations de l' Empereur. Colonel au 7ème dragons, une décision ministérielle le plaça dans le cadre de réserve avec rang de maréchal de camp le 16 Juin 1831. Il meurt le 17 Mars 1833.

  • CHARBONNIER Louis, né le 9 Octobre 1754 à Clamecy

Nommé commandant d'armes de Maëstricht le 11 Floréal An XII, il fut fait membre de la Légion d'honneur la même année. Officier de l' Empire. Il servit à Waterloo. Au moment des événements de 1814, il était à Givet, où le duc de Berry le vit à son passage et le nomma Chevalier de Saint Louis, nomination que Louis XVIII confirma. Pris sa retraite en 1815 et mourut le 2 Juin 1833 à Clamecy où il est enterré.

Son nom figure sur le pilier nord de l' Arc de Triomphe.

Volontaire en 1791 dans le 1er bataillon de la Nièvre. Servi au 85ème de ligne en l'An IV puis fit toutes les guerres de 1792 à l'An IX aux armées des Alpes et d'Italie. A l'attaque des redoutes de Rocabarbena, il reçut un coup de feu à la cuisse. Passé aux guides à pied de l'armée d'Italie en l'An VI, il devint brigadier au 7ème, et maréchal des logis en l'An IX. Il servit au camp de Boulogne de l'An XII à l'An XIII, où il reçut la décoration de la Légion d'honneur le 25 prairial An XII. Il combattit jusqu'en 1807 en Autriche, en Prusse et en Pologne, et fit la campagne de 1808 en Espagne. Nommé capitaine-adjudant-major au régiment des pupilles de la Garde Impériale en 1811, il fut attaché en la même qualité au 7ème régiment des tirailleurs, avec lequel il fit la campagne de 1809 en Saxe. Sa conduite à la bataille de Dresde lui valut la Croix de la Légion d'honneur en 1813. il mourut le 16 mars 1814 par suite de blessures qu'il avait reçues à Bar sur Aube.

  • CLEMENT Noel Joseph, né le 22 février 1757 à Nevers

Nommé chef d'escadron en 1793 par le représentant du peuple Fouché, et désigné pour commander la compagnie de volontaires de cavalerie, réunies à une compagnie de gendarmerie.
Destitué par un arrêté du Directoire exécutif en l'An IV, il fut remis en activité en l'An V, et réformé comme capitaine de la gendarmerie en l'An VI. le 17 Ventose An IX, il obtint le brevet de chef d'escadron de la 13ème légion de gendarmerie et fut nommé membre de la Légion d'honneur en l'An XII. Il fut crée Chevalier de Saint Louis en 1806. Colonel honoraire en 1815. Mort à Pougues sur l'Orme le 30 Mars 1829.

  • CONIER Jean, né le 24 Avril 1773 à Varennes

Réquisitionnaire dans le 96ème régiment d'infanterie (ci-devant Nassau) en l'An II, il fit successivement partie des 173ème demi-brigades d'infanterie et 88ème de bataille (88ème régiment de ligne An XII) et servit aux armées du Nord, de Sambre et Meuse, d'Italie et d'Orient. En l'An IV, comme il était en tirailleur aux environs de Wurtbourg, 4 cavaliers autrichiens l'ayant entouré, il en tua un, en blessa un second et se dégagea des 2 autres. il fit preuve d'une grande bravoure aux affaires livrées aux environs de Minich, en Egypte en l'An VIII. Il reçut la Croix de la Légion d'honneur le 25 prairial An XII au camp de Saint Omer. Attaché au 5ème corps de la Grande Armée à la fin de l'an XIII, il fit la guerre en Autriche, en Prusse et en Pologne. Il fut tué au combat de Pulstuck le 26 Décembre 1806.

  • DIOT Etienne, né dans la Nièvre

Dragon au 5ème régiment, faisait partie de l'armée de réserve, lorsque le 24 Prairial An VIII, il enfonça, près de Crémone, plusieurs pelotons ennemis, y mit le désordre, et contribua par son courage au succès de la charge exécutée par son régiment. il obtint, le 28 Brumaire An IX, un sabre d'honneur.

Lieutenant-colonel commandant le 4ème bataillon de la Nièvre en 1791.
Il se trouva en 1779 au combat d'Ouessant, à bord du vaisseau La Couronne et obtint les galons de sergent en 1780.
Il fut nommé commandant d'armes à Bastia le 27 Thermidor An IX. Crée membre de la Légion d'honneur le 25 Prairial An XII, il fut mis en jouissance de retraite en l'An XIII. Il est mort le 7 Mars 1824 à La Charité sur Loire

  • GAUDROT François, né le 10 Octobre 1774 à Vaudet, Nièvre

Soldat en 1790 dans le régiment de dragons Dauphin. Il fit toutes les campagnes de la République aux armées du Nord, de Sambre et Meuse, de l'Ouest, de Mayence et d'Italie. Il fut blessé d'un coup de feu à la jambe à la bataille sous Vérone le 15 Germinal An VII.
Admis en l'An VIII dans les grenadiers à cheval à la garde consulaire. Il suivit à l'armée de réserve et combattit à Marengo. Le 25 Prairial An VII, la décoration de membre de la Légion d'honneur lui fut remise. Il servit la Grande Armée en Autriche, en Prusse et en Pologne de l'An XIV à 1807. Il prit sa retraite en 1809. Il est mort le 13 Juillet 1829 à Cosne sur Loire.

Nommé en l'An XII major au 92ème régiment de ligne au camp d'Ultrecht, il devint membre de la Légion d'honneur. Il s'occupa activement de l'An XIV à 1809 de l'instruction et de la discipline de son régiment. En 1809, il remplaça dans le commandement le colonel Gallet, tué sur le champ de bataille de Wagram, blessé lui-même de 2 éclats de biscaîen à cette affaire, il mourut à l'hôpital de Vienne.

Commandant. Passé avec son grade dans les grenadiers à cheval de la garde consulaire le 11 Frimaire An IX. Nommé colonel du 1er régiment de cuirassiers en l'An II. Membre de la Légion d'honneur le 19 Frimaire An XII, Officier du même ordre la même année, puis électeur du département de la Nièvre.
Le colonel Guiton se fit particulièrement remarquer à l'armée des Côtes de l'Océan en l'An XIII. Il reçut le Cordon de commandement de la Légion d'honneur. Il fit les guerres de l'An XIV à 1807 à la Grande Armée, et se signala aux batailles d'Austerlitz et d'Eylau. Général de brigade, il commanda la 2ème division de cuirassiers pendant les campagnes de 1809, et se fit remarquer à la bataille de Wagram et au combat de Znaïm, par son audace et son intrépidité. Napoléon lui conféra, à titre de récompense nationale, une baronnie avec dotation. Par ordre de l'Empereur, il fut employé en 1811 dans la 31ème division militaire puis au dépôt général de cavalerie. Envoyé à la Grande Armée en 1812, il servit pendant les campagnes de 1813 à 1814. Il fut mis à la retraite le 17 Décembre 1814.
Le retour de l'Empereur de l'Ile d'Elbe, rendit le général Guiton à l'activité. Napoléon lui confia, pendant les Cent Jours, le commandement d'une réserve de cavalerie à l'armée de Moselle. Il mourut à Paris, le 18 février 1819.

  • LEGUY Louis, né le 1er Mai 1766 à Nevers

A l'affaire d'Heidelberg, sous le Général Ney, le 24 Vendémiaire An VIII, le 1er bataillon de la 65ème avait reçu l'ordre de charger les Autrichiens sur le pont, et quelques conscrits, intimidés, compromettant le succès par leur hésitation ; Leguy saisit le drapeau du bataillon, ranime le courage de sa troupe et du premier élan la conduit sur la rive opposée, en chassant l'ennemi devant lui. Promu au grade de sous-lieutenant à la suite de cette brillante affaire, il servit, ensuite, à l'armée du Rhin en l'An IV. Il passa à Belle Isle en Mer, puis au camp de Brest, où il reçut la décoration de membre de la Légion d'honneur le 25 Prairial An XII.
Embarqué en l'An XIII, sur le vaisseau Le Jupiter, il devint lieutenant à l'ancienneté. Il fit les campagnes d'Autriche, de Prusse et de Pologne, depuis la prise d'Ulm. Capitaine en 1807, il entra en Espagne avec le corps du général Dupont. Il reçut une blessure grave au siège de Saragosse. Pris sa retraite en 1811.

Général français de la révolution et de l' Empire. Envoyé par le Directoire en Italie. Il concourt aux victoires de Castiglione, de Seravole, au blocus de Mantoue, à Arcole où il se couvre de gloire. Le général Bonaparte demande et obtient pour lui le grade de général de division. On lui confie le commandement en chef de l'artillerie de l'armée d'Angleterre et il concourt avec le général Hédouville aux négociations de la paix avec les insurgés de la Belgique.
Le premier Consul le fait entrer au Sénat conservateur. Nommé membre et Grand Officier de la Légion d'honneur. Il est nommé président du collège électoral de la Nièvre. Commandeur de la Couronne de fer en 1807, comte de l' Empire en 1808, le général L' Espinasse est un de ceux qui votent la déchéance de l' Empereur. Mort à Paris le 23 Novembre 1816. Il est inhumé au Père-Lachaîse.
Son nom est gravé, pilier ouest, 35ème et 36ème colonnes, sous l' Arc de Triomphe.

  • PAILLARD Nicolas Augustin ; Baron, né le 28 Août 1756 à Donzy

Envoyé aux armées du Danube, d ' Helvétie et des Grisons, il s'y signala de l'an V à l'An IX, sous les ordres des Généraux Pichegru, Moreau, Jourdan, Massena et Macdonald. Masséna lui donna en l'An VII, le commandement de la 4ème division de l'armée du Danube, à la tête de laquelle, il se fit remarquer dans toutes les affaires qu'il eut à soutenir contre l'ennemi, notamment à Andelfingen où il fit 1 500 prisonniers. Il reçut la décoration de membre de la Légion d(honneur et l'année suivante, celle de Commandent du même Ordre.
Il devint ensuite membre du collège électoral de la Nièvre.
C'est vers les années 1810 que Napoléon lui conféra le titre de Baron de l'Empire.
Grièvement blessé en 1819 à la bataille de Dresde, il est fait prisonnier de guerre, et rendu à la liberté quelques jours plus tard.
Rappelé pendant les Cent Jours, l ' Empereur lui confia, le 15 Avril 1815, le commandement du département du Doubs qu'il quitta 4 mois plus tard pour rentrer dans la position de retraite.

Son nom figure au côté Nord de l'Arc de Triomphe.

  • PRISYE Gilbert Marie, né le 8 Mai 1757 à Nevers

Passé en l'An VI à l'armée du Rhin, il y servit jusqu'à l'An IX, et s'acquitta avec intelligence de diverses missions importantes. Inspecteur aux revues en l'An II. Il fut désigné, en l'An XII, pour aller diriger le service des revues de l'armée d'Helvétie. Il reçut, en l'An XIII, la décoration de la Légion d'honneur. En 1806, il passa à l'armée de Dalmatie, en Italie puis en Catalogne. En 1815, le Général Partouneaux adressait à Paris le rapport suivant, sur l'inspecteur aux Revues Prisye : " Homme d'une très grande moralité, très entendu dans sa partie et respectable sous tous rapports ; mais, le retour de Napoléon de l'Ile d ' Elbe, a fait sur lui une telle sensation que, depuis lors, sa tête s'est dérangée et se dérange chaque jour davantage : c'est une perte ". Admis à la retraite en 1815, il meurt le 11 Janvier 1822.

* ROBERT Simon ; Baron, né le 1er Mai 1762 à Nevers
Chef de bataillon, il est envoyé en Allemagne, il fit partie en l'An VI de l'armée d'Angleterre. Le Directoire exécutif lui adressa une lettre de félicitation pour sa conduite distinguée à l'affaire d' Ostende en l'An VIII, il soutint près de Schatten, les efforts d'une colonne russe et en arrêta la marche. Blessé à Moeshinck (armée du Rhin). Major, il est membre de la Légion d'honneur en l'An XII. Il entra en qualité de major-colonel dans le 4ème régiment de tirailleurs de la jeune garde, avec lequel il combattit à Wagram. Il fit les campagnes de Russie.
Baron de l' Empire en 1810. Officier de la légion d'honneur en 1812. Louis XVIII le distingua en lui donnant la Croix de Saint Louis.
Un mois après le retour de Napoléon de l'Ile d' Elbe en 1815, le général Robert y fut attaché à la 24ème division, corps d'observation du Var. Mis à la retraite en 1818. Il meurt à Fontainebleau le 16 Janvier 1827.

  • Sources : Fastes de la Légion d'honneur et biographies des décorés - A. Lievyns, J. Maurcie Verdot.. Volumes 3, 4,5,6 - Wikipédia
  • Transcripteur : Mabalivet (discussion) 18 mai 2020 à 14:01 (CEST)